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Collections et services

Séance questions-réponses du 6 mars 2008

Bibliothèque de recherche (Rez-de-jardin) – Club des lois – Compte rendu

Informations générales

Denis Bruckmann, directeur des Collections, donne aux lecteurs quelques informations d’ordre général que l’on trouvera par ailleurs dans la Lettre aux lecteurs n° 29 (mars 2008).

Changements à la direction de la BnF

Jacqueline Sanson a été nommée Directrice générale de la BnF. Denis Bruckmann, qui était auparavant son adjoint pour des questions scientifiques et techniques lui succède au poste de Directeur des Collections. Il a été nommé directeur général adjoint.

Quelques chiffres du rapport annuel 2007

La fréquentation est en légère baisse (-3,1%) en Rez-de-jardin (1040 lecteurs en moyenne par jour) et en légère hausse dans les départements spécialisés. Elle est en baisse de 8,5% en Haut-de-jardin, où la moyenne journalière passe en dessous de 2000 lecteurs par jour. Outre le phénomène général de la baisse de la fréquentation des bibliothèques, on peut évoquer également les ponts des jours fériés de printemps et les difficultés dans les transports en novembre 2007. La communication des documents est également en baisse, sans doute en raison du chantier de désamiantage qui s’est étalé sur toute l’année 2007, rendant une partie des collections incommunicables.

Numérisation des collections

En 2007, la numérisation a porté sur 30.000 volumes supplémentaires et l’océrisation de 60.000 volumes déjà dans Gallica. Le marché de numérisation des 100.000 ouvrages par an a été lancé en octobre 2007. Après différents tests, la numérisation a commencé mais les premiers documents de ce chantier sont en ligne dans Gallica depuis fin mars 2008. Pour en savoir plus sur la politique documentaire et l’avancement du chantier, on peut consulter le site bnf.fr>Professionnels> Numérisation et données numériques>Gallica. 10 millions d’euros ont été accordé via CNL à la BnF pour ce chantier. De son côté, la numérisation de la presse avance à grand pas : elle est achevée pour certains titres, de nouveaux titres sont entrés dans le chantier.
Au Salon du livre, la BnF a présenté une première en Europe : l’intégration de 3000 ouvrages sous droit dans Gallica grâce aux accords avec les éditeurs et permettant la consultation ou téléchargement payants, aux conditions variables selon les éditeurs.

Photographie individuelle

A partir du 31 mars, les lecteurs pourront utiliser leurs appareils personnels pour photographier les documents en cours de consultation. Pour des raisons de droit, seuls les documents publiés avant 1918 pourront être autorisés et le lecteur devra s’engager à utiliser ces copies exclusivement à usage privé. Le flash et tout appareil nécessitant le contact avec le document seront interdits. Cette facilité est limitée aux salles de lecture de la bibliothèque de Recherche et concerne tous les départements, y compris les départements spécialisés, et tous les types de documents (manuscrits, estampes, cartes et plans).
La BnF, répondant ainsi à la demande forte des lecteurs, tient ainsi compte des évolutions de leurs pratiques et des nouvelles techniques de travail.

Consultation des archives de l’Internet

A partir du 7 avril, les lecteurs pourront consulter les archives de l’Internet, collectés par la BnF au titre du dépôt légal, composées d’échantillons et de sélections de sites du domaine français. Les documents les plus anciens remontent à 1996, et les plus récents à quelques jours. Pendant une période d’expérimentation, elles seront consultables sur 13 postes d’accès aux ressources numériques, en salles X et P (site François-Mitterrand) et dans la salle de Références (site Richelieu).

Enquête des publics

En avril, la BnF lance l’enquête d’observation des publics, réitérée tous les trois ans. Il s’agit de connaître toujours mieux les publics de la Bibliothèque, leurs usages, leurs satisfactions et leurs attentes. Une enquête en ligne prolonge cette action, afin de déterminer également le profil et la satisfaction des Internautes qui visitent le site www.bnf.fr. Les résultats de l’enquête seront connus en juin.

Pour une meilleure interaction avec les lecteurs

La BnF réfléchit aux moyens d’un meilleur dialogue avec les lecteurs, comment mieux se faire entendre, écouter et échanger les idées.

