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U comme Universalisme – Archives

Provenant de tous les continents, les collections de la Bibliothèque témoignent de la diversité des cultures. De nombreux documents sont dus à des voyageurs, des diplomates ou des chercheurs. L'éventail des langues, des pays, des écritures, des matériaux est très vaste. Les collections offrent l'occasion de faire le tour du monde, du Mexique au Japon, du Moyen-Orient à la Russie, des Amériques à l'Inde et jusqu'aux îles les plus lointaines et aux contrées les plus exotiques.

Dachenka ou la vie d’un chiot

Couverture de Dášeňka čili Život štěněte

Karel Čapek (1890-1938)
Dášeňka čili Život štěněte
Prague, SNDK, 1958

BnF
département Littérature et art (CNLJ-La joie par les livres)
[T 6027

Son Dášenka, « écrit, dessiné, photographié et expérimenté pour les enfants » par l’auteur, est publié pour la première fois à Prague en 1933, puis en anglais à Londres, en allemand à Berlin, etc. Il contient l’histoire de son petit terrier, de même que des contes adressés au chiot. La première traduction en français date de 1946 aux éditions de L’Enfant poète, mais sans les photos. Ce recueil, traduit en de nombreuses langues, reste un classique pour les enfants tchèques.

[Document présenté du 16 septembre au 10 décembre 2012]

Des marins de Fécamp à Terre-Neuve

Louis Lécuyer (1894-19..) Terre-Neuve, la mémoire

Louis Lécuyer (1894-19..)
Terre-Neuve, la mémoire
Illustrations Sylvie Bisson
Étretat, Éditions Scriptorium, 2002

BnF
département Littérature et art.
[FOL- Z VARIA- 3

Le dépôt légal peut réserver parfois des surprises. Ainsi ce témoignage du capitaine Lécuyer, ancien Terre-Neuva fécampois, est-il arrivé en avril 2002 à la Bibliothèque nationale de France, au Dépôt légal, dans une boîte en bois, son titre imprimé sur le couvercle en grosses lettres d’imprimerie.

En présentant l’ouvrage ainsi, l’illustratrice, arrière-petite-nièce de l’auteur, évoque les longues campagnes de pêche à la morue ou au hareng à Terre-Neuve. Après plusieurs mois en mer, les bateaux rentraient à Fécamp les cales pleines. Une fois sur place, les poissons étaient fumés et ensuite mis en boîte pour le commerce. Terre-Neuve, la mémoire se présente sous la forme de 18 cahiers illustrés et sa présentation originale est un clin d’œil à ces pratiques ancestrales aujourd’hui en voie de disparition.

[Document présenté du 11 juin au 2 septembre 2012]

Le livre pour la jeunesse au Japon

Illustration de Katsumi Komagata pour Little tree / Petit arbre Co-Édition One Stroke / Les Trois Ourses, 2009

Illustration de Katsumi Komagata pour Little tree / Petit arbre Co-Édition One Stroke / Les Trois Ourses, 2009

Seta Teiji, Akaba Suekichi (ill.)
Kasa Jizô
Tokyo, Fukuinkan-Shoten, 1966

Anno Masaichirô, Anno Mitsumasa (ill.)
Tsubo no naka
Tokyo, Dôwaya, 1982

Komagata Katsumi
Little tree / petit arbre
One Stroke / les Trois ourses, 2008

BnF
département Littérature et art – CNLJ-La Joie par les livres
[FOL 722, FOL I 2535 et T 7117

Pour évoquer la richesse de l’édition pour la jeunesse au Japon, voici trois illustrateurs très différents les uns des autres mais aussi très emblématiques :

  • Akaba Suekichi dont le travail s’inscrit dans la tradition picturale comme dans l’esprit des contes populaires,
  • Anno Mitsumasa, féru de mathématiques et d’art, grand voyageur, qui établit avec malice et poésie des ponts entre son pays et le reste du monde, et enfin
  • Komagata Katsumi, qui met en éveil la perception de l’enfant en utilisant la surprise visuelle ou tactile et le jeu, à travers la pureté et la richesse de son langage plastique. Little tree / petit arbre est une merveille de poésie visuelle sur le cycle des saisons et de la vie, avec cet arbre qui, à chaque page, se déploie doucement dans l’espace au fil du temps.

