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E comme Encyclopédisme – Archives

Les collections de la Bibliothèque royale étaient ouvertes à tous les champs de la connaissance. Le dépôt légal créé en 1537 et ses évolutions les plus récentes permettent de couvrir l'ensemble de la production éditoriale française. Bibliothécaires du roi, collectionneurs et érudits ont veillé au cours des siècles à enrichir les fonds par de nombreux documents relatifs à l'histoire, aux sciences, à l'art, aux littératures et aux religions. La vocation encyclopédique de la Bibliothèque a été réaffirmée durant la décennie 1990. Une politique raisonnée est suivie pour l'accroissement des collections sur tous supports, y compris virtuels.

À la gloire des as de l’aviation

Couverture du magazine La Guerre aérienne

La vie aérienne illustrée. Revue hebdomadaire
Paris, 1916-1939.

BnF
département Sciences et techniques
[Fol-V-5595

Fondée en novembre 1916, La vie aérienne illustrée a d’abord eu pour titre La guerre aérienne illustrée, jusqu’en janvier 1919. Elle reprendra d’ailleurs ce titre belliqueux pour les numéros parus entre septembre et décembre 1939... date à laquelle elle cesse de paraître.

Dans l’entre-deux-guerres, sans doute pour remplacer les portraits des « as » morts au combat, la revue élargit ses centres d’intérêt à d’autres aspects de la vie sportive comme l’automobile, le cyclisme et l’athlétisme. On se souvient des liens forts qui unissent ces disciplines à travers la figure d’un Roland Garros, sportif accompli, mort au combat dans les Ardennes en 1918.

[Document présenté du 16 septembre au 10 décembre 2012]

Le ciel et les étoiles à la portée de tous

Léon Fenet (1839-1898)
Planisphère céleste mobile Pour l’horizon de Paris Dressé sous la direction de Camille Flammarion
Paris, G. Thomas, [entre 1887 et 1925]. Carte mobile imprimée en noir et bleu, 55 x 54,5 cm.

BnF
département des Cartes et Plans
[Ge A 1666

Ce planisphère céleste est imprimé au centre d’un calendrier circulaire et fixé sous une carte marron faisant office de cercle horaire, avec laquelle il peut coulisser.

L’explication de ses divers usages se conclut ainsi : « En un mot ce Planisphère mobile permet de résoudre toutes les questions relatives à la position apparente des étoiles, du Soleil, de la Lune et des planètes [pour l’horizon de Paris], et donne le moyen le plus simple et le plus facile de trouver ces astres dans le ciel sans avoir fait pour cela d’études préalables. »

[Document présenté du 11 juin au 2 septembre 2012]

De la géographie et des femmes célèbres

Géographie historique des dames

Géographie historique des dames. France
Paris, vers 1850
Étui cartonné rouge comprenant 86 feuillets imprimés recto-verso ; 8,5 x 7,1 cm par feuillet

BnF
département des Cartes et plans
[Ge A 1665 Rés.

Petite géographie de la France par départements, à la gloire et à l’usage des dames. Chaque feuillet comporte au recto la carte d’un département rehaussée de couleurs ; au verso figure un texte en deux parties : à gauche, un commentaire sur le département insistant sur ses richesses, à droite une courte biographie d’une femme célèbre née dans le département ou bien dans celui de la Seine pour « ceux qui en manquaient » !

[Document présenté du 12 mars au 10 juin 2012]

Autour de la figure d’Arlequin et de la comédie italienne

Planche de Comodie aus dem Stegreif und die Italienischen Masken

Francesco Valentini
Abhandlung über die Comödie aus dem Stegreif und die italienischen Masken nebst einigen Scenen des römischen Carnevals...
Berlin, L. W. Wittich, 1826. In-4.
BnF
département des Arts du spectacle
[4-RO-1605

Le personnage d’Arlequin attire les regards au centre de cette planche réunissant quelques-unes des figures de la comédie italienne, assemblées pour le carnaval romain. L’ouvrage publié à Berlin en 1826 détaille également chaque type comique sur une planche, avant de réunir tous les comédiens dans plusieurs scènes de groupe.

Ce motif a été choisi pour identifier le département des Arts du spectacle de la BnF sur sa nouvelle page Facebook, accessible sur le site bnf.fr et riche d’informations, de photos, d’événements…

[Document présenté du 12 décembre 2011 au 11 mars 2012]

Aristide Cavaillé-Coll

Entreprise Aristide Cavaillé-Coll (1811-1889)
- n° 14. Coupe du mécanisme des claviers du grand orgue de Saint-Vincent-de-Paul [à Paris].1851. H. 34,5 x l. 25,5 cm
- n° 55. Rennes. Cathédrale [1874]. H. 33,2 x l. 27,9 cm
Encres noir et rouge, crayon noir, lavis et gouache. Échelle de 0.10 pour 1 m.

