Soutenez la BnF
Formulaire de recherche

Accès dédiés

Sélection de dons récents

Quelques exemples parmi les dons faits à la BnF au cours des dernières années.

Sélection de dons faits à la BnF en 2014

Vidéos de l'artiste Léa Lublin

Dépôt de son fils Nicolas Lublin. 2011-2014. Département de l’Audiovisuel

[Art vidéo confrontation 74]. Bande II

[Art vidéo confrontation 74]. Bande II

Nicolas Lublin a déposé quarante-quatre  vidéos réalisées dans les années 1970 par sa mère Léa Lublin, née en Argentine en 1929 et décédée à Paris en 1999.

Léa Lublin s’est affirmée comme créatrice de structures visuelles complexes usant de matériaux variés et détournant avec impertinence les canons de l’imaginaire artistique occidental : une Joconde qui voit ses pleurs séchés par des essuie-glaces, une Vierge à l’Enfant devenue érotique… Elle livre parallèlement une réflexion théorique poussée sur la place de l’art dans nos sociétés, illustrée par le fonds vidéo déposé par son fils. La série « interrogations sur l’Art » et les multiples entretiens qu’elle a réalisés offrent un riche panorama des acteurs (artistes, galeristes, critiques) du milieu artistique parisien des années 70, qui livrent leur conception de l’art par des réponses à des questions telles que « l’art est-il un système de signes ? Une marchandise ? Une mystification ? ». Certaines bandes témoignent de manifestations et d’actions auxquelles Léa Lublin a participé, ainsi un programme du ministère de la Culture pour permettre aux artistes sélectionnés d'utiliser des logiciels graphiques performants (1985).

Archives du docteur Jean Comandon

Don de ses héritiers. 2014. Département de l’Audiovisuel

Caméra sur microscope de Jean Comandon (vers 1931) © CNRS

Caméra sur microscope de Jean Comandon (vers 1931)

En parallèle à l’inventaire et à la restauration de ses films entrepris par le Centre National du Cinéma et de l’image animée, l’ensemble des archives papier du docteur Jean Comandon, pionnier du cinéma scientifique, ont été données à la BnF par ses héritiers.

Né à Jarnac en 1877, Jean Comandon invente un premier procédé microcinématographique révolutionnaire en 1909 ; dès lors, ses films de l’infiniment petit, à la fois instructifs et esthétiques, émerveillent ses contemporains. C’est le début d’une production riche de plus de 400 films, entre images de microbiologie, mais aussi films de chirurgie, de vulgarisation zoologique ou de propagande hygiéniste. Engagé dans l’Office national des recherches scientifiques, industrielles et des inventions, puis membre de l’Institut Pasteur en 1932, il collabore avec de grands chercheurs et signe des articles importants, notamment en ce qui concerne les liens entre science, cinématographie et pédagogie. Ses archives, très riches, rassemblent l’intégralité de ses publications et des coupures de presse à son sujet, ainsi que ses documents personnels, de ses cahiers d’étudiant en médecine jusqu’aux dernières lettres qu’il écrivit peu avant son décès, à Sèvres en 1970. Le fonds comprend aussi de nombreuses photographies et un ensemble de médailles et récompenses, preuve de la reconnaissance du monde scientifique et de l’État pour le travail du pionnier que fut Jean Comandon.

Vidéos du cinéaste Jacques Kebadian

Don du cinéaste. 2010-2014. Département de l’Audiovisuel

Histoires d´amour Colombe et Avedis (1981)

Histoires d'amour Colombe et Avedis (1981)

À côté d’un fonds de près de deux cents heures concernant l’écrivain Pierre Guyotat, le réalisateur de documentaires Jacques Kebadian, né en 1940 à Paris, fait don à la BnF de ses productions personnelles en vidéo.

