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M comme Multimédias – Archives

À l'origine collection royale constituée de manuscrits et d'antiques, la Bibliothèque nationale de France rassemble désormais des documents de toute sorte, sur tous supports : textes, images, sons, objets, documents virtuels, édités, diffusés, produits en France et dans d'autres pays. Les collections nationales se sont toujours accrues en s'adaptant aux évolutions technologiques qui permettent la circulation des idées : l'écriture, l'imprimerie, la photographie, le son, l'image animée, les documents électroniques et désormais les sites Internet.

Le Minitel, une exception française

Vue arrière d´un Minitel

Minitel 9 NFZ 300 modem retournable
Fabriqué par La Radiotechnique, 1984

BnF
département de l’Audiovisuel
[Collection Charles Cros

Aujourd’hui supplanté par le succès d’Internet, le Minitel termine sa vie télématique, communicante et commerciale. Ce « Médium Interactif par Numérisation d’Information TELéphonique », utilisant un service français de Vidéotex baptisé Télétel, a été soutenu par le gouvernement français et expérimenté à la fin des années soixante-dix. Présent sur le marché de 1980 à 2012, il a équipé, à son apogée, neuf millions de foyers et entreprises français.

En concurrence avec Internet dans les années 1980 et 1990, et en partie responsable du moindre équipement et du « retard » français, par rapport aux autres pays occidentaux utilisateurs du web, le Minitel résiste. Avec la démocratisation de l’accès Internet par ADSL, la bascule s’opère et le compte à rebours commence. Compte tenu de la décroissance des usages et de la fermeture du réseau support de l’offre Minitel, les services en sont définitivement arrêtés le 30 juin 2012.

[Document présenté du 16 septembre au 10 décembre 2012]

Enregistrer de la vidéo sur un disque vinyle

Citizen Kane / Orson Welles, réalisateur

Citizen Kane / Orson Welles, réal.
The harder they come / Perry Henzell, réal.

2 disques RCA SelectaVision

BnF
département de l’Audiovisuel.
[VKVD 67 et VKVD 70

La firme RCA tenta dès les années 1960 d’exploiter la technique du microsillon pour stocker de la vidéo. Lancé sur les marchés nord-américain et britannique en 1981, et jamais commercialisé en France, le disque SelectaVision se présente sous l’aspect d’une pochette rigide dissimulant un disque de vinyle de 30 cm, souple et fragile, qui n’est libéré qu’une fois glissé à l’intérieur de l’appareil de lecture.

En 1986, RCA renonça à ce support, laminé par la concurrence de la cassette vidéo. 1 500 titres ont été publiés, donnant le jour à d’élégantes pochettes originales dessinées par des graphistes populaires, tel ici Norman Velez.

[Document présenté du 11 juin au 2 septembre 2012]

Les documents multisupports : des ressources composites

Le secret de l’étrangleur

Jacques Tardi
Le secret de l’étrangleur
Paris, Casterman, 2006. 1 vol. (87 p.), 1 DVD

BnF
département de l’Audiovisuel.
[FOL MU-818

Cette édition « de luxe » d’une bande dessinée de Jacques Tardi, Le secret de l’étrangleur, comprend un DVD inédit lors de sa parution.

Adapté du roman de Pierre Siniac, Monsieur Cauchemar, l’œuvre de Jacques Tardi dessine un Paris des années 1950 où les habitants doivent faire face à une grève de la police alors qu’y sévit un tueur. Dans le film réalisé par Pierre-André Sauvageot, l’auteur de BD explique la réalisation de cet album et parle de sa démarche créative et graphique. L’album propose plusieurs fins alternatives.

[Document présenté du 12 mars au 10 juin 2012]

Le premier ordinateur Apple portatif

Ordinateur Apple IIc

Apple Inc.
Ordinateur Apple IIc
Commercialisé à partir d’avril 1984.
30 x 30 cm, présenté avec batterie, souris et manette de jeu.
BnF
département de l’Audiovisuel
[Collection Charles Cros, don d’un particulier

En 1984, après le succès de l’Apple IIe, Apple commercialise son premier ordinateur facilement transportable, l’Apple IIc (pour « compact »).