BnF
département de la Musique
[Rés Vma-Ms 1423 (14) et (55)

Le grand orgue de l’église Saint Vincent de Paul à Paris (10e arr.), commandé en 1850, a été inauguré le 26 janvier 1852. Celui de la cathédrale de Rennes, commandé en 1870, a été livré le 8 août 1874. Ils ont fait l’objet, l’un et l’autre, de transformation et restauration en 1970-71.

D’un portefeuille de 61 planches de mécanismes d’orgue, représentant divers instruments réalisés par le célèbre facteur, Aristide Cavaillé-Coll, pour nombre d’églises en France ou à l’étranger. (Don de M. Claude Noisette de Crauzat en 2009). Beau complément à une partie de ses archives, conservées par le département de la Musique depuis plusieurs années.

[Document présenté de septembre à décembre 2011]

Un livre provenant de la bibliothèque de Louis Barthou

Reliure des Plus jolies roses de l’Anthologie grecque © alde.fr

Reliure de Louise-Denise Germain
Sur :
Les Plus jolies roses de l’Anthologie grecque, cueillies par Gabriel Soulages et agrémentées de vignettes gravées sur bois par Carlègle
Paris, Léon Pichon, 1921
BnF
Réserve des livres rares
[Rés 4-NFY-164

L’emploi de cuirs sombres – ici du veau teinté brun –, d’agrafes et de gardes peintes est très caractéristique de l’œuvre de Louise-Denise Germain (1870-1936), l’une des premières femmes à s’imposer dans le domaine de la reliure d’art, au cours des années 20.

Louis Barthou (1862-1934), homme politique, académicien et bibliophile, lui confia plusieurs livres de sa bibliothèque. La reliure de Louise-Denise Germain pour cet exemplaire avec suite de cette édition illustrée de citations d’auteurs antiques grecs fut exécutée par Canape et Corriez en 1930.

[Document présenté de mars à juin 2011]

Un herbier contenant des plantes cryptogames de la région de Bâle, en Suisse

Polystichum Filix-mas

Herbarium vivum plantarum cryptogamicarum florae Helveticae
Basileae, typ. Samuelis Flickii, [fin XVIIIe siècle]. In-4°. 2 fascicules.
BnF
département Sciences et techniques
[S- 4101

Polystichum Filix-mas : fougère mâle de la famille des Dryopteridaceae. Le terme Poly-stichum signifie « plusieurs rangées » en raison de la disposition des sores, visible ici.

Scolopendrium Phyllitis : la scolopendre est aussi une fougère, de la famille des Aspleniaceae, qui pousse en touffes sur les rochers. On l’appelle aussi « Langue de cerf » en raison de la forme du limbe. Sa principale particularité est la disposition linéaire et parallèle des sores qui lui a d’ailleurs donné son nom : le terme scolopendre désigne aussi un insecte appelé couramment « mille-pattes ».

Imprimés à Bâle par Samuel Flick, ces deux fascicules sont vraisemblablement entrés dans les collections de la Bibliothèque Royale dans les années 1780, sans que leur auteur ait pu être déterminé.

[Document présenté de décembre 2010 à mars 2011]

De la vulgarisation scientifique à la fin du XIXe siècle

Couverture du livre Culture de la vigne en chaintres, par A. Vias
  • A. Vias
    Culture de la vigne en chaintres.
    Paris, Librairie agricole de la maison rustique, 1875. 2e éd. In-8°.
    BnF
    département Sciences et techniques.
    [S-35374
  • J. Vignial
    Hygiène de la vigne
    Bordeaux, Féret, 1867. 2e éd. In-8°.
    BnF
    département Sciences et techniques.
    [S-35430

Très inspiré, M. Vignial, propriétaire de vignobles dans le Bordelais, annonce en page liminaire qu’il a « la conviction d’avoir découvert la cause de l’état de maladie de la vigne, et les moyens de le faire disparaître ». Pour cela, il n’utilise aucun autre remède que la taille raisonnée, illustrée par quatre planches dépliantes en fin de volume.
Plus modeste, M. Vias, instituteur à Chissay, présente un petit guide de la culture de la vigne « en chaintres ». En pleine extension en cette fin de XIXe siècle, ce nouveau mode d’exploitation consiste à planter des rangs de vignes à six mètres de distance l’un de l’autre et à les cultiver à la charrue.