Dès son premier film, Trotsky (1967), reflet de son engagement d’alors, il invente une forme nouvelle de documentaire, mêlant images d’archives et images de fictions, événements passés et contemporains. Mais c’est l’Arménie, terre natale de ses parents redécouverte dans les années 80, qui constitue la clé de voûte de son œuvre. À travers le portrait d’hommes et de femmes, parfois dans sa propre famille, il cherche à reconstituer l’histoire des Arméniens du XXe siècle. Il contribue à dénoncer le génocide, avec une méthode qui n’est pas sans rappeler celle de Claude Lanzmann dans Shoah. Son recueil de 50 vidéos-témoignages Une mémoire en voie de disparition (1992) constitue un formidable travail d’archives orales pour l’historien : Jacques Kebadian saisit l’urgence de « faire parler ». L’Arménie soviétique de son époque, dont il filme le quotidien, les arts, l’école, n’est pas en reste. Les autres vidéos du fonds, pouvant traiter tant des danseuses Apsaras originaires du Cambodge que des sans-papiers africains en France montrent que c’est de tous les exilés, au-delà des Arméniens, que Jacques Kebadian se sent proche.

Don Leconte de Lisle

Don de Mme Malaval. 2014. Bibliothèque de l’Arsenal

Dédicace de Cl. Popelin à Leconte de Lisle, sur Un livre de sonnets, Charpentier, 1888, BnF, Bibliothèque de l´Arsenal

Dédicace de Cl. Popelin à Leconte de Lisle, sur Un livre de sonnets, Charpentier, 1888, BnF, Bibliothèque de l'Arsenal

Mme Malaval, descendante de la famille de Charles Leconte de Lisle (1818-1894), a donné à la Bibliothèque de l’Arsenal un riche ensemble composé d’ouvrages ayant appartenu au poète ou à ses proches. Leconte de Lisle s’imposa à partir de 1861 comme chef de file de l’école parnassienne, affirmant, en réaction au Romantisme, que l’œuvre ne devait plus exprimer engagement politique ni sentiments personnels mais viser le Beau, grâce à des règles formelles strictes. Villiers de l’Isle-Adam, François Coppée, Sully Prudhomme ou Théodore de Banville fréquentèrent son salon du samedi, mais également José Maria de Heredia, qui devint son principal disciple et ami et lui dédia en 1893 ses Trophées.

Outre les œuvres de l’auteur et celles le concernant, le don de Mme Malaval comprend des textes offerts au poète par Henri Houssaye, Pierre de Nolhac, Claudius Popelin ou Judith Gauthier. Le don est également constitué de manuscrits autographes, correspondance, coupures de presse, d’un album de photographies et d’un portrait peint du poète. Des objets lui ayant appartenu (médaille de la Légion d’honneur, du Sénat..) s’ajoutent à cet ensemble.

Ce don vient enrichir l’important fonds relatif à l'auteur déjà présent à la Bibliothèque de l’Arsenal : manuscrits et ouvrages acquis par la bibliothèque, entrés par dépôt légal ou par le biais d’autres dons (legs Jean Pozzi, Rolland Boris, don Caron, Claude Bourdet...), le plus important en nombre étant le legs de la famille Régnier.
Voir aussi

Portrait de José Maria de Heredia. Paul Chabas, 1895
Autour de José Maria de Heredia et de Marie de Régnier Un fonds consacré à José Maria de Heredia, Henri et Marie de Régnier, et Pierre Louÿs

Laboratoire d’Expérimentation Graphique. Ecole Estienne

Don de l’Ecole Estienne. 2014. Bibliothèque de l’Arsenal

Livres d´élèves de l´École Estienne présentés dans l´exposition organisée par la Bibliothèque de l´Arsenal en septembre 2014 à l´occasion de ce don.

Livres d'élèves de l'École Estienne présentés dans l'exposition organisée par la Bibliothèque de l'Arsenal en septembre 2014 à l'occasion de ce don.

