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À rebours d'Hokusai : l'art japonais avant 1850 - Bibliographie

Hokusai, Sous la vague au large de Kanagawa (v 1829-1833)

Hokusai Katsushika, Sous la vague au large de Kanagawa (Les Trente-six vues du mont Fuji), v. 1829-1833

L’exposition, présentée en deux volets, que le Grand Palais consacre du 1er octobre 2014 au 18 janvier 2015 à Katsushika Hokusai (1760-1849), est l’occasion rêvée de découvrir l’art japonais traditionnel dont il est à la fois l’aboutissement et le représentant le mieux connu, au moins hors de son propre pays. Par traditionnel, il faut entendre ici antérieur au milieu du 19e siècle, ce moment de bascule où le Japon s’ouvre au monde après plus de deux siècles (1641-1853) de politique isolationniste. Pour les Japonais, durant toute cette période, le monde extérieur se limite en effet à la seule Chine et au minuscule comptoir hollandais de Dejima, à travers lequel filtrent néanmoins informations, écrits et images… Le "vieux fou de peinture", lui-même très curieux de tout ce qui pouvait venir d’Occident, est mort quatre ans trop tôt pour assister à l’arrivée des Américains dans la baie d’Edo (aujourd’hui Tokyo). L’événement allait précipiter le pays, pendant toute l’ère Meiji (1868-1912), dans un cycle de transformations politiques, économiques et culturelles sans précédent depuis l’introduction de la culture chinoise dans l’archipel, au 6e siècle de notre ère…

Pour  autant, Hokusai, artiste éminemment singulier, déjà influencé par ce qu’il pouvait connaître des arts visuels européens tout en demeurant fidèle à une esthétique nippone qu’il a fini par incarner, n’est pas qu’un artiste traditionnel. Même s’il s’inscrit, bien sûr, dans une longue histoire, celle de l’estampe ukiyo-e, apparue dans la seconde moitié du 17e siècle, et celle de la peinture, plus ancienne encore d’un bon millénaire. A rebours de son œuvre, dont la fantaisie et l’invention n’en finit pas de fasciner les occidentaux depuis maintenant plus de 150 ans, nous remonterons non seulement le fil de ces deux arts qu’il pratiqua en maître, mais aborderons également les arts décoratifs, la sculpture, l’architecture et l’art des jardins, sans oublier les arts du spectacle, le théâtre kabuki formant le cœur même de ce monde flottant (ukiyo) des grandes villes de l’époque d’Edo (1603-1868), qui fut précisément le vivier de l’estampe…

Tous les ouvrages indiqués dans cette bibliographie sont consultables en salles F et E de la bibliothèque du Haut-de-jardin.

Pour une première approche

Vous pouvez télécharger la bibliographie complète en bas de la page.
Matthi Forrer, Hokusaï. Hazan, 2011

Forrer, Matthi
Hokusaï. Paris : Hazan, 2011. 287 p.
Salle F – Art - [709.203 4 HOKU h]

Ce « beau livre » sait mettre en valeur toutes les facettes du génie d’Hokusai, sans pour autant sacrifier à la qualité du texte, écrit par l’un des plus grands spécialistes internationaux de l’artiste.


Nelly Delay, L´estampe japonaise. Hazan, 1993
Delay, Nelly
L'estampe japonaise. Paris : Hazan, 1993. 327 p.
Salle F – Art – [769.952 DELA e]

Panorama complet de l’estampe japonaise, de son histoire et de ses techniques, servi par de belles illustrations grand format, dont l’érudition ne nuit nullement à la clarté, cet ouvrage est idéal pour mieux situer Hokusai dans la lignée des artistes ukiyo-e qui le précédent.

Mieko Murase, L´art du Japon. Librairie générale française, 1996
Murase, Mieko
L'art du Japon. Paris : Librairie générale française, 1996. 414 p. (La pochothèque. Encyclopédies d'aujourd'hui)
Salle F – Art – [709.52 MURA a]

Ce précieux manuel, signé d’une historienne de l’art qui a enseigné plus de 30 ans à la Columbia University de New York, couvre toute l’histoire de l’art japonais, des origines à l’ère Meiji (1868), et comporte une bibliographie, une chronologie et un index.

Rossella Menegazzo, Le Japon. Hazan, 2008
Menegazzo, Rossella
Le Japon. Paris : Hazan, 2008. 383 p. (Guide des arts)
Salle F – Art - [709.52 MENE j]

Dans une collection à la pédagogie remarquable et aux titres désormais nombreux, une véritable introduction à l’art et à la civilisation japonaise, qui peut, avec autant de profit, se feuilleter au gré des images et de leurs commentaires ou se lire plus en profondeur.

Télécharger la bibliographie

À rebours d’Hokusaï : l’art japonais avant 1850 [fichier .pdf – 314 Ko – 03/10/14 – 15 p.]

lundi 6 octobre 2014

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