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lettre aux lecteurs
MAI-JUIN 2015 • 70
SOMMAIRE  
• À LA UNE De François 1er à Gallica, des collections multiséculaires
• RESSOURCES NUMÉRIQUES Les thèses du monde entier à portée de clic
• AIDE À LA RECHERCHE Trouver des fonds d'archives audiovisuelles
• LA PAROLE AUX REPRÉSENTANTS DES LECTEURS La BnF et (tous) ses métiers
• SERVICES AUX LECTEURS
INFOS PRATIQUES Offre partenaire Opéra Bastille L'été, c'est gratuit ! Rappel : remise de 10% sur le réabonnement en ligne Jours fériés en mai 2015 Fermeture annuelle 2015 Vigipirate « Alerte attentat »
À LA UNE
De François 1er à Gallica, des collections multiséculaires
En instituant le dépôt légal en 1537, François 1er ne pouvait certes pas imaginer l'ampleur et la diversité des collections conservées aujourd'hui à la BnF. En 2014, ce sont encore 78 367 nouveaux livres qui ont rejoint les magasins, 4 497 titres de périodiques, plus de 24 222 documents audiovisuels et des millions de sites web archivés. Il pouvait encore moins envisager un accès public partagé dans les salles de lecture et, encore plus largement, sur internet grâce à Gallica.
Pour garantir la conservation des collections patrimoniales, relier, conditionner, cataloguer, désacidifier, numériser se conjuguent au quotidien pour les équipes de la BnF. Ce travail de l'ombre permet d'assurer, chaque jour, la communication de plusieurs milliers d'ouvrages patrimoniaux, des trésors de la Réserve des livres rares aux jeux vidéos. Lecteurs en salle de lecture, vous participez aussi à la conservation en manipulant les documents imprimés avec soin. Un exemplaire du dépôt légal publié en 2015 est précieux car il doit pouvoir être lu par les générations futures. La conservation partagée se manifeste également par la générosité des donateurs et mécènes qui soutiennent la BnF dans sa mission d'acquisition et de préservation.
Les trésors nationaux doivent aussi pouvoir être vus par tous. À l'occasion des commémorations autour de l'avènement de François 1er, plus de 200 manuscrits, imprimés, estampes, pièces et médailles sont présentés jusqu'au 21 juin dans l'exposition « François 1er : pouvoir et image » à la BnF. Du 4 juillet au 18 octobre 2015, plus de 130 manuscrits, hérités de la bibliothèque royale, seront visibles au château de Blois pour l'exposition : « Trésors royaux de la bibliothèque de François 1er ».
Titulaire d'une carte de lecteur de la BnF, vous accédez gratuitement à l'exposition de la Bibliothèque François-Mitterrand.
En savoir plus François 1er, pouvoir et image et exposition virtuelle (Paris, site F.-Mitterrand) François 1er, un prince fastueux de la Renaissance (Bibliographie) Soutenir la BnF
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RESSOURCES NUMÉRIQUES 
Les thèses du monde entier à portée de clic
En vous connectant à la base de données Proquest Dissertations & Theses, vous accédez à un répertoire de thèses et mémoires du monde entier, depuis 1743 jusqu'à nos jours, régulièrement actualisé. Actuellement, plus de 48 000 thèses françaises y sont référencées.
La couverture disciplinaire est très large : sciences humaines et sociales, arts, sciences et technologies, médecine, économie et gestion... Le moteur de recherche vous permet non seulement une recherche par sujet ou par auteur, mais aussi par directeur de thèse, université, langue ou pays d'origine. Pour les mémoires postérieurs à 1980, un résumé rédigé par l'auteur est inclus. Désormais vous pouvez accéder au texte intégral des thèses et mémoires référencés, de manière quasi exhaustive pour les travaux depuis 1997, de manière sélective après cette date.
Accès en salle de lecture : Ressources électroniques > Bases de données > Lettre « P »
Voir aussi thèses.fr, thèses de doctorat soutenues en France depuis 1985 Ressources électroniques
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AIDE À LA RECHERCHE 
Trouver des fonds d'archives audiovisuelles
De nombreux fonds d'archives, personnelles et d'institutions, sont déposés au département de l'Audiovisuel pour leur conservation et leur valorisation. Ils sont désormais décrits dans le catalogue BnF Archives et manuscrits (BAM). On trouve dans les fonds du département de l'Audiovisuel trois grands ensembles d'archives.