[Document présenté de septembre au à décembre 2010]

De la vulgarisation scientifique à la fin du XIXe siècle

Couverture de la Petite encyclopédie populaire des sciences et de leurs applications

Amédée Guillemin
Petite encyclopédie populaire des sciences et de leurs applications.
Paris, Hachette, 1877-1891.
Vol I. La Lune. 1878, VIII-221 p. Vol. V. Les Étoiles, notions d'astronomie sidérale. 1877. 254 p. Vol. VII. Le Feu souterrain, volcans et tremblements de terre. 1886. VII-266 p.
BnF
département Sciences et techniques
[8- V- 1511 (Vol. 1) / [8- V- 1389 (Vol. 5) / [8- S- 7239 (Vol. 7)

Amédée Guillemin (1826-1893) était un journaliste scientifique qui collabora à de nombreuses revues pour le grand public. À partir des années 1860, il rédigea des ouvrages de vulgarisation scientifique et commença en 1877 la rédaction des dix-sept volumes de sa Petite encyclopédie populaire des sciences qui comprend une majorité de titres dédiés à des notions d’astronomie (la lune, le soleil, les planètes, les étoiles filantes, etc.) mais qui présente aussi des découvertes majeures comme le magnétisme, l’électricité, les machines à vapeur ou encore le récent téléphone. L’exercice consistait à présenter un sujet en moins de 250 pages de manière précise et approfondie en restant accessible à un large lectorat. Les volumes de cette encyclopédie, richement illustrés, ont connu un grand succès en leur temps.

[Document présenté de mai à septembre 2010]

Satire de la vie politique grâce à la marionnette

Jacques Chesnais (1907-1971)
Six marottes.
- Le député de gauche, 60 x 39 x 11 cm. Tête en bois peinte affectant la forme d’une faucille et d’un marteau, coiffée d’une casquette à la russe ; blouse à la russe en velours rouge bordée d’un galon rouge et blanc, ceinturée de noir ; bas de costume en lainage noir.
- Le député de droite, 60 x 42 x 11 cm. Tête de bois peinte affectant la forme d’une fleur de lys ; costume de toile blanche ; parements ; cols et capuche de velours violet.
- Le président de séance, 56 x 42 x 9 cm. Tête de bois peinte affectant la forme d’une sonnette ; robe noire en coton satiné.
- Trois interrupteurs (le public), 35 x 8 (diamètre) cm. Boules de bois tournées peintes respectivement en bleu, rouge et jaune, soutenues par un bâton.
BnF
département des Arts du spectacle.
[Fonds Jacques Chesnais

Ces marionnettes, préfiguration en 1934 des Guignols de l’information, appartiennent au premier spectacle du « Théâtre de la Branche de Houx » de Jacques Chesnais présenté en janvier 1934 au petit théâtre d’essais des Compagnons de la marionnette à Paris. Le texte « traduit du zizanien par Jacques Chesnais » correspondait à la transcription au Journal officiel de la séance au Sénat du mardi 5 Mai 1931. Il reprenait sous forme satirique les interventions réelles d’hommes politiques de l’époque, le député de gauche Machinskof (René Cachin), le député de droite Marquis de la Fleur (Marquis de La Ferronnays).

Les marionnettes initiales entreposées au Centre Kellermann en 1939 pendant la mobilisation de Jacques Chesnais ont été pillées à cette époque. Jacques Chesnais les a reconstituées au début des années 1950.

Don complémentaire à la dation Jacques Chesnais, faite par sa fille Madame Marion Chesnais en décembre 2008.

[Document présenté de mi-juin à mi-septembre 2009]

Du dessin de presse au milieu du vingtième siècle

André Hofer (1891-1973)
Illustrations pour le journal La Presse à la sortie du film italien Il cammino della speranza [Le chemin de l’espérance] réalisé par Pietro Germi.
Dessins à l’encre de chine. 1950.
BnF, département des Estampes et de la photographie
[TZ-459-Boîte petit folio

Le peintre et illustrateur André Hofer a beaucoup travaillé dans les années 1940/1950 pour des journaux tels que Les Nouvelles Littéraires, Le Hérisson, L’Intransigeant, La Presse, Marius, Ève. Ces dessins montrent beaucoup d’habileté. Ils accompagnaient des articles historiques, des romans en feuilletons ou, comme ici, l’actualité cinématographique. Ils étaient faits dans l’urgence : de fiévreuses indications de délais sont portées au dos. Le département des Estampes et de la Photographie vient d’en acquérir un ensemble de près de cinq cents, témoignages précieux d’une technique et d’une esthétique d’illustration de la presse aujourd’hui révolues.
Acquisition 2008.

