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Siegfried Lenz (1926-2014) - Bibliographie

Portrait de Lenz

Siefried Lenz

Siegfried Lenz, né le 17 mars 1926 à Lyck, petite ville de Mazurie en Prusse orientale (actuellement Ełk en Pologne) est décédé le 7 octobre 2014 à Hambourg. Fils d’un employé des douanes, il fut enrôlé dans la Marine du Troisième Reich et déserta peu après. Il commença ensuite des études de littérature et de philosophie puis une courte carrière de journaliste, avant de publier ses premiers récits dans la presse à partir de 1948. Nouvelliste, romancier, auteur de pièces dramatiques, radiophoniques et d’essais critiques, il était l’une des figures les plus populaires de la littérature allemande d’après-guerre.

« J’ai besoin d’histoires pour comprendre le monde » disait-il. Avec un souci de réalisme, il a conté inlassablement la résurgence du passé dans le présent. Le travail de mémoire imprègne ses romans (La leçon d’allemand, 1968, Heimatmuseum, 1978) et son théâtre (Zeit der Schuldlosen, 1961) dont les personnages sont fréquemment confrontés à la question du devoir et de la responsabilité individuelle. Il s’est exprimé aussi avec bonheur dans des récits courts : So zärtlich war Suleyken (1955), Quand Einstein franchit l’Elbe près de Hambourg (1975), et a su saisir l’air du temps : ainsi Brot und Spiele est l’une des rares fictions allemandes de l’après-guerre traitant du sport.

Membre du Groupe 47 - comme Heinrich Böll et Günter Grass - il porta sa réflexion sur son écriture et celle de ses contemporains, à travers des essais et des entretiens (Selbstversetzung : über Schreiben und Leben, 2006). Homme d’un engagement discret, il accompagna le chancelier Willy Brandt à Varsovie en 1970.
Son œuvre empreinte d’humanisme, traduite dans plus de vingt langues, lui valut de nombreuses distinctions dont le Prix de la paix des libraires allemands (1988) et le Prix Gœthe de la ville de Francfort (1989). Il devint en 2002 citoyen d’honneur de sa ville d’adoption, Hambourg.

Cette bibliographie sélective recense des ouvrages disponibles en libre-accès dans la salle G de la bibliothèque du Haut-de-jardin et des documents conservés en magasin, consultables en bibliothèque de recherche (niveau Rez-de-jardin).

Pour une première approche

Vous pouvez télécharger la bibliographie complète en bas de la page.

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So zärtlich war Suleyken : masurische Geschichten
München : Deutscher Taschenbuch-Verlag, 1988. 117 p.
Salle G - Langue allemande et littératures d'expression allemande – [83/4 LENZs 4 soza]

Dans le village imaginaire de Suleyken, l’auteur explore en vingt récits l'âme de la Mazurie. Il dépeint avec humour les aventures d’une curieuse société de bûcherons, pêcheurs, agriculteurs, artisans et autres figures hautes en couleurs contées avec astuce et flegme par Hamilcar Shas, grand-père du narrateur. La mémoire d’une enfance heureuse en Prusse orientale, patrie maintenant perdue à jamais, n’a pas peu contribué à l'immense succès de ce recueil en Allemagne.


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La leçon d'allemand : roman
Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss. Paris : R. Laffont, 1985. 459 p. (Classiques Pavillons)
Salle G – Langue allemande et littératures d'expression allemande – [83/4 LENZs 4 deut]

Lenz enquête ici sur le passé de l’Allemagne et sa relation au présent, le conflit entre le pouvoir et l’art, les conséquences dévastatrices d’un faux sentiment du devoir, les relations père-fils. Siggi Jepsen, en prison pour mineurs, devant composer sur les « joies du devoir », narre comment son père, un policier du 3e Reich dans une paisible localité de la Mer du Nord, veille à appliquer l’interdiction de peindre faite à son ami Nansen, inspiré de la figure de l’artiste expressionniste danois Emil Nolde. L’enfant décide de sauver les tableaux de la destruction. Ce roman « d’apprentissage », paru en 1968, connut un succès mondial. Toujours étudié dans les écoles allemandes, il figure régulièrement au programme des universités étrangères.


Le bateau-phare, Lenz
Le bateau-phare
Traduit de l'allemand par Jean-Claude Capèle. Paris : P. Belfond, 1986. 146 p. (Littératures étrangères)
Salle G - Langue allemande et littératures d'expression allemande – [83/4 LENZs 4 feue]

Sur son navire, ancré dans une baie de la Baltique, le capitaine Freytag recueille trois naufragés. Leur sauvetage marque le début d’un dramatique huis-clos. À travers un récit mené comme un thriller – car il préfère les situations révélatrices aux analyses psychologiques – Lenz s’applique à dévoiler les failles secrètes qui font la fragilité d’un individu, et menacent la cohérence d’un groupe.
Le cinéaste polonais Jerzy Skolimovski a adapté Le bateau-phare au cinéma en 1986.


La minute de silence, Lenz
La minute de silence
Traduit de l'allemand par Odile Demange. Paris : R. Laffont, 2009. 124 p.
Salle G - Langue allemande et littératures d'expression allemande – [83/4 LENZs 4 schw]

Dans une petite ville de la Baltique bercée par le rythme incessant des vagues, Christian, 18 ans, assiste à la minute de silence observée par tout le lycée en mémoire de Stella Petersen, professeur d'anglais morte en mer. Stella fut le grand amour de Christian, un amour volé aux conventions. Dans une prose lumineuse, toute de tendresse et de retenue, Lenz offre un roman intimiste, presque onirique, loué comme un de ses plus aboutis par le critique Marcel Reich-Ranicki.


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Siegfried Lenz (1926-2014) [fichier .pdf – 166 Ko – 29/12/14 – 7 p.]

lundi 29 décembre 2014

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