Les enregistrements sonores
Les fonds historiques des « Archives de la Parole » produits dès 1911 (linguistique et folklore français et étranger), les dons faits à ces Archives (dons Pathé et de particuliers), mais aussi des fonds plus récents d'histoire orale, d'ethnomusicologie et de linguistique (Récits de vie de policiers, fonds Jean Rouch, enquête socio-linguistique à Orléans...) sont quelques exemples des collections. Ces fonds proposent aussi de nombreuses archives papier et photographiques. Actuellement, une quinzaine de corpus d'archives sonores sont consultables.
L'audiovisuel et le multimédia
Des fonds d'archives relatifs au cinéma et à la vidéo sont également présents : archives audiovisuelles, papier et photographiques de créateurs contemporains (cinéastes, vidéastes et plasticien-ne-s) et de pionniers de la vidéo (collectifs, producteurs, etc.). Trois fonds, des cinéastes et plasticiennes Maria Klonaris et Katerina Thomadaki, de l'artiste Marcus Reichert, et du collectif militant Vidéo00, sont déjà répertoriés. D'autres, comme le fonds Michel Jaffrennou, les vidéos de Nil Yalter ou encore les archives personnelles du docteur Jean Comandon, sont en cours de signalement. Les documents répertoriés permettront d'appréhender le travail cinématographique ou vidéo comme un ensemble cohérent, du travail initial de recherche et de documentation jusqu'aux modalités de diffusion et l'accueil par le public.
La collection Charles Cros
Elle rassemble plus de 1 400 appareils de lecture et d'enregistrement de documents sonores, vidéo et multimédia, des premiers phonographes à feuille d'étain aux consoles de jeu les plus récentes, sans oublier les caméras et magnétoscopes emblématiques des débuts de la vidéo. Le département de l'Audiovisuel s'est engagé dans la publication du catalogue de cette collection d'appareils. Aujourd'hui, sont déjà décrits dans BAM, les appareils utilisés et présentés aux Archives de la parole - Musée de la parole et du geste, ainsi qu'un ensemble d'outils et instruments de phonétique expérimentale. À terme, l'ensemble de la collection sera décrit dans BAM et une centaine d'appareils seront photographiés pour être accessibles sur Gallica. La collection Charles Cros est visitable sur demande. Prendre contact avec le département de l'Audiovisuel.
Comment consulter ces fonds ?
On peut soit effectuer une requête via le formulaire de recherche, soit chercher par collection. Chaque corpus bénéficie d'une présentation générale, indiquant notamment les conditions de consultation ou de reproduction des documents décrits. Des index (noms, sujets ou lieux) aident à la sélection de documents. On peut également simplement chercher par mot du texte. Les documents décrits sont consultables soit dans Gallica, soit en salle P de la Bibliothèque de recherche (Rez-de-jardin).
En savoir plus Le département de l'audiovisuel Les inventeurs : Charles Cros
Outils d’aide à la recherche Bibliographies thématiques Portails thématiques et Guides de recherche Chercher & trouver, les mémos de la BnF
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La parole aux représentants des lecteurs
La BnF et (tous) ses métiers
Dans ma dernière contribution (n°68), je vous avais donné quelques (mauvaises) nouvelles concernant le « cœur de métier » de la BnF, pour lequel les moyens en 2015 continuent de diminuer. Pour rappel rapide : le budget d'acquisitions pour 2015 est en baisse de plus de 8%, et la réduction d'effectifs se poursuit (18 postes en moins prévus en 2015, après 29 postes supprimés en 2014). A cette réduction de postes s'ajoute en plus aujourd'hui un taux de vacance important pour les postes existants, puisque 66 emplois (notamment de 35 magasiniers) ne sont en ce moment pas occupés (du fait de retards pris dans le recrutement de nouveaux agents).