[Document présenté mi-mars à mi-juin 2009]

Optique, cinéma et jeux

Coffret de jeux d´ombres chinoises

Ombro-cinéma
S.l., Saussine Ed., vers 1915.
Bois, métal, papier, matière plastique. 33 x 45 x 8,5 cm.
Coffret accompagné de 6 bandes de dessins lithographiques en noir sur papier transparent, comportant 12 images chacune, et enroulés autour d’un manchon de bois avec manivelle de métal, 14 x 400 cm chacune.
BNF, site Richelieu, département des Arts du spectacle.
[Ico Cinéma

Ce jouet de fabrication française, primé au concours Lépine, appartient à la catégorie des jouets d’optique. Il a été conçu à la fin du XIXe siècle, pour présenter des ombres chinoises. Le « spectacle » consiste à faire défiler une bande de papier rayé, présentant des personnages dessinés en deux positions derrière un écran à décor tramé. Celui-ci masque une position après l’autre, créant ainsi un effet stroboscopique, une illusion du mouvement. Le coffret était assorti d’une boîte à musique.
Dans le milieu des années 1910, tout en conservant le même dispositif technique, il est rebaptisé du nom du nouveau spectacle en vogue : le cinéma. Deux vedettes comiques de l’époque encadrent le petit écran de l’Ombro-cinéma : à droite Charlie Chaplin (1889-1977), que le public français commence à connaître et apprécie sous le nom de Charlot. À gauche, Charles Prince dit Rigadin (Charles Petitdemange-Seigneur, 1872-1933), célébrité de la firme Pathé.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2008]

Un atlas de poche à la fin du siècle des Lumières

Louis-Charles Desnos (1725-1805)
Etrennes utiles et nécessaires aux commerçans et voyageurs…
Paris, Desnos, éd. de 1774 et 1775. Atlas de poche, 12 cm.
BNF, site Richelieu
département des Cartes et plans.
[Ge FF 22860 Rés. et [Ge FF 19926 Rés.

L’ingénieur-géographe parisien Louis-Charles Desnos (1725-1805) publie pour la première fois en 1771 un atlas de 12 cm sur 7, intitulé Etrennes Utiles et Nécessaires aux Commerçans et Voyageurs ou Indicateur Fidèle Enseignant toutes les Routes Royales et particulières de la France [...] Dédiees au Roi [...], comportant 158 cartes d’itinéraires gravées sur cuivre et coloriées. Plusieurs fois réédité et augmenté (on en connaît six éditions de 1771 à 1777), ce petit atlas de poche était complété en fin de volume par une douzaine de « tablettes de papier nouveau », de l’invention du sieur Desnos, papier sur lequel on pouvait écrire avec un « stilet » également fourni avec le volume.

[Document présenté de mi-décembre 2007 à mi-mars 2008]

Une médaille de la Bibliothèque nationale aux références classicisantes

Pierre Turin (1891-1968)
Société française des amis de la médaille. FIT SPARGENDO DITIOR. Médaille de la Bibliothèque nationale. Vers 1920-1930. Bronze, 10 cm.
BNF, site Richelieu
département des Monnaies, médailles et antiques.
[Médailles françaises

Pierre Turin, formé à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, fut Grand Prix de Rome de gravure en médailles en 1920. Lié à la Société française des amis de la médaille (1925-1965), fondée par Jean Babelon, alors directeur-adjoint du Cabinet des médailles, il réalise cette médaille Art Déco de la Bibliothèque nationale.

