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Archives sonores

Archives sonores : l'inédit

L’origine du département de l’Audiovisuel remonte aux Archives de la Parole, créées en 1911 par le linguiste Ferdinand Brunot. Il s’agissait d’enregistrer et de conserver pour les générations futures toutes les manifestations de la langue parlée : dialectes, langues étrangères, voix de personnalités : Guillaume Apollinaire, Alfred Dreyfus, Emile Durkheim…

En 1928, le Musée de la Parole et du Geste prend la suite des Archives de la Parole. La perspective linguistique cède le pas à une approche musicale dont les fleurons sont, par exemple, l’ « Anthologie musicale » de l’Exposition coloniale de Paris en 1931 ou le Congrès de musique arabe du Caire en 1932.

Les collectes du Musée à l’étranger, comme celles menées en Roumanie (1928), en Tchécoslovaquie (1929) et en Grèce (1930) sont une autre composante de ce patrimoine rare et précieux.

Tout aussi uniques sont les enregistrements de terrain effectués par de grands découvreurs et collecteurs tels Paul-Emile Victor au Groenland, Geneviève Massignon en Acadie, et pour une période plus récente Félix Quilici en Corse (polyphonies corses enregistrées entre 1948 et 1963), Deben Bhattacharya (musiques du monde entre 1954 et 2000) à travers le monde, Simha Arom (polyphonies et polyrythmies pygmées)…

Parallèlement, des musiciens ont eut la volonté, de longue date, de donner à la Bibliothèque leurs archives inédites, souvent accompagnées de documentation écrite et iconographique. Ces collections comportent des enregistrements de concert de l’Orchestre de Paris, des disques-test de Nadia Boulanger, des œuvres des compositeurs sélectionnés dans le cadre du Festival de l’Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges (IMEB)…

Enfin, le développement des sciences humaines les a conduites à faire à l’enregistrement sonore une place non négligeable : ainsi de l’histoire orale avec le fonds du Centre de Recherche Historique de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (récits de vie autour de métiers en voie de disparition) ou la collecte de récits de vie de policiers du CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales). Les enregistrements occupent aussi une place importante en tant que témoignages et traces : on peut citer les enregistrements des cours donnés par Gilles Deleuze à l’Université Paris-8 entre 1979 et 1987, ou l’ensemble des conférences et colloques se déroulant à la Bibliothèque nationale de France.

Tous ces documents peuvent être consultés en Bibliothèque de recherche.

En Bibliothèque d’étude, on peut consulter en accès libre 1 000 heures de voix célèbres et d’archives radiophoniques.

jeudi 27 janvier 2011

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