[Document présenté du 12 mars au 10 juin 2012]

Les trois couleurs primaires au XVIIIe siècle

Pyramide des couleurs de Jean-Henri Lambert

Jean-Henri Lambert (1728-1777)
Beschreibung einer mit dem calauschen Wachse ausgemalten Farbenpyramide…
Berlin, bey Haude und Spener, 1772. In-4
BnF
département Littérature et art
[V-10488

Né en 1728 à Mulhouse, alors cité-État indépendante, Jean-Henri Lambert n’est d’aucun pays : citoyen du monde, ce savant universel écrivant en français, en allemand, en latin, s’intéresse à l’astronomie, aux mathématiques, à la physique, à la philosophie...

Désireux d'améliorer le système colorimétrique du De affinitate colorum commentatio de Tobias Mayer (1758), il invente une pyramide des couleurs montrant toutes les combinaisons réalisables à partir des trois couleurs primaires (rouge, jaune, bleu), et anticipant sur la Théorie des couleurs (1808-1810) de Goethe et son célèbre « triangle ».

[Document présenté de décembre 2011 à mars 2012]

L’astrolabe, un instrument scientifique pour les astronomes et les navigateurs

Astrolabe

Mohamed Mahdi, attribué à
Astrolabe persan
Début du XVIIIe siècle. Cuivre, 84 x 120 mm.
BnF
département des Cartes et plans.
[Ge A 327

L’astrolabe est un modèle de l’univers à deux dimensions, qui fut porté à un grand développement par les astronomes musulmans. Ses usages furent variés : observations et calculs astronomiques, orientation par rapport à la Mecque, astrologie, géodésie, etc. Il s’agit ici d'un astrolabe planisphérique dont la construction est particulièrement soignée. Il comprend cinq tympans conçus pour représenter la configuration de différentes villes du monde arabo-musulman : Bagdad, Ispahan, Tauris, Koufou et Yedz. La tranche porte une invocation aux douze imans chiites.

[Document présenté de septembre à décembre 2011]

Un volume de la collection de Charles Schefer, fondateur de la bibliothèque de l’École des Langues Orientales Vivantes

Reliure égyptienne sur un exemplaire du Coran

Reliure égyptienne à motif de cuir découpé sur fond de soie verte
Sur : Volume de Coran relié. XIVe siècle.
BnF
département des Manuscrits.
[Arabe 5845

Cette partie d’un coran en trente volumes porte un acte de waqf du souverain mamelouk Barqûq, qui régna au Caire de 1382 à 1399, au profit d’une de ses fondations. La BnF possède trois volumes du même coran, chacun avec une reliure différente.

La technique du cuir découpé fut souvent utilisée par les relieurs de l’Égypte mamelouke, et plus tard, sous les Timourides et les Ottomans, pour le décor des contreplats, situé à l’intérieur des volumes et moins exposé aux déchirures. Comme la plupart des reliures islamiques, celle-ci comprenait deux plats et un rabat qui protégeait la tranche du volume, mais celui-ci a disparu.

[Document présenté de mars à juin 2011]

Le premier chapitre du Zohar, calligraphié par Franck Lalou

Planch du Zohar

Zohar, le livre de la splendeur
Manuscrit. Calligraphie de Franck Lalou. Exemplaire unique réalisé pour la Bibliothèque en juillet 2005.
BnF
département des Manuscrits.
[Hébreu 1483

Zohar, le livre de la splendeur
Manuscrit. Calligraphie de Franck Lalou. Exemplaire unique réalisé pour la Bibliothèque en juillet 2005.
BnF
département des Manuscrits.
[Hébreu 1483

Héritier de l’antique tradition du scribe, Franck Lalou a réalisé une calligraphie originale du premier chapitre du Zohar, le livre de la splendeur, écrit en Castille au XIIIe siècle. Ce premier chapitre du texte fondateur de la Kabbale est consacré à la création du monde à travers l’alphabet hébreu : chaque lettre, de la dernière à la première, se présente au Créateur, exposant ses qualités propres que le calligraphe a traduites en formes géométriques, en résonance avec le texte sacré.