De format et de poids réduits (3,5 kg), le quatrième modèle de la famille des Apple II possède un lecteur de disquette intégré et peut se relier à un moniteur ou écran de télévision couleur. S’il reprend les extensions de l’Apple IIe et est entièrement compatible avec les logiciels conçus pour son prédécesseur, sa compacité limite toutefois à l’époque ses possibilités d’extension.

Principales caractéristiques techniques : Processeur : MOS Technology 65C02 8 bits à 1,024 MHz. RAM : 128 Ko, extensible à 1 Mo. ROM : 32 Ko. Lecteur de disquette : 5 ¼" 143 Ko interne. Ports : prise péritel, 2 ports série, port pour lecteur externe, connecteur pour souris, manette ou joystick.

[Document présenté de décembre 2011 à mars 2012]

Le Nouveau Roman et le septième art

Copie d´écran du film L´Année dernière à Marienbad

Alain Resnais
L’Année dernière à Marienbad
d’après, sur un scénario et des dialogues d’Alain Robbe-Grillet, sur une musique de Francis Seyrig, avec Delphine Seyrig, Giorgio Albertazzi, Sacha Pitoeff…
1 disque Blu-ray (1 h 30 min)
Universal StudioCanal vidéo, 2009.
BnF
département de l’Audiovisuel
[VDVD-53277

L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais, dont on fête cette année le cinquantenaire, est le premier scénario écrit par Alain Robbe-Grillet en 1961 d’après son roman éponyme. Le film remporte la même année le Lion d’or de la Mostra de Venise. Fort de ce succès, Robbe-Grillet commence dès 1962 une carrière de réalisateur avec L’immortelle.

« Oui, L’Année dernière à Marienbad est totalement onirique. C’est une comédie musicale sans chanson, qui tente d’approfondir les forces du rêve. Je suis parti, confiait Resnais à L’Express, de cette idée : une forme d’itinéraire qui pouvait aussi être une forme d’écriture, un labyrinthe c’est-à-dire un chemin qui a toujours l’air guidé par des parois strictes, mais qui néanmoins à chaque instant conduit à des impasses et oblige à revenir en arrière, à repasser plusieurs fois aux mêmes endroits sur des parcours plus ou moins longs, à explorer une nouvelle direction et à retomber sur une nouvelle impossibilité. »

[Document présenté de septembre à décembre 2011]

Les archives sonores de Charles Duvelle

Logo d´Ocora

Collection Ocora
Collectes sonores sur bandes magnétiques et disques édités.
BnF
département de l’Audiovisuel.
[B/67- 654 et B/72- 22

Charles Duvelle est le fondateur de la collection Ocora qu’il a dirigé de sa fondation en 1961 à 1974. On ne présente plus cette collection qui est mondialement reconnue comme une collection de référence dans le domaine de l’édition des musiques traditionnelles. Charles Duvelle a fait don en 2010 à la Bibliothèque nationale de France d’un premier lot de 259 bandes magnétiques de collectes sonores effectuées dans les années 1960, essentiellement en Afrique.

Nous présentons ici deux bandes magnétiques enregistrées en 1961 par Charles Duvelle en pays Baoulé (Côte d’Ivoire) et leur édition sur disque sous le label Ocora.

[Document présenté de mars à juin 2011]

Pour se réveiller en musique

Phono-Réveil Peter Pan

Phono-Réveil Peter Pan
Vers 1930.
BnF
département de l’Audiovisuel.
[Collection Charles Cros

En 1930, la marque Peter Pan commercialise un phono-réveil de voyage, ancêtre de nos radio-réveils. Au coucher, le voyageur sortait les éléments et montait l’appareil : tête de lecture, manivelle, trépied, et plaçait le disque en position de lecture. Il remontait ensuite le réveil et le programmait pour l’heure voulue. À l’heure dite, le mécanisme entraînait la rotation du disque et le voyageur se réveillait en musique.