Questions posées par les lecteurs et réponses données

Modalités d’échanges entre les lecteurs et avec les responsables de la BnF. Une lectrice, qui assiste pour la première fois à la séance, suggère que la réunion soit organisée à un autre horaire, plus favorable aux lecteurs qui dans la journée travaillent (par exemple le soir). Elle demande comment contacter le représentant des lecteurs, quels moyens la BnF peut-elle mettre à la disposition de ses lecteurs pour faciliter les contacts et les échanges entre eux (une boîte aux lettres, un panneau d’affichage, un emplacement signalé, rencontres avec leur représentant).
 La suggestion de reporter la réunion à la fin de la journée est notée. William Marx, présent à la séance, rappelle que les lecteurs peuvent le contacter par courriel à l’adresse suivante : bnf@univ-orleans.fr. Il envisage la possibilité de développer un site ou un forum. L’idée d’un forum ou d’un espace d’échange virtuel est également retenue par la BnF qui réfléchit au moyens de favoriser la constitution des lecteurs en communauté avec l’aide des outils électroniques (espace d’échange sur le site bnf.fr).
Les conditions de restauration pour les lecteurs. Un lecteur interroge sur les choix de la BnF et les conditions dans lesquelles elle s’est engagée avec Eliance pour les prestations de restauration jusqu’à fin de l’année 2010 (marché public, convention avec la société qui a aujourd’hui le monopole). Selon nombre de lecteurs, les tarifs sont chers, la qualité est médiocre, le choix est réduit, le café des Temps est fermé lundi après-midi.
Il s’agit d’une convention d’occupation et d’exploitation d’un service de restauration rapide conclue en 2001 pour 10 ans après mise en concurrence. La société Avenance / Elior assume les risques de l’exploitation et définit librement sa politique tarifaire. Néanmoins, des réunions ont eu lieu entre la BnF et le prestataire pour le sensibiliser sur les attentes du public en termes d’offre et de tarification. Afin de dissiper les doutes et apporter des éclairages sur la situation et les perspectives, un article sera publié à ce sujet dans un des prochains numéros de la Lettre aux lecteurs. Il est rappelé que le prestataire met à la disposition du public une « boite à suggestions » au café de l’Est. Ce point est depuis l’ouverture en 1998 un sujet d’insatisfaction d’une partie des lecteurs, dont la BnF prend la mesure, sans pour autant avoir la possibilité d’y remédier. Des améliorations ont été apportées en 2007 (pains plus variés, potages chauds, etc.
Communication des documents et les effectifs du personnel de magasinage. Une lectrice tient à rendre hommage aux magasiniers de la BnF qui ont trouvé les ouvrages dont elle avait besoin et qui étaient déclarés manquant en place. Elle s’interroge à cette occasion sur les réformes touchant ce personnel qualifié.
Denis Bruckmann tient à rassurer les lecteurs : il n’est pas question de remplacer les magasiniers qualifiés par un personnel précaire non qualifié. Certes, la BnF subit comme tout établissement de la Fonction publique la réduction des emplois publics de toutes les catégories, mais pour compenser ces pertes elle recherche des gains de productivité. Dans le même temps, la BnF gère désormais ses propres effectifs, ce qui lui permet plus de souplesse. Cette année par exemple, 43 postes de magasiniers ont été déclarés et recrutés par concours (ils sont aujourd’hui en poste). Cependant, elle ne peut se passer du personnel vacataire pour occuper aux côté des titulaires des postes permanents et en été, en saison de congés, elle recourt aux personnels saisonniers.
Catalogue général de la BnF : ouvrages orphelins, erreurs de cotes, possibilité de signaler les erreurs. Une lectrice évoque le cas d’un ouvrage orphelin, sans notice dans le catalogue, miraculeusement retrouvé : y a-t-il un service spécifique pour rechercher ces ouvrages, un programme de corrections systématiques du catalogue. Un autre lecteur mentionne le cas des erreurs fâcheuses dans le catalogue (un film X attribué à Henri Bosco). Quels moyens ont les lecteurs pour signaler les erreurs du catalogue ?
Malgré d’importants progrès accomplis dans la qualité du catalogue général de la BnF depuis 1998, il reste encore de nombreux ouvrages non catalogués (15 à 30 000) et des erreurs « d’épine dorsale » (lien entre la notice bibliographique, la notice exemplaire et les données de l’unité physique de conservation et de communication). Des corrections sont effectuées par programme et au fur et à mesure des signalements d’erreurs (par ex. 40 000 corrections ont été effectuées en 2007 sur les « épines dorsales »).
Pour signaler les erreurs au catalogue, les lecteurs sont invités à s’adresser aux bibliothécaires en banque de salle qui rempliront avec eux une fiche de signalement. Il est également possible d’envoyer un courriel en utilisant l’outil courrier du site bnf.fr (on peut passer au préalable par l’envoi de la notice par courriel de façon à garder les références précises). La possibilité de signaler l’erreur directement depuis la notice au service chargé des corrections est en cours d’étude.
