Charles V (1338-1380)
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Dynastie issue des Francs Saliens, tirant son nom de Mérovée ancêtre de
Clovis. La puissance des premiers Mérovingiens se réduisait à l’origine aux
seuls royaumes de Cambrai, tenu par Chlodion, et de Tournai, échu à
Childéric. Clovis (481-511), fils de ce dernier, l’étend bientôt à l’ensemble de la
Gaule. Sa conversion au christianisme
Dynastie franque qui succéda aux Mérovingiens et qui règna entre le milieu du
VIIIe et la fin du Xe siècle sur la Gaule, la Germanie occidentale, le massif alpin
et l’Italie du Nord. L’ascension des Carolingiens se prépara longuement, à
l’ombre des Mérovingiens : dès 687, Pépin de Herstal devient maire du palais et
contrôle la Neustrie. Son fils bâtard, Charles Martel (685-741), maire du palais
de Thierry IV, accentue encore sa mainmise et s'illustre en repoussant les
armées arabes à Poitiers en 732
Dynastie remontant à Hugues Capet, qui se fit élire roi de France en 987 contre
le dernier prétendant légitime de la lignée carolingiennne, Charles, duc de
Basse-Lorraine. Concédée à l'origine de façon élective, la dignité royale ne
devint héréditaire chez les Capétiens qu'à partir de 1179. D'abord limitée au
seul duché de France (Paris et Orléans), la juridiction capétienne s'étend
progressivement, grâce à une habile et tenace politique d'annexion, à d'autres
régions : Artois, Vermandois, et Auvergne sont intégrés au royaume sous
Philippe Auguste (1180-1223)
Les Mérovingiens
sous l’influence
de sa femme Clotilde, princesse burgonde, facilite la reconnaissance de son
autorité par la population gallo-romaine. Partagé par les quatre fils de Clovis
, qui en poursuivent l’expansion, le royaume
mérovingien est de nouveau réuni sous l’autorité de Clotaire Ier (558-561). Les
fils de ce dernier se répartissent à nouveau l’héritage, mais deux d’entre eux,
Chilpéric Ier, roi de Neustrie, mari de Frédégonde, et Sigebert Ier, roi
d’Austrasie, mari de Brunehaut, entament un long conflit qui ne prendra fin
qu’à l’avènement de Clotaire II (613-629). Le fils de celui-ci, Dagobert Ier, règne
jusqu’en 639. Il eut pour trésorier saint Eloi, qui multiplia les fondations
religieuses et charitables dans son diocèse de Noyon. Dès cette époque
s’affirme l’autorité croissante des maires du palais, représentants des grands
propriétaires terriens et des officiers royaux. Ceux-ci tiennent sous leur coupe
les derniers rois mérovingiens, appauvris et débauchés, les fameux " rois
fainéants "
, qui seront peu à peu évincés par les Carolingiens. L’origine
troyenne attribuée aux Francs n’est qu’une légende, remontant au VIIe siècle et
développée par les chroniqueurs de l’époque capétienne en vue de rehausser le
prestige de la royauté.
Les Carolingiens
. Pépin le Bref, son fils,
travaille à la consolidation de l’acquis, d’abord avec son frère Carloman, puis
seul, après l’abdication de son aîné en 747. Il réunit alors l'Austrasie à la
Neustrie et devient le premier roi des Francs de la lignée carolingienne
(élection de Soissons, 751). Sacré par saint Boniface, il porte secours au pape
Etienne II contre les Lombards, auxquels il retire l'exarchat de Ravenne et la
Pentapole qu'il donne à l'Eglise. Son fils Charles, dit Charlemagne (742-814)
, est le véritable fondateur de l'empire carolingien et fut tour à tour
roi des Francs, roi des Lombards et, à partir de l'an 800, empereur d'Occident
. Après avoir partagé le pouvoir avec son frère
Carloman, il avait hérité, à la mort de ce dernier, en 771, d’un ensemble de
possessions disparates où son autorité était encore mal établie. A sa mort en
814, il laisse un empire puissamment organisé et administré qui s’étend de
l’Elbe aux Pyrénées. Son successeur Louis le Pieux (778-840) ne parvient pas à
maintenir l’unité en raison des querelles de ses fils. En 843, le traité de Verdun
consacre l’éclatement de l’empire : vaincu à Fontenoy en 841
, Lothaire ne garde que l’Italie et une bande de terre allant de la
Provence à la Frise, la Lotharingie ; son frère Louis reçoit l’ensemble de la
Germanie, le cadet, Charles le Chauve (823-877), né d’un second lit, se faisant
attribuer la Francia occidentalis. Deux tentatives pour rétablir la dignité
impériale, celle de Charles le Chauve en 875, et celle de son neveu Charles le
Gros, en 885, restent sans lendemain. En dépit d’une activité culturelle et
artistique brillante, un processus de déclin s’engage, accentué par les
dissensions internes et les périls extérieurs (invasions normandes). Chaque
morceau de l’ancien empire connaît désormais un destin séparé et d’autres
reprendront l’héritage.
Les Capétiens
qui confisque en outre au roi
d'Angleterre Jean sans Terre l'Anjou (berceau de la famille des Plantagenêt), le
Maine, la Normandie, le Poitou, la Saintonge et la Touraine ; le domaine
capétien s’augmente encore du comté de Toulouse sous Philippe III le Hardi
(1270-1285), de la Champagne, de l’Angoumois et du comté de Lyon sous
Philippe IV le Bel (1285-1314). La lignée des Capétiens directs donna 14 rois à
la France, dont Saint Louis (1226-1270)
, et s'éteignit avec Charles
IV le Bel (1323-1328), dernier des trois fils de Philippe IV le Bel. Lui succèda la
branche des Capétiens Valois, dont Charles V (1364-1380)
fut le
troisième représentant après Philippe VI de Valois (1328-1350)
et
Jean le Bon (1350-1364)
. La lignée des Valois se prolongea jusqu'à
la mort d'Henri III en 1589. Le successeur de ce dernier, Henri IV (1589-1614),
fut le premier Capétien de la branche de Bourbon, qui se maintint sans
interruption jusqu'en 1791, à la déposition de Louis XVI.
Charles V (1338-1380)
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