Démontrant une parfaite maîtrise de l’encre et des plumes, l’artiste a créé un langage personnel, inspiré du style dépouillé des manuscrits de la mer Morte, des bibles monumentales de la péninsule ibérique et des jeux géométriques des micrographies, dans cette œuvre d’une calligraphie expressive où chacune des lettres de l’alphabet trône majestueusement, se dévoilant au détour de chaque page.

[Document présenté de décembre 2010 à mars 2011]

Une monnaie nigériane du XIXe siècle

Manille du Nigéria, XIXe siècle
Cuivre, larg. 15 cm, 1835 gr.
BnF
département des Monnaies, médailles et antiques.
[1993-1155

Les manilles, du portugais maneillo, « bracelet », sont des monnaies africaines en forme de bracelet dont l’usage dans les régions de la côte nord du golfe de Guinée et principalement en Côte d’Ivoire et au Nigéria est attesté depuis la fin du XVe siècle. Les manilles locales sont généralement en cuivre, de section carrée, torsadées, lourdes et épaisses, et ornées de motifs géométriques.

[Document présenté de septembre à décembre 2010]

Un dictionnaire arabe traduit en turc

Fīrūzābādī, Muḥammad ibn Yaʿqūb al- (1329-1415)
El-Okyânûsü’l-basît fî tercemeti’l-kâmûsi’l-muhît / Ebû Tâhir Muhammed bin Yakûb Fîrûzâbâdî ; [mütercim] Es-seyyid Ahmed Asim Ayintabî.
[Istanbul], Darü't-tibaatü'l-âmire, 1230-1233 [1814-1817]. 3 vol. in-fol.
BnF
département Littérature et art.
[Fol-X-456 (1)

Traduction en turc du dictionnaire monolingue arabe intitulé « Le vaste océan » qui fut augmenté de nombreux exemples et arguments ainsi que de précieux régionalismes par le lexicographe et chroniqueur ottoman Asim Efendi (mort en 1819) au point que l’ouvrage est considéré comme une œuvre originale.

C’est par la volonté du Sultan Murad II, dont la tuğra (le sceau) figure sur la plaque dorée au centre de la reliure, que le premier volume, sur trois, fut imprimé à Constantinople en 1814 pour la première fois. La reliure originale, à rabat, est de style ottoman classique, en maroquin olive à décor d’encadrement complété de fers à motifs floraux.

[Document présenté de mai à septembre 2009]

Les Mille et une nuits dans la traduction de l’orientaliste Mardrus

Joseph-Charles Mardrus (1868-1949)
Les Mille et une nuits
Manuscrit autographe signé ayant servi pour l’impression.
BnF
département des Manuscrits.
[NAF 28527
Dation

Né au Caire, le Dr Mardrus (1868-1949) poursuit ses études à Beyrouth et à Paris. S’il y achève ses études de médecine, il se sent une vocation d’écrivain. Il se lie avec Mallarmé, Gide, Valéry, Heredia, Pierre Louÿs, … qui seront, avec des orientalistes comme Sylvain Lévi, ou Hartwig Derembourg, autant de dédicataires des divers tomes de la traduction des Mille et une nuits qu’il publie de 1899 à 1904.

Des premiers volumes aux derniers, l’œuvre est accueillie triomphalement par les milieux littéraires ou artistiques comme par le grand public. Car plus qu’un traducteur, le Dr Mardrus s’y montre un adaptateur plein d’inventivité. Sans doute s’est-il appuyé sur l’édition de Bulaq parue en 1835, mais poète, porté par son esthétique à la fois occidentale et orientale, il n’a cessé d’enrichir le célèbre recueil.

[Document présenté de mi-juin à mi-septembre 2009]

Un lingot chinois du canton de Shanxi

Lingot chinois dit yuanbao 元寶 d’un poids de 50 liang du canton de Wenxi (Shanxi), 1904.
Verticalement à droite, la date, Guang Xu sanshi nian qiyue 光緒三十年七月, « 7e lune de la 30e année de Guang Xu » ; verticalement à gauche, le lieu, Wenxixian 聞喜縣, « canton de Wenxi », en-dessous, le nom du fabricant Wang Yuguo 王裕国 ; verticalement, au centre, nom du liang local utilisé, hongfengping 紅封平, soit 37,61 g à 976 ‰ de fin.
Argent, 1867,15 g ; 114 x 46 mm.
BnF, département des Monnaies, médailles et antiques.
[2007-103