La bibliothèque de l'Arsenal a reçu en don l'ensemble des travaux réalisés par le Laboratoire d' Expérimentation Graphique -LEG- de l’Ecole Estienne depuis sa création en 1989, soit plus de 1400 pièces.
Ces « livres-objets » ou « objets-livres » tirés à une trentaine d’exemplaires sont réalisés à partir de textes de littérature contemporaine par les élèves, qui s’approprient ainsi  les différentes techniques traditionnelles d’impression. Chaque étudiant met en œuvre sérigraphie, lithographie, typographie au plomb, dorure, gaufrage ou découpes, guidé par une équipe de professeurs et de professionnels. L’ensemble dessine un magnifique tableau des possibilités offertes par des techniques patrimoniales quand s’en emparent de jeunes créateurs sensibles aux tendances artistiques les plus innovantes.

Oulipo et compagnie

Dons oulipiens. 2014. Bibliothèque de l’Arsenal

Ex-libris de François Caradec, BnF, Bibliothèque de l´Arsenal

Ex-libris de François Caradec, BnF, Bibliothèque de l'Arsenal

Les Oulipiens ont continué en 2014 à compléter les fonds qui leur sont dédiés. Caroline Caradec a enrichi ses dons précédents avec un millier d'ouvrages de la bibliothèque de François Caradec portant sur ses domaines de prédilection : l’imprimerie et la typographie, les supercheries littéraires, l’art brut, Paris, la chanson et le cabaret.
Le don annuel de Jacques Jouet comprend des ouvrages imprimés dont il est l’auteur ou auxquels il a participé, des livres d’auteurs oulipiens ou proches du groupe, des traductions, la correspondance reçue et des dossiers préparatoires.
Paul Braffort et Olivier Salon ont eux aussi donné des ouvrages et des documents oulipiens.
Dans un domaine apparenté, le pataphysicien Pierre David a donné un ensemble de ses publications, pour la plupart consacrées à Raymond Queneau.

Manuscrits de Georges-Emmanuel Clancier

Don de l'auteur. 2014. Département des Manuscrits

Georges-Emmanuel Clancier lors de l´inauguration de l´exposition consacrée au poète et éditeur Pierre Seghers, Paris 2011. © Frédéric Almaviva (Creative Commons)

Georges-Emmanuel Clancier lors de l'inauguration de l'exposition consacrée au poète et éditeur Pierre Seghers, Paris 2011.

Le poète et romancier Georges-Emmanuel Clancier a fait don du manuscrit de son roman L’Éternité plus un jour, accompagné des différentes versions manuscrites du roman Une Ombre sarrasine paru en 1996.
À la demande de l'auteur, le manuscrit sera numérisé et accessible en ligne sur la bibliothèque numérique Gallica.

Né en 1914, Georges-Emmanuel Clancier  collabore dès 1933 aux Cahiers du Sud et à Esprit . Durant la Seconde Guerre mondiale, il est le correspondant clandestin de la revue Fontaine en France alors que les textes des écrivains de la résistance paraissent depuis Alger. Après la publication, en 1943, de son roman Quadrille sur la tour et du recueil poétique Temps des héros, son œuvre se développera en prose et en poésie, du Paysan céleste à Vive fut l’aventure (2008), et de Secours au spectateur (1946) à Une Ombre sarrasine (1996).

Voir aussi

Communiqué de presse [fichier .pdf – 40 Ko – 30/06/14 – 1 p.]

Archives et manuscrits de Malcolm de Chazal

Don de M. Paul de Chazal, neveu de l'auteur. 2014. Département des Manuscrits

Né en 1902 à Vacoas et mort en 1981 à Curepipe sur l’île Maurice, Malcolm de Chazal est à la fois un poète empreint de mysticisme, salué par les surréalistes dans les années 1940, et un peintre dont le style est souvent qualifié de « naïf ».

C’est le premier fonds de littérature mauricienne contemporaine à entrer au département des Manuscrits de la BnF. Constitué d’un manuscrit autographe de L’Homme et la connaissance,un de ses textes majeurs paru en 1974, de revues rares et précieuses datant des années 1940, comme Les Cahiers Mauriciens, de lettres et de divers autres documents d’archives, ce fonds ouvre une première porte sur l’univers si particulier de cet artiste.

Voir aussi

Communiqué de presse [fichier .pdf – 35 Ko – 06/06/14 – 1 p.]

lundi 6 juillet 2015

Écouter la page

Partagez