Bien sûr, la BnF continue de « tourner » malgré tout et nous, lecteurs, continuons de l'utiliser tant bien que mal, sans souvent savoir ce qui se passe dans ses coulisses. C'est là l'intérêt principal de disposer d'un représentant des lecteurs, membre du Conseil d'administration et à ce titre relais possible pour ces informations (c'est d'ailleurs peut-être le seul intérêt de cette « fonction témoin », mais j'y reviendrai dans une prochaine lettre-bilan, puisque je rentre ce mois-ci dans ma dernière année de mandat).
Vous connaissez désormais mon goût prononcé pour les questions logistiques et matérielles, qui vont de ces données sur les grandes masses budgétaires de l'établissement à des détails bien plus prosaïques, comme ceux qui m'ont valu (d'après mes informations) le surnom de « M. Micro-ondes » ou de « M. Pipi » dans certains cercles. Cela me convient très bien. J'estime qu'un établissement public comme la BnF doit être évalué à la fois à l'aune des services directs qu'il rend à ses usagers (le « cœur de métier » dont je parlais plus haut), mais aussi des conditions de travail indirectes qu'il leur fournit. J'ai signalé à de nombreuses reprises à la direction les problèmes qui se posaient dans ce domaine, sans réel succès à ce jour, j'en suis conscient. M. Micro-ondes bat sa coulpe (froidement).
Mais la BnF doit aussi être évaluée à l'aune des conditions de travail de ceux qui font de leur mieux pour améliorer les nôtres (de conditions de travail, si vous avez suivi) : je veux parler évidemment des agents, de toutes catégories, qui font justement « tourner » l'établissement. On sait les problèmes qui se posent pour eux (et donc pour nous) : la diminution des effectifs et le taux de vacance avec les surcharges qu'elles provoquent ; les modifications « cosmétiques » de l'établissement (les salles du Haut-de-Jardin ou l'accréditation des lecteurs récemment) qui, lorsqu'elles sont autorisées par Notre Grand Architecte Perrault le Hardi, entraînent dégradation des conditions de travail pour les agents et donc dégradation des conditions d'accueil pour les lecteurs.
Il ne faudrait pas oublier dans ce tour des professions qui nous aident à professer, l'ensemble des salariés des services « externalisés », comme on dit, qu'ils assurent le gardiennage ou le nettoyage des sites. On les accuse souvent (un peu rapidement, et moi le premier) de tous les maux : traitements expéditifs à l'entrée, par exemple, ou mauvaises conditions d'hygiène de nos « sanitaires » (qu'aucun chercheur étranger de passage ne nous envie). Ces problèmes sont réels, je ne les nie pas. Mais pourquoi se posent-ils alors (parfois) ?
Quand on creuse un peu (et je remercie ici tous les syndicats du personnel, qui aident à creuser), on voit vite que ces agents connaissent eux-mêmes des conditions de travail difficiles, des cadences épuisantes, des plannings impossibles…imposés par les sociétés Neo Security ou ONET qui ont remporté les marchés publics afférents. Ces marchés publics, comme je l'ai appris lors du dernier CA (du 25 mars), comportent tous aujourd'hui des clauses sociales, par lesquelles la BnF impose par exemple à ces prestataires un taux minimal de recrutements d'« insertion ». On peut s'en réjouir. On peut déplorer, en revanche, que ces clauses soient rarement remplies dans les faits, Neo Security se contentant aujourd'hui d'honorer 23,01% du nombre d'heures d'insertion requis par son contrat, ONET guère plus (27,99%). On peut déplorer également qu'ONET, par exemple, ait fait chuter ses effectifs à 45 agents aujourd'hui, alors qu'il était encore de 61 salariés il y a quelques années. Tout ça pour assurer le même niveau de service en théorie, ce qui entraîne à la fois des surcharges de travail pour les agents actuels, et des risques de dégradation du service pour les lecteurs (comme nous avons pu le constater régulièrement).
À l'heure où je termine cette lettre (le 9 avril), les agents d'ONET se sont mis en grève reconductible pour demander une amélioration de leurs conditions de travail. On émet le vœu ici que ce conflit ne se jouera pas simplement au sein de la société privée, mais que la BnF remplira son rôle de donneur d'ordre public, en intervenant pour garantir les meilleures conditions possibles de service, et donc de travail pour les personnes en charge de notre environnement commun. Sans doute ces améliorations se répercuteraient ensuite positivement sur les rapports entre ces sociétés privées et le public de la BnF…
Comme tout le monde, les lecteurs sont plus efficaces et leur voix collective plus forte s'ils s'organisent :
je vous rappelle donc de nouveau l'existence d'ALUBnF, votre association de lecteurs, et de sa page facebook publique.