Ces lingots s’échangeaient ou s’encaissaient selon trois critères, l’aloi, le système pondéral, et la coutume : l’ensemble formait le taël de compte. Le système n’était pas unifié et il existait plusieurs taëls de compte selon les régions, selon les coutumes et le but des transactions. De là vient la nécessité de peser les lingots à chaque transaction, de déterminer d’après quel système de poids il sera pesé et d’établir son titre de métal fin. Ces opérations de change et de vérification firent la fortune du réseau des banques du Shanxi. La fabrication n’était pas un monopole d’État, et il y avait des fonderies publiques, guan lufang, et des fonderies privées, si lufang qui étaient soit des entreprises indépendantes, comme à Shanghaï, soit des annexes des banques locales comme au Shanxi.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2009]

Un « carré magique » au sein d’un talisman islamique

Talisman islamique en forme de cœur
Néphrite. XVIIe-XIXe siècle. 6,5 x 5,6 cm.
Ancien fonds (entré avant 1858).
BNF, site Richelieu
département des Monnaies, médailles et antiques.
[Intaille 2276

Au centre d’une plaquette en forme de cœur, entourés d’un rinceau de feuilles, des chiffres sont gravés en positif ; ils sont disposés à l’avers en rangées horizontales et, au revers, dans un « carré magique ». Les carrés magiques, dont l’origine semble provenir de l’Inde et de la Chine vers 2 000 av. J.-C., ont été beaucoup utilisés dans le monde islamique où plusieurs traités ont été écrits dès le Xe siècle. Ils sont composés de carrés de chiffres apparaissant chacun une fois, de sorte que leur somme dans chacune des lignes et des colonnes, ainsi que dans chacune des deux diagonales principales, soit la même. Les textes du XIe siècle montrent que l’on savait remplir des carrés de n’importe quelle grandeur, en introduisant parfois même des conditions supplémentaires de magie. Durant les siècles suivants, ces méthodes anciennes sont perfectionnées, et des textes plus nombreux paraissent, expliquant l’usage magique de carrés particuliers. Ce sont de tels textes qui parviendront, par l’Espagne, à l’Europe de la fin du Moyen Âge. De là vient la dénomination de « carré magique », alors que le terme arabe originel signifiait « arrangement harmonieux des nombres ».
Ici, la présence d’un motif naturaliste, rare dans la glyptique islamique, indique une date assez tardive, de même que l’incohérence des chiffres qui, bien que placés en carré magique, donnent des totaux différents.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2008]

Trois traités de grammaire arabe publiés à Constantinople

الكافية والإظهار وعوامل الجديد [Traités de grammaire arabe]
Constantinople, 1234 [-1819]. In-4, 72 p.
BnF, site François-Mitterrand
département Littérature et art
[X-1742

Cet imprimé ottoman réunit trois ouvrages de grammaire arabe. Le premier d’entre eux, la Kāfiyat d'Ibn al-Hāgib, est d'une remarquable concision qui contribua à son succès, car on y voyait un condensé fidèle de l'essentiel de la syntaxe arabe. La Kāfiyat intéressa les Européens dès la Renaissance et elle fut imprimée à Rome, en arabe, en 1592. Cet exemplaire, sous une reliure remarquable, a été publié à Constantinople, en 1819, à l'usage des étudiants ottomans qui étudiaient l'arabe.

[Document présenté de mi-décembre 2007 à mi-mars 2008]

La somme encyclopédique d’un naturaliste de la Renaissance

Gravure représentant une baleine

Conrad Gesner (1516-1565)
Conr. Gesneri Tigurini, (…) Historiae animalium Liber IV. Qui est de Piscium & Aquatilium Animantium natura.
Francofurti, in Bibliopolio Henrici Laurentii, 1620. In-fol., fig.
BNF, site François-Mitterrand
département des Sciences et techniques.
[S-405

Reprenant le principe de sa Bibliotheca universalis, Conrad Gesner publie à partir de 1551 ses Historiae animalium, compilant largement les travaux de Guillaume Rondelet et de Pierre Belon dans sa partie consacrée aux poissons.

