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Se soigner par les eaux - Bibliographie

Grande piscine Rochechouart
Depuis l’Antiquité, le thermalisme (soins par les eaux minérales) a connu un vif succès. C’est sous la domination romaine que la Gaule thermale connaît son premier essor. Puis, pendant le Haut Moyen Âge, le thermalisme décline à la suite des invasions barbares. Pourtant, cette pratique est de nouveau en vogue au XVIIe siècle, puisque la marquise de Sévigné aime à clamer ses séjours à Vichy. À partir de cette époque, la monarchie absolue prend en charge la gestion, l’entretien et la surveillance des sources thermales. Le commerce des eaux en bouteilles débute et, en 1670, une première mission d’étude ordonnée par l’Académie des sciences a pour objet l’analyse chimique des eaux minérales. Au cours du siècle des Lumières, la fréquentation des stations thermales reste relativement stable. C’est au XIXe siècle, notamment grâce à l’arrivée du chemin de fer, que se développent stations thermales, stations de bord de mer (le terme de thalassothérapie apparaît pour la première fois en 1865) et stations climatiques. Une forte concurrence s’installe entre les stations qui sollicitent les médecins pour les inciter à prescrire des cures à leurs patients. Elles font de la réclame dans les journaux et développent leurs atouts touristiques et mondains, en ouvrant des casinos et des théâtres. Mêlant des considérations historiques, médicales et promotionnelles, les quelques 5000 ouvrages ou pièces détenus par la BnF témoignent du développement considérable de cette littérature entre le milieu du XIXe siècle et les années 1930.

Pour une première approche

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<em>Séjourner au bain : le thermalisme entre médecine et société, XIV-XVIe siècle </em>de Didier Boisseul et Marilyn Nicoud
Boisseul, Didier ; Nicoud, Marilyn
Séjourner au bain : le thermalisme entre médecine et société, XIV-XVIe siècle.
Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2010, 180 p. (Collection d’histoire et d’archéologie médiévales)
Salle C – Sciences médicales – [615.509 BOIS s]

Ouvrage très intéressant puisqu’il traite surtout des pratiques germaniques et italiennes du thermalisme au Moyen-Âge et à la Renaissance.

<em>Médecine thermale : faits et preuves, bonnes indications, bonnes pratiques</em> de Patrice Queneau

Queneau, Patrice
Médecine thermale : faits et preuves, bonnes indications, bonnes pratiques. Paris, Masson, 2000, XVI-282 p. (Abrégés)
Salle C – Sciences médicales – [615.8 QUEN m]

Le livre de référence en matière de médecine thermale. Comprend les différentes indications médicales sur lesquelles le thermalisme agit.



<em>2000 ans de thermalisme : économie, patrimoine, rites et pratiques : actes du colloque, en mars 1994 à Royat, Puy-de-Dôme</em>.

Centre d’études sur le thermalisme
2000 ans de thermalisme : économie, patrimoine, rites et pratiques : actes du colloque, en mars 1994 à Royat, Puy-de-Dôme. Clermont-Ferrand, Institut d’études du Massif Central, 1996, 290 p.
Magasins – [4-G-6817 (4)] 

Ouvrage fondamental traitant tous les aspects du thermalisme, mais particulièrement de son économie aux XIXe et XXe siècles, de l’architecture thermale ainsi que des lieux de thermalisme, comme lieux de villégiature.



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Se soigner par les eaux [fichier .pdf – 140 Ko – 16/04/15 – 8 p.]

jeudi 18 juin 2015

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