Francisco Roa Bastos © Francisco Roa Bastos Francisco Roa Bastos
Représentant des lecteurs, collège recherche
froabastos@gmail.com
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SERVICES AUX LECTEURS  
La réservation en mobilité
Vous pouvez à présent faire une réservation en Bibliothèque du Rez-de-jardin, ou différer votre heure d'arrivée en cas de retard, à partir de votre téléphone portable. Connectez-vous à votre Espace personnel sur http://www.bnf.fr/m/fr/m_espace_personnel.html
Recherche de périodiques dans le catalogue général
La BnF propose une démarche collaborative pour concevoir la nouvelle interface du Catalogue général. N'hésitez pas à donner votre avis en ligne. Depuis le 14 avril, la recherche des périodiques (journaux, revues) est en test dans la version bêta.
Recherche de périodiques dans Europeana Newspapers
Le moteur de recherche développé par The European library, dont la BnF est partenaire, permet aujourd'hui de faire une recherche transverse sur des millions de pages de journaux conservés dans 25 bibliothèques de 23 pays européens.
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INFOS PRATIQUES  
Offre partenaire Opéra Bastille
Pour les abonnés à la Lettre aux lecteurs, réduction* de 20% pour le « Roi Arthus » d'Ernest Chausson le 19 mai et les 8 et 11 juin à 19h30.
Réservation sur le site de l'Opéra de Paris, onglet « Billetterie » en indiquant le code BNF141 dans le champ « Offres en partenariat », par téléphone au 08 92 89 90 90 (0,34 € TTC/min) ou aux guichets du Palais Garnier ou de l'Opéra Bastille. »
* Réduction d'environ 20%. Offre non rétroactive et non cumulable, valable sur certaines dates et dans la limite d'un contingent de places des trois premières catégories
L'été, c'est gratuit !
L'accès aux salles de lecture de la Bibliothèque du Haut-de-jardin, ouverte à tous, est gratuit les samedis (10h-20h) et dimanches (13h-19h), toute la journée, du 27 juin au 16 août 2015. Du mardi au vendredi, l'accès est aussi gratuit après 17h.
Rappel : remise de 10% sur le réabonnement en ligne
Bénéficiez d'une remise de 10% sur votre carte de lecteur en renouvelant votre abonnement en ligne (offre valable pour un titre à l'identique). Merci de votre fidélité !
Jours fériés en mai 2015
La BnF sera fermée sur l'ensemble de ses sites les vendredis 1er mai (Fête du travail) et 8 mai (Victoire 1945), le jeudi 14 mai (Ascension), le dimanche 24 et le lundi 25 mai (Pentecôte).
Fermeture annuelle 2015
Consciente de la gêne occasionnée par la fermeture annuelle nécessaire à la réalisation de travaux de maintenance, la BnF en réduit la durée à une semaine, au lieu de deux par le passé. En 2015, les sites parisiens (François-Mitterrand, Richelieu, Bibliothèque de l’Arsenal et Bibliothèque-Musée de l’Opéra) fermeront à partir du vendredi 28 août au soir jusqu’au dimanche 6 septembre inclus.
Vigipirate « Alerte attentat »
Mesures de renforcement du plan Vigipirate : accès au site François-Mitterrand uniquement par l'entrée Est avec une pièce d'identité ; accès à internet réservé aux titulaires de cartes de lecteurs ; fermeture le dimanche du Musée des monnaies, médailles et antiques et des expositions du site Richelieu. Merci de votre compréhension.
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Une remarque, une suggestion ? Contactez-nous : lettreauxlecteurs@bnf.fr
       
Chroniques, le magazine de la BnF
Conformément à la loi N° 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi N° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur ayant déposé des informations directement ou indirectement nominatives, peut demander la communication de ces informations et les faire rectifier le cas échéant.
Direction de publication : Bruno Racine, Sylviane Tarsot-Gillery
© Bibliothèque nationale de France 2015 • Quai François Mauriac • 75706 Paris Cedex 13 • ISSN 1638-5969