Les notices, publiées dans l’ordre alphabétique, font l’objet d’une organisation précise, terminologie, description, usage pour l’homme, récits légendaires associés à l’animal étant répartis en autant de paragraphes lettrés. Les manchettes, en italique, renvoient aux auteurs cités.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2007]

Une description médiévale de la Mer Égée, île par île

Carte du XVe siècle représentant la Sardaigne et la Sicile

Cristoforo Buondelmonti
Liber insularum Arcipelagi, 2de moitié du XVe siècle.
Manuscrit, 42 f. et 92 cartes, 29 x 21 cm.
BNF, site Richelieu, département des Cartes et plans.
[Ge FF 9351 Rés.

Premier des insulaires, le Liber insularum est l’œuvre d’un chanoine florentin qui se rendit à Rhodes en 1414, d’où il rayonna dans tout l’Archipel. Il en livra peu après, vers 1420, une description île par île, qui s’apparente à un guide de voyage. Très acerbe sur le monde byzantin, mais plutôt bienveillante à l’égard de la présence turque, l’œuvre eut un énorme succès dans la seconde moitié du XVe siècle, comme en témoigne le nombre de manuscrits conservés et ses traductions en italien, vénitien, grec et anglais. Elle préfigure d’autres recueils du même type, imprimés, tels l’Isolario de Bartolomeo dalli Sonetti (1485), le Grand Insulaire resté inachevé d’André Thevet (1586-1589) ou le monumental Isolario dell’Atlante Veneto de Vincenzo Coronelli (1696), ces deux derniers élargis aux îles du monde entier.

[Document présenté jusqu'au 2 septembre 2007]

Guerrier amérindien au début du XVIIIe siècle

Dessin d´un sauvage nepisingue en Canada

Sauvage nepisingue en Canada 1717.
Dessin : aquarelle. 23,7 x 18,7 cm.
BNF, site Richelieu, département des Estampes et de la photographie.
[Of-4 pet. fol., t. 2

Les sources de l’époque permettent de mesurer l’importance des Indiens dans l’histoire de la Nouvelle-France, tous les auteurs en parlent, et souvent de façon substantielle. Sans leur soutien, les Français n’auraient pu contrôler pendant plus d’un siècle un territoire aussi vaste – du golfe du Saint-Laurent aux bouches du Mississippi – et faire face aussi longtemps au défi posé par les colonies britanniques.

Ce guerrier, armé d’un arc et de flèches, chaussé de mocassins, vêtu d’une tunique et d’une couverture obtenus auprès des Européens, au corps couvert de tatouages, appartient au groupe des Népissingues. Ceux-ci, parmi les tout premiers alliés des Français, avaient la réputation d’être les « aînés de tous les sauvages » du Canada.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2007]

Dans les tombes de l’Égypte ancienne

Statuette funéraire égyptienne en calcaire peint

Statuette funéraire égyptienne en calcaire peint
Égypte, début du Nouvel Empire
H. 22 cm
BNF, site Richelieu, département des Monnaies, médailles et antiques
[Égypte, n° 763

Cette statuette momiforme ou chaouabti, était destinée à remplacer le défunt dans les corvées qui lui seraient imposées dans l’au-delà. Trois exemplaires de même type sont connus, deux au département des Monnaies, Médailles et Antiques, et un au Louvre. L’inscription en colonne permet d’identifier leur propriétaire "Ty, comptable des grains d’Amon", un scribe du temple d’Amon à Karnak sous la XVIIIe dynastie.
Acquise à la vente Thédenat-Duvent, 27 mars 1824.

[Document présenté de mi-décembre 2006 à mi-mars 2007]

La médecine asiatique illustrée au XIXe siècle

Traité d´acupuncture en langue thaïe

Traité d’acupuncture en langue thaïe
Encre et couleur sur papier
XIXe siècle
écriture cursive siamoise, 22 plis
BNF, site Richelieu, département des Manuscrits, division orientale
[Indochinois 324

La médecine est universelle ; chaque culture ayant l'usage de l'écriture n'a pas manqué de consigner dans des traités médicaux ses connaissances et ses pratiques. Ce manuscrit provenant de Thaïlande contient des indications sur les maladies pouvant être guéries par l'acupuncture et sur l'art du massage ; ses illustrations montrent les endroits précis du corps à solliciter pour chaque traitement. Il fait partie de la collection de manuscrits d'Asie du Sud-Est dont les premiers éléments furent réunis à la Bibliothèque dès la fin du XVIIe siècle.