[Document présenté de décembre 2010 à mars 2011]

Collaboration entre un fabricant de poupées et un horloger, pour une « poupée parlante »

Lioretgraph : le Merveilleux

Henri Lioret (1848-1938)
Deux Lioretgraph : le Lioret-Jumeau et le Merveilleux
Dimensions de l’appareil : 160 x 270 x 130 mm (coffret : 345 x 575 x 200 mm).
Dimensions de la poupée assise : haut. 430 (corps) + 380 (jambes) x larg. 230 x épaisseur 130 mm.
BnF
département de l’Audiovisuel.
[Collection Charles Cros, n° 73 et 74

En 1893, Émile Jumeau, fabricant de poupées, fait appel à Henri Lioret, horloger et fils d’horloger, pour rendre parlant un de ses modèles et le mettre en vente à Noël. Lioret crée alors un cylindre en celluloïd, matière quasi-incassable permettant la duplication par moulage.
En 1895 est commercialisé un phonographe-jouet baptisé le Merveilleux. Dans la boîte en carton de cet appareil, qui équipait le « bébé Jumeau », on note deux ouvertures : l’une, sur un côté, donne accès à la mécanique et au cylindre ; l’autre, au sommet, s’efface devant le pavillon amplificateur disposé verticalement.

[Document présenté de septembre à décembre 2010]

Enregistrer sa voix et l’envoyer par la poste, au début du vingtième siècle

Pathépost (Appareil d’enregistrement sonore)

Pathépost
Appareil d’enregistrement sonore. Vers 1908.
Dimensions : 275 x 265 x 200 mm
BnF
département de l’Audiovisuel.
[Collection Charles Cros, n° 292

En 1906, la Société anonyme des phonocartes innove avec la vente de l’appareil Phonopostal dédié à l’enregistrement de la

voix sur une feuille de carton. Vers 1908, l’éditeur discographique Pathé fait le pari de donner essor à la carte postale sonore via le Pathépost. Il s’agit d’enregistrer sa voix sur un disque rigide enduit de cire, le glisser dans une enveloppe de papier et le mettre enfin à la poste. Condition sine qua non : que le destinataire du courrier possède lui aussi un Pathépost.

L’appareil se présente sous la forme d’une valisette portable se scindant en deux parties : la partie supérieure renferme des disques vierges, des enveloppes d’expédition et les écouteurs indispensables à la perception du message enregistré. La partie inférieure accueille la platine servant à l’enregistrement et à l’écoute du disque.

[Document présenté de mai à septembre 2010]

Un lapin de bibliothèque

Lapin Nabaztag

Lapin Nabaztag
180 mm x 150 mm x 255 mm.
+ un ouvrage muni d’une puce RFID. Enregistrement parlé
BnF
département de l’Audiovisuel.
[Collection Charles Cros, n° 1091
[8 MU- 34559

Né en juin 2005, Nabaztag (« lapin » en arménien) ne cesse depuis de progresser : hier, il se contentait via Internet et une liaison sans fil Wi-Fi de transmettre des informations variées (actualités de la météo, de la bourse, réception des courriels, etc.), diffuser de la musique, parler, user à destination de son propriétaire d’un jeu codé de couleurs s’affichant sur son corps et de mouvements d’oreilles.

Aujourd’hui Nabaztag est aussi lapin de bibliothèque pour peu que se signale à lui, via les ondes radio, un livre portant une puce RFID (Radio frequency identification) : en l’occurrence le lapin peut lire La Belle lisse poire du prince de Motordu de Pef, avec la voix de l’auteur préenregistrée sur Internet.

[Document présenté de mi-juin à mi-septembre 2009]

Un jeu vidéo rarissime

Ultima : Escape from Mt. Drash
Coarsegold, CA, Sierra On-Line, [1983]. Jeu video. Plate-forme : Commodore VIC-20. Acquisition 2006.
BnF, département de l’Audiovisuel.
[MZ-3905

Annoncé en 1983 parmi les prochaines sorties de Sierra On-line, le jeu Ultima : Escape from Mt. Drash resta longtemps introuvable. Au point qu’on pensa qu’il n’était jamais sorti, victime de l’effondrement du marché du jeu vidéo. Ce ne fut qu’au début des années 2000 que quelques exemplaires apparurent, enflammant aussitôt le milieu des collectionneurs.
Si ce titre suscita tant d’intérêt, c’est qu’il semblait se rattacher à Ultima, série fondatrice du jeu de rôle, créée par Richard Garriott. Mais il s’agit, en fait, d’un simple jeu de labyrinthe dont le joueur doit sortir vivant. En réalité, Sierra On-line, voulant profiter du succès de la série et sans même en avertir Garriott, chargea un de ses collaborateurs, Zabalaoui, de créer un jeu pour lequel fut utilisé à la fois le nom « Ultima » et l’illustration qui figurait au revers de la boîte de Ultima II.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2009]