Goût de l’allégorie féminine et références classicisantes se lisent dans cette jeune fille demi-nue drapée à la grecque, assise sur la margelle d’une fontaine à mascaron pour remplir son amphore de l’eau jaillissante. La devise latine : FIT SPARGENDO DITIOR, « Plus elle répand le savoir, plus elle est riche », explicite l’allégorie de la fontaine encyclopédique. Au revers, l’inscription : « La Bibliothèque nationale à… » attend d’être complétée du nom d’un conservateur ou d’un ami de la BN.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2007]

Image de confrérie : l’estampe et la plaque de cuivre réunies et conservées ensemble

Image pour la confrérie de Saint-Marcou établie au couvent des Jacobins de Lisieux.
Estampe et plaque de cuivre gravée à l’eau-forte et au burin ayant servi à l’imprimer. 264 x 166 mm.
BNF, site Richelieu, département des Estampes et de la photographie.
[Musée, pl. 361

Saint Marcou (Marcoulphe, Marcoul) serait né à Bayeux et mort dans son abbaye du diocèse de Coutances, au VIe siècle. Sa spécialité était de guérir les écrouelles (ou scrofules). Certains l’expliquent par un calembour, ces écrouelles laissant des « marques au cou ». Il partageait ce talent avec les rois de France, qui reconnaissaient l’efficacité de son intercession, et depuis saint Louis jusqu’à Louis XIII inclus, chacun, après son sacre, fit pèlerinage à Saint-Marcou de Corbény, près de Reims, où ses reliques avaient été transférées. Saint Marcou était aussi invoqué contre la rage, les piqûres et les goîtres. Il était le patron des apothicaires.

L’artiste est peut-être Nicolas Bonnart (Paris 1637-1716 Paris).

[Document présenté de mis-juin au 2 septembre 2007]

Des évolutions de la cartographie du littoral occidental de l’Amérique du Nord

Carte de la Californie suivant… [cinq cartographes différents]

Didier Robert de Vaugondy (1723-1786)
Carte de la Californie suivant… [cinq cartographes différents].
Gravé sur cuivre en 1772-1773. Extraite du Supplément à l’Encyclopédie, 1777. 42 x 54 cm.
BNF, site Richelieu, département des Cartes et plans.
[Ge D 11715 (5)

Géographe du roi, auteur d’un Atlas Universel (1757) et d’articles dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Didier Robert de Vaugondy est sollicité vers 1770 par Charles Joseph Panckoucke pour illustrer de cartes les articles du Supplément rédigés par Samuel Engel, géographe suisse, sur les régions septentrionales du globe et la côte Pacifique de l’Amérique du Nord. Sa Carte de la Californie montre les hésitations des cartographes depuis le début du XVIIe siècle sur le statut insulaire ou péninsulaire de la Californie. Les voyages d’exploration de Cook et de La Pérouse permettront de lever les dernières incertitudes et de dissiper définitivement le mythe obsédant d'une « mer de l'Ouest », enclavée dans les terres au nord de la Californie et offrant une communication aisée entre Océan Atlantique et Océan Pacifique.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2007]

Le manuscrit d’un grand ouvrage contemporain sur les neurosciences

Couverture de L’homme neuronal, de Jean-Pierre Changeux

Jean-Pierre Changeux
L’homme neuronal, 1983
Manuscrit autographe corrigé, 357 f. Don de Shirley Carcassonne, 2005
BNF, site Richelieu, département des Manuscrits
[NAF 27422

En 1983, L’homme neuronal a révélé à un large public les dernières avancées de la recherche en neurosciences et leur incidence sur les sciences cognitives. Après la lecture de ce livre, ouvrage de synthèse reprenant les cours de son auteur au Collège de France, nul ne peut nier que la science du cerveau nous renseigne sur le fonctionnement de la pensée : " Les possibilités combinatoires liées au nombre et à la diversité des connexions du cerveau de l’homme paraissent en effet suffisantes pour rendre compte des capacités humaines. Le clivage entre activités mentales et neuronales ne se justifie pas".

[Document présenté de mi-décembre 2006 à mi-mars 2007]

Les trois cents étoiles de l'Académie des sciences de Paris

Jean Pigeon (1654-1739)
Ce Globe du Ciel a été desiné selon l’Observation presente de la [sic] l’Astronomie de Paris de
trois cens étoiles, dedié à S.A.R. Mgr le Duc d’Orleans.

[Paris], [entre 1714 et 1739]. 1 globe céleste : gr.s.c. col., diam. 13,5 cm, haut. 19,5 cm env.
BNF, site Richelieu, département des Cartes et plans
[Ge A 1609

Fabricant d’instruments scientifiques, Jean Pigeon (1654-1739) est célèbre pour avoir réalisé de magnifiques sphères armillaires rendues mobiles grâce à des mécanismes d’horlogerie, dont une de type copernicien destinée à Louis XIV en 1706. Il se lança également dans la fabrication de globes de petits diamètres (7, 13,5 et 16 cm), aujourd’hui fort rares, conçus pour être suspendus ou associés à des horloges. À ce titre, il peut être considéré comme l’un des pionniers de la production de globes en France, avec Nicolas Bion et Guillaume Delisle. C’est à Philippe III duc d’Orléans, futur Régent, son protecteur et bienfaiteur depuis 1714, qu’il dédicace ce petit globe céleste, montée à la manière hollandaise sur un pied à quatre colonnes.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2006]