[Document présenté de mi-septembre à mi-décembre 2006]

Une entreprise encyclopédique gigantesque à la Cour de Chine

La Grande encyclopédie impériale illustrée

La Grande encyclopédie impériale illustrée, Musique
136 chapitres = Gu jin tu shu ji cheng, Yue lü dian
CHEN Menglei, dir.
Pékin, Wuyingdian, 1726-1728
Imprimée en caractères mobiles métalliques pour le texte, par xylographie pour les illustrations
Joueur de cithare
Chinois 9017, ch. 105, Luth et cithare, 3, fol. 12v-13
BNF, site Richelieu, département des Manuscrits, division orientale, Chinois 9005-9020

La Grande encyclopédie impériale illustrée, la plus vaste anthologie de textes et d’illustrations jamais publiée fut organisée en 10 040 chapitres par CHEN Menglei (1650-1741) sur l’ordre de l’empereur Kangxi (règne 1662-1722) édicté en 1701. Elle sortit des Presses impériales, situées à l’intérieur de la Cité interdite, de 1726 à 1728 sous le règne de son successeur Yongzheng (règne 1723-1735). Le texte fut composé en caractères mobiles métalliques, spécialement réalisés pour cette entreprise, et les illustrations ont été gravées sur bois selon la technique la plus pratiquée en Chine à partir du Xe siècle pour imprimer les livres. Cet exemplaire portant des couvertures de papier jaune impérial sablé d’or et des étiquettes calligraphiées sur soie de même couleur fut envoyé à la Bibliothèque du roi en 1772 par le P. Joseph Marie Amiot S.J. (1718-1793) alors à la mission française de Chine à Pékin. On lui doit le Mémoire sur la musique des chinois, publié à Paris en 1779, et faisant partie du T. VI des Mémoires concernant les chinois, publiés en 16 volumes à Paris, de 1776 à 1814.

[Document présenté de mi-juin à mi-septembre 2006]

Des traductions et de la diffusion des textes

Imitation de Jésus-Christ
Quatre livres, traduits en langue basque par Silvain Pouvreau, prêtre du diocèse de Bourges
XVIIe siècle
Papier. 178 f. 190 x 125 mm
Reliure maroquin rouge
BNF, site Richelieu, département des Manuscrits, division occidentale
Celtique et basque 9

Né à Bourges, Silvain Pouvreau apprit le basque, en étant secrétaire de l’abbé de Saint-Cyran. Outre l’Imitation de Jésus-Christ, il a traduit en basque, au milieu du XVIIe siècle, l’Instruction du chrestien du cardinal de Richelieu, l’Introduction à la vie dévote de saint François de Sales et Combate espiritual de Lorenzo Scupoli. Ses papiers, qui contiennent aussi les manuscrits de son dictionnaire basque-français (Celtique et basque 7 et 8), constituent les plus anciens documents en basque conservés dans le fonds. Ils ont appartenu à la bibliothèque de Colbert avant d’entrer dans les collections royales.
Le fonds Celtique et basque réunit 226 volumes dont 101 manuscrits basques.

[Document présenté de mi-mars à mi-juin 2006]

Fragment d’un Livre des morts égyptien

Livre des morts au nom de la dame Ânkhesenaset (fragment)
Thèbes, Haute-Égypte, fin de la XXe ou XXIe dynastie, 1100-950 av. J.-C.
Écriture hiératique, encres et couleurs sur papyrus
BNF, site Richelieu, département des Manuscrits, division orientale
Égyptien 77

Recueils de formules magiques destinées à accompagner les morts dans leur voyage vers l’au-delà, les Livres des morts égyptiens sont généralement illustrés. Dessinées et peintes avec délicatesse et raffinement, ces images représentent les animaux ou les divinités invoquées et sous les traits desquels ils se dissimulent pour surmonter les obstacles rencontrés sur la route.

[Document présenté de mi-septembre 2005 à mi-mars 2006]

jeudi 27 décembre 2012

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