Un projecteur miniature de cinéma pour enfants

Mini projecteur de cinéma sonorisé « Nic Sonoro Pequeño »

Mini projecteur de cinéma sonorisé « Nic Sonoro Pequeño »
Datation de l’appareil, vers 1943.
Longueur, 271 mm ; largeur, 165 mm ; hauteur, 220 mm.
BNF, site François-Mitterrand
département de l’Audiovisuel.
[Collection Charles Cros, inventaire n° 189

À Barcelone, en 1931, Tomás et Jose Maria Nicolau y Griño donnent vie au projecteur pour enfants Cine Nic. Le défilement du film de papier translucide est assuré par la rotation d’une manivelle. L’illusion du mouvement est donnée par l’éclairage et la projection successive, via deux lentilles, de deux images dessinées dans les parties basse et haute du film et représentant un même sujet dans des positions différentes.
Dès 1933, la projection peut être sonorisée par ajout, sur le sommet du projecteur, d’un accessoire composé des éléments pour lire un disque 78 tours (plateau et bras acoustique). En 1943 apparaissent les deux premiers modèles d’emblée sonorisés : le Nic Sonoro 2 et le Nic Sonoro 2 Pequeño.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2008]

Le magnétophone professionnel des « chasseurs de son »

Magnétophone Nagra IIb à bande magnétique

Magnétophone Nagra IIb à bande magnétique.
Fabriqué en Suisse, 1953.
Longueur : 305 mm (360 mm avec le vu-mètre, 450 mm avec le vu-mètre et la manivelle). Largeur : 165 mm. Hauteur : 130 mm. Poids : environ 6,8 kg.
BNF, site F.-Mitterrand
département de l’Audiovisuel
[Coll. Charles Cros, inv. n° 1029

La lignée des magnétophones Nagra (de « on nagra » signifiant « il enregistrera » en polonais) est créée vers 1950 par le Suisse d’origine polonaise Stefan Kudelski. Le Nagra IIb est une variante du Nagra II mis au point en 1952.

C’est le bijou technique qui marque la fin de l’ère du « fil à la patte » (le fil raccordant le magnétophone au secteur) : léger, compact, remarquablement autonome avec son moteur à ressort et des parties électroniques alimentées par une pile dans le corps de l’appareil, équipé d’une mécanique et d’une électronique à la fois très fiables et très robustes, le Nagra IIb sera le compagnon des  « chasseurs de son »  tels les journalistes et les scientifiques parcourant le monde entier en des lieux hostiles et isolés, à des températures extrêmes de chaleur ou de froid, dans les massifs montagneux ou au fond des mers.

[Document présenté de mi-décembre 2007 à mi-mars 2008]

Jobim et la musique brésilienne

Portrait d´Antonio Carlos Jobim

Antonio Carlos Jobim (1927-1994)
Musica popular brasileira, interprété par Silvia Teles, Agostinho dos Santos, Vinicius de Moraes, João Gilberto… 1970.
Disque 33 tours ; 25 cm (Historia da musica popular brasileira. 16)
BNF, site François-Mitterrand
département de l’Audiovisuel
[SD 30- 119875

Né en 1927, « inventeur » de la bossa nova à la fin des années 1950, compositeur de plus de quatre cents chansons, Antonio Carlos Jobim est l’une des figures emblématiques de la musique populaire brésilienne du XXe siècle. Ce disque est tout à fait représentatif du fonds de plus de 2 200 disques donnés par l’Ambassade du Brésil à Paris à la Bibliothèque nationale de France en 2000.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2007]

Un lecteur de cylindres Pathé datant de 1898

Valise phono « Le Virtuose », marque Pathé

Valise phono « Le Virtuose », marque Pathé.
1898. Dimensions 34 x 58 x 49 cm (hauteur de la valise ouverte).
Marque Cabana, CA 94 141
BNF, site François-Mitterrand, département de l’Audiovisuel.
[Collection Charles Cros, inv. 120

En 1898, Pathé met en vente le lecteur de cylindre de cire « Le Virtuose » équipé d’un moteur à ressort et ici présenté dans un coffret gainé de moleskine noire. Équipé d’un pavillon « cor de chasse » en aluminium, il est accompagné d’un mode d’emploi et de tous ses accessoires : un diaphragme enregistreur muni d’un saphir tranchant, un diaphragme reproducteur muni d’une boule de saphir, quinze boîtes contenant chacune un cylindre vierge. Dans l’acier est gravée l’image d’un coq chantant devant le pavillon d’un phonographe. Le volatile est surmonté du slogan : « Je chante haut et clair ». Ce coq était une réponse patriotique au phonographe surnommé « Eagle » (aigle) vendu par le concurrent américain Columbia.

