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Antonio Tabucchi (1943-2012) - Bibliographie

Antonio Tabucchi © Arturo Patten / IMEC Images | BnF, Estampes et photographie

Antonio Tabucchi

Écrivain de renommée internationale, Antonio Tabucchi est né le 24 septembre 1943 à Pise (Italie). Il est mort à Lisbonne (Portugal), le 25 mars 2012. Sa vie durant, il a enseigné la littérature portugaise à l’Université de Sienne. Le Portugal étant devenu son pays de cœur, Lisbonne a servi de cadre à plusieurs de ses romans. Il était en outre un grand connaisseur de l’œuvre de Fernando Pessoa, dont il fut le traducteur et qu’il a largement fait connaître. Intellectuel résolument engagé, il a écrit de nombreux articles en Italie pour le Corriere della Sera, en Espagne pour El País et en France pour Le Monde. Son œuvre lui a valu de recevoir d’importantes distinctions littéraires, comme le prix Médicis étranger en France en 1987, le prix Jean Monnet en 1995, le prix Nossack de l’Académie Leibniz en1999 et le prix France Culture en 2002. Plusieurs de ses livres ont été adaptés pour le cinéma ou pour la scène. La plupart ont été traduits dans de nombreux pays.

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Antonio Tabucchi. Nocturne indien (Christian Bourgois, 1987)
Nocturne indien
Traduit de l'italien par Lise Chapuis et du portugais par Isabelle Pereira. Dans : Romans. 1. Paris : Christian Bourgois, 1996. 401 p.
Salle G - Langues et littératures italiennes et roumaines - [854 TABU 2 r1]

Prix Médicis étranger en 1987, adapté au cinéma par Alain Corneau en 1989, ce roman raconte une quête spirituelle, celle d'un jeune homme qui débarque à Bombay pour retrouver un ami disparu. Mais les pistes vont se brouiller au fil de ce « parcours illogique » plein de malentendus - une des grandes obsessions de Tabucchi - et l'on découvrira peu à peu que le héros, en fait, est à la recherche de sa propre identité dans le miroir déformant de Bombay, la cité où s'accumulent coïncidences étranges et rencontres insolites.


Antonio Tabucchi. Equivoques (Gallimard, 2006)
Petites équivoques sans importance : récits.
Nouvelle traduction de l'italien par Bernard Comment. Paris : Gallimard, 2006. 186 p. (Du monde entier)
Magasin – [2006-109203]

C'est ce recueil qui imposa Tabucchi en France, il y a un quart de siècle : onze nouvelles légères comme des nuages, évanescentes comme des sonates, où l'on doit se contenter d'ambiances, de parfums, de voltiges, de musiques ou de murmures. Avec des personnages qui, entre Biarritz et Lisbonne, l'Inde et la Riviera Ligure, les murs d'une prison et le cockpit d'une Bugatti de la Belle Époque, se confessent en explorant des sentiers détournés : ce ne sont pas les événements spectaculaires qui les intéressent, mais tous ces petits détails, toutes ces broutilles qui ont soudain changé leurs destins équivoques, quiproquos, hasards, coïncidences.


Antonio Tabucchi. Tristano meurt (Gallimard, 2004)
Tristano meurt : une vie
Traduit de l'italien par Bernard Comment. Paris : Gallimard, 2004. 203 p. (Du monde entier)
Salle G - Langues et littératures italiennes et roumaines - [85/4 TABU 4 tris]

Ce sombre et bouleversant roman a la beauté d’un soleil noir. Nous sommes au cœur de la Toscane, dans des décors épurés, réduits à quelques traits comme dans une tragédie antique. Le XXème siècle se termine et le vieux Tristano, lui aussi, va disparaître. Il est gravement malade, gavé de morphine, avec une jambe rongée par la gangrène. À son chevet, il a convoqué un ami, un écrivain qui transcrira ses ultimes confessions. L'un parle et l'autre écoute. L'un se libère et l'autre lui prête sa plume. Il n'est pas facile de dire l'essentiel, d'évoquer toute une existence, de résumer dans l'urgence son testament spirituel quand la tombe vous a déjà ouvert ses sinistres portes. Une parabole sur la disparition, un face-à-face avec l'au-delà que Tabucchi met en scène dans un récit d'une sobriété implacable.

Antonio Tabucchi. Requiem (Feltrinelli, 1993)
Requiem : un'allucinazione
Traduit du portugais par Isabelle Pereira. Dans : Romans. 1. Paris : Christian Bourgois, 1996, 401 p.
Salle G - Langues et littératures italiennes et roumaines - [85/4 TABU 2 r1]

Dans une ferme de l'Alentejo, par un dimanche caniculaire de Juillet, le narrateur, un italien qui lit à l'ombre d'un mûrier Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa, s'endort : il rêve qu'il erre par cette même après midi dans une Lisbonne déserte et torride où il rencontre indifféremment des vivants et des morts. Requiem a été écrit directement en portugais. « Une histoire pareille ne pouvait être écrite qu'en portugais » explique Tabucchi dans une note liminaire, elle exigeait en tout cas « une langue différente, une langue qui soit un lieu d'affection et de réflexion ».
Pour ce Toscan auteur de récits singuliers, rien d'étonnant à ce que cette osmose ait pris le visage emblématique de Fernando Pessoa, figure tutélaire et ange protecteur, fantôme éternel de Lisbonne.


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Antonio Tabucchi (1943-2012) [fichier .pdf – 112 Ko – 25/09/14 – 7 p.]

mardi 28 octobre 2014

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