Auguste Comte et le positivisme

Auguste Comte (1798-1857)
Cours de philosophie positive
Manuscrit autographe corrigé. 1829
120 ff
BNF, site Richelieu, département des Manuscrits, division occidentale
NAF 17903

Ayant rompu avec les saint-simoniens et surmonté une grave dépression, Auguste Comte inaugure son cours en janvier 1829 devant un auditoire réduit de savants et de médecins dans l’appartement de la rue Monsieur-Le-Prince qu’il habitera jusqu’à sa mort. Publié en six volumes de 1830 à 1842, le Cours de philosophie positive entend fonder une science politique dont les deux conditions sont l’ordre et le progrès. Novatrice dans sa démarche volontairement scientifique qui utilise à la fois l’histoire, la sociologie et la psychologie, la pensée comtienne se révèle conservatrice dans ses conclusions. Le positivisme a eu au XIXe siècle une influence comparable à celle du marxisme au siècle suivant.

[Document présenté de mi-juin à mi-septembre 2006]

La science astronomique arabe au Moyen Âge

Illustration du Liber de locis stellarum fixarum, d´Al-Sufi

Al-Sufi
Liber de locis stellarum fixarum
suivi de Abumazar
Tractatus in revolutione annorum
Manuscrit
Bologne, XIIIe siècle.
122 f., 340 x 235 mm
BNF, site Arsenal, Bibliothèque de l’Arsenal
Ms 1036

Témoin de la science astronomique arabe, ce manuscrit contient le Tractatus d’Abumazar dans la traduction de Jean de Séville et l’œuvre d’Al-Sufi, traduite à Palerme à l’instigation de Guillaume II (1166-1189), roi normand de Sicile. Cet exemplaire parisien en est la copie la plus ancienne. Quarante-neuf illustrations représentent les constellations et les signes du Zodiaque. Elles ont gardé les modèles de l’iconographie arabo-persane qui a transformé les héros antiques éponymes des constellations en personnages des Mille et une nuits.
Longtemps considéré comme venant de l’Italie méridionale, on attribue maintenant ce manuscrit, par comparaisons de décorations marginales, à un atelier bolognais du 3e quart du XIIIe siècle. Néanmoins il a probablement été exécuté à partir d’un prototype provenant de Sicile.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2006]

Un manuel pratique d'anatomie du XIXe siècle

Le corps humain de Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski

Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski
Le corps humain
Planche II : tête vue de profil
2e édition. Paris : H. Lauwereyns, 1882
In 8°, 679 - [3] pl.
BNF, site François-Mitterrand, département Sciences et techniques
8-Ta9-368 (A)

Les images à recouvrement permettent de faire apparaître, sous la couche cutanée, les différents muscles de la face, des os, le globe oculaire et le maxillaire inférieur. Ce système d’appliques superposées se retrouve dans les ouvrages d’anatomie dès le XVIIe siècle.
L’auteur de cet atlas d’anatomie à succès avait pour ambition de s’adresser à la fois au public spécialisé et aux curieux ignorants de la nomenclature médicale.

[Document présenté de mi-décembre 2005 à mi-mars 2006]

La sphère armillaire, symbole de la connaissance savante

Jacques Baradelle
Sphère armillaire selon le système de Ptolémée
A Paris, chez Baradelle, ca 1740
Sphère de 16 cm de diamètre montée sur un pied en bois noir tourné
BNF, site Richelieu, département des Cartes et plans
Ge A 1306 Rés

Jacques Baradelle s'est établi quai de l'Horloge du Palais "à l'enseigne de l'Observatoire" dès 1740. Il fabriquait des instruments de navigation, des cadrans solaires, des sphères astronomiques et géographiques. Cette sphère, instrument de démonstration destiné à représenter les mouvements apparents du ciel, est construite selon le système de Ptolémée, avec la Terre au centre du système planétaire. Les anneaux, ou armilles, peuvent être réglés et placés selon la longitude et la latitude du point d'observation, ce qui permettait le calcul géométrique des coordonnées des étoiles. Considérée comme un symbole de la connaissance, la sphère était un accessoire primordial du cabinet d'étude.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2005]

jeudi 27 décembre 2012

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