[Document présenté de mi-juin au 2 septembre 2007]

Titre accrocheur et textes militants

Le grain de celles
Le grain de celles chante « Peaux de pêche voix d’abricot ».
1983 (DL). 1 disque : 33 tours ; 30 cm.
Marque Cabana, CA 94 141
BNF, site François-Mitterrand, département de l’Audiovisuel.
[SD 30- 66978

1983 : la fin du disque microsillon bientôt supplanté par le disque compact, mais peut-être aussi la fin d’une certaine chanson française dite « rive gauche ». Sur un accompagnement de guitare acoustique, les femmes de la « bande à Super Eva » dévident un répertoire militant. Le féminisme est à l’honneur, tout autant que la revendication sociale et politique. À côté des compositions originales de Rosine Nizard, Georges Brassens, Boris Vian, Charles Aznavour, ou, plus étonnant : Michel Berger, sont repris, voire détournés avec conviction et humour.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2007]

Le Magicien d’Oz, ou l’exemple d’un film culte

Pochette du disque The Wizard of Oz

The Wizard of Oz
Bande originale du film
Musique d'Harold Arlen ; interprété par Judy Garland, Ray Bolger, Bert Lahr, Jack Haley...
1 disque : 33 t ; 30 cm. (CBS 70289)
BNF, site François-Mitterrand, département de l’Audiovisuel
[SD 30-81603

Ce film, qui reçut six oscars, a nourri l’imaginaire de générations d’enfants… mais aussi d’adultes. Il transpose les petites peines du quotidien en les embellissant dans un univers onirique servi par la couleur, alors naissante au cinéma. La musique, composée par Harold Arlen, constitue un élément important de cette œuvre. Cet enregistrement, entré par le dépôt légal en 1986 restitue l’intégralité de la bande originale. Dès les années 1940 le disque en avait donné des adaptations orchestrales, notamment de la chanson Over the rainbow. Le document présenté illustre un fonds important et ancien d'enregistrements sonores de musiques de film présent au département de l’Audiovisuel.

[Document présenté de mi-décembre 2006 à mi-mars 2007]

La collection Charles Cros d’appareils d’enregistrement sonore

Lecteur de cylindres à monnayeur, Graphophone type BS

Lecteur de cylindres à monnayeur, Graphophone type BS
Dimensions de l’appareil : long. 41 cm ; larg. 25,5 cm ; haut. 30 cm
BNF, site François-Mitterrand, département de l’Audiovisuel
[Collection Charles Cros, inv. n° 100

Il y a cent huit ans, dans les cafés ou les bars, le client appréciait déjà de pouvoir se divertir en écoutant une chanson. À partir de 1898, ce plaisir pouvait lui être offert par cet appareil Graphophone (type BS) élégamment protégé derrière un verre bombé. Moyennant une modeste pièce glissée dans la fente située sur la partie supérieure de l’appareil, il pouvait, durant deux minutes, entendre un air populaire enregistré sur  un cylindre de cire (ancêtre du disque). La diffusion se faisait grâce à un pavillon ou à des écouteurs individuels. Le panneau au sommet de l’appareil permettait d’afficher le titre et le nom de l’interprète de la chanson.
Pour éviter que l’appareil ne soit volé avec l’argent de la journée, sa base était solidement fixée au meuble par quatre vis. Petit et d’un prix de vente modeste, cet appareil était très répandu.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2006]

La collection Charles Cros d’appareils d’enregistrement sonore

Lioretgraph n° 2

Lioretgraph n° 2
Dimensions de l’appareil : Long. 36 cm, larg. 16 cm, haut. 12 cm
Dimensions du pavillon acoustique en aluminium : Long. 35 cm, diam. de l’embouchure 32 cm
BNF, site François-Mitterrand, département de l’Audiovisuel
Collection Charles Cros, inv. n° 77