Baisse générale et prévisible de la fréquentation : comment la BnF s’y prépare-t-elle ? Après avoir rappelé à l’occasion de la séance sa satisfaction de l’accueil, du personnel compétent, de la qualité des échanges malgré la structure difficile (institution, architecture), une lectrice s’interroge sur le tassement de la fréquentation des bibliothèques et sur la manière dont la BnF se prépare pour y faire face.
En effet, la BnF constate le phénomène qui la touche comme les autres bibliothèques en France et à l’étranger. Pour y faire face, elle ouvre de nouveaux chantiers : diversifier les publics et démocratiser l’accès, renforcer la fonction de médiation et la qualité dans l’accueil, l’assistance et l’accompagnement des lecteurs, favoriser la sociabilité, car une bibliothèque est aussi un lien de communauté et non seulement un lieu de travail.
Aménagement de l’esplanade, difficultés d’accès en cas d’intempéries, sécurité des personnes. Les intempéries récentes sont encore présentes dans la mémoire des lecteurs, qui déplorent les conditions d’accès à la bibliothèque en mauvaise saison. Même si l’intervention des secours est très rapide en cas d’incident. Que prévoit la BnF pour régler ce problème qui reste d’actualité malgré l’accès de plain-pied depuis l’avenue de France ? Par ailleurs, l’ascenseur pour handicapés n’est pas d’accès libre et il est mal placé. William Marx, présent à la séance a consacré son billet de représentant des lecteurs dans la Lettre aux lecteurs n°29 (datée mars, sortie à la fin du mois) à ce sujet.
En cas de glissade ou chute sur l’esplanade, au-delà de l’intervention des secours, les lecteurs peuvent faire une déclaration d’incident s’ils ont subi un préjudice physique ou matériel. S’adresser aux agents de Sûreté qui fourniront le formulaire, consigner les circonstances avec l’apport d’un témoin si possible. Adresser en parallèle une réclamation par courrier au Service juridique de la BnF. Après réception, le service juridique saisit l’assureur de la BnF, qui instruit la réclamation et se met directement en contact avec la victime. L’assureur statuera sur la responsabilité de la BnF et l’opportunité d’une indemnisation de la victime.
La BnF prévoit des travaux d’aménagement de l’esplanade visant non seulement à mieux signaler l’entrée Est depuis la passerelle, mais également à sécuriser le cheminement pour tous les publics, handicapés ou non. Les travaux devraient commencer à la fin 2008 et se poursuivre sur le 1er semestre 2009.
La question de l’ascenseur pour handicapés est à l’étude : comment faciliter l’accès sans déroger aux règles de sécurité imposée par le plan Vigipirate.
Le rôle de la BnF dans la conservation et la communication du patrimoine littéraire français du 20e siècle. Que fait la BnF dans ce domaine ? Quelle est sa politique, comment sont définies ses missions ? quels sont ses rapports avec l’IMEC, dont le statut associatif ne favorise pas la pérennité ? ne faut-il pas éviter l’atomisation, la dispersion des ressources, la multiplicité des interlocuteurs ? comment procéder pour donner des archives ?
Pour savoir comment effectuer un don à la BnF, on peut consulter le site bnf.fr>La Bibliothèque>Connaître la BnF>Le don à la BnF.
Concernant les manuscrits littéraires français du 20e siècle, la BnF assure ses missions de collecte, de conservation, de signalement et de communication. Sa notoriété et sa pérennité ainsi que les actions de ses conservateurs favorisent les dépôts et les dons des manuscrits littéraires, comme en témoigne récemment encore le legs de l’ensemble des manuscrits de Julien Gracq.
Manifestations culturelles organisées par la BnF et la possibilité pour les provinciaux d’en profiter en différé. La programmation des conférences de la BnF est très riche et intéressante. Comment les provinciaux qui ne peuvent se déplacer pourraient-ils mieux en profiter ? Pour ne pas manquer la diffusion sur France-Culture (lorsqu’elles sont organisées en coproduction) pourrait-on être informé du calendrier ?
La suggestion de faire figurer dans le programme des conférences sur le site bnf.fr la date de diffusion de la conférence sur France-Culture a été transmise au service des Manifestations culturelles qui répond ne pas pouvoir faire figurer la date de diffusion sur France Culture, car les choix se font a posteriori. Les lecteurs et les auditeurs intéressés sont invités à consulter le site www.radiofrance.fr. La BnF travaille sur le projet de mise en ligne des conférences qu’elle organise (problèmes techniques et de droit à résoudre d’ici la fin de l’année). Elles sont par ailleurs toutes enregistrées et peuvent être consultées toutes en salle P (version vidéo ou enregistrement sonore) ou une sélection en salle B en Haut-de-jardin.
Eclairage dans les salles de lecture : dans certaines salles de lecture et sur certaines places l’éclairage serait trop faible et insuffisant.
La remarque sera transmise aux services compétents, qui ne pourront intervenir que sur la base des indications plus précises. Les lecteurs sont invités dans ces cas à signaler le problème aux bibliothécaires en banque de salle qui pourront alors aussitôt et avec précision informer les services techniques. Hors réunion : dans le cadre des actions du développement durable, la BnF prévoit de remplacer les lampes halogènes actuelles par les lampes à leds sur l’ensemble des tables de travail des salles de lecture.

lundi 19 juillet 2010

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