L’appareil Lioretgraph (modèle n° 2) est un lecteur de cylindres moulés en celluloïd. Il a été mis au point puis commercialisé vers 1898 par l’horloger français Henri Lioret. Rien ne semblait prédestiner cet homme à devenir concepteur de "machines parlantes".
Tout commence en 1893. Cette année-là, Émile Jumeau, fabricant de poupées, lui fait appel pour donner la parole à l’un de ses jouets qui devra être vendu à Noël. Si la mise au point d’un système mécanique (logé dans le buste de la poupée) est aisée, c’est en revanche un défi pour l’époque que de concevoir un cylindre enregistré incassable entre les mains enfantines. Lioret opte pour le celluloïd et sera ainsi le premier au monde à fabriquer un cylindre en cette matière. Après la poupée parlante, Lioret  fabrique des appareils indépendants tels ce Lioretgraph (modèle n° 2).

[Document présenté de mi-juin à mi-septembre 2006]

Aux débuts de l’enregistrement sonore

Appareil enregistreur-lecteur sur feuille d’étain (circa 1878) de la marque Fondain
40 x 21 x 21 cm
BNF, site François-Mitterrand, département de l’Audiovisuel
Collection Charles Cros, inv. n° 146

En décembre 1877, aux U.S.A., Thomas Alva Edison met au point le premier appareil permettant d’enregistrer puis de restituer le son de la voix : le Phonograph. La voix est enregistrée sur une feuille d’étain enveloppée sur un mandrin cylindrique actionné sur une tige filetée par une manivelle. Une aiguille, rattachée à une plaque vibrante (diaphragme) vibre au son de la voix et déforme l’étain en creux et bosses. La restitution sonore suit le processus inverse ; l’aiguille vibre dans son parcours de creux et de bosses et transmet cette vibration au diaphragme. L’appareil et son fonctionnement étant rudimentaires, la voix est très déformée et peu identifiable. L’étain sera par la suite abandonné au profit de la cire que l’on pourra graver. L’appareil Fondain présenté est une réplique française du Phonograph d’Edison.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2006]

Une figurine costumée pour la création d’un opéra contemporain

Le perroquet
Figurine d’après Andrea Schmidt-Futterer
Dans Perelà, Uomo di fumo, opéra en 10 chapitres, musique et livret de Pascal Dusapin
Création mondiale le 24 février 2003 à l’Opéra national de Paris, Opéra Bastille
Résine, métal, plumes, tissus. 530 x 220 mm
BNF, site Opéra, bibliothèque-musée de l’Opéra
Musée 1897 (9)

C’est à l’Opéra Bastille qu’eut lieu, le 24 février 2003, la création mondiale de l’opéra de Pascal Dusapin : Perelà, uomo di fumo (l’homme de fumée), d’après l’œuvre d’Aldo Palazzeschi, Il Codice di Perelà, dans une mise en scène de Peter Mussbach, décors d’Erich Wonder, costumes d’Andrea Schmidt-Futterer. Côté production, la chargée des costumes a fait réaliser des figurines – hormis Perelà, sorte de Monsieur Hulot à la Jacques Tati – fortement "déjantées" des différents personnages de l’œuvre. Le Perroquet en fait partie. Archétype d'un métaphysicien pasticheur au plumage psychédélique en bas résille troués, le perroquet, d'une voix éraillée, répète à l'envie et sans écho "Dio", devenu dans son bec un mot dépourvu de sens.

 

[Document présenté de mi-décembre 2005 à mi-mars 2006]

Tout Gainsbourg en coffret VHS à édition limitée

Serge Gainsbourg
Gainsbourg
Yves Desnos, réal. ; Gilles Verlant, texte et voix ; Serge Gainsbourg, chant
Polygram vidéo, 1994
BNF, site François-Mitterrand, département de l’Audiovisuel
VK-33852

Le "coffret volutes" Gainsbourg est une édition limitée à 2 000 exemplaires numérotés. Ce coffret à l'effigie du chanteur-compositeur a l'apparence du paquet de Gitanes. Le mythe Gainsbourg en quatre volumes : plus de cinq heures d'images, de musique et de paroles pour évoquer la carrière de Serge Gainsbourg. Les mêmes cassettes vidéo ont été proposées dans un coffret en bois laqué noir.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2005]

jeudi 27 décembre 2012

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