Collections et services
Archives du Trésor du mois
Octobre 2009
Costumes Turcs // Dessinés à Constantinople // pendant l’Ambassade de // Mr. Le Comte de Choiseuil Gouffier // 1787
- 2 : « Visir en habit de cérémonie »
- 23 : « Kalioneghi ou Soldat de Marine »
24 dessins. Gouache sur papier, 33,5 x 20 cm.
BnF
Bibliothèque-musée de l’Opéra.
[RES 2228
Pendant son ambassade à Constantinople, le comte de Choiseul-Gouffier fit réaliser en 1787 des portraits bien colorés, à la gouache, de personnalités religieuses, politiques ou militaires turques dans des costumes de fonction ou d’apparat.
En 1879 était enregistrée à la Bibliothèque de l’Opéra, sans mention d’origine, l’entrée de vingt-quatre de ces dessins représentant entre autres : grand seigneur, vizir, ministre des affaires étrangères, janissaires, marins, chef des eunuques, derviche tourneur, jardinier et seulement trois femmes dont une sultane non voilée.
À cette période, Nuitter, archiviste de l’Opéra, organisait une exposition théâtrale dans le cadre de l’exposition universelle au Palais du Champ de Mars (1878), et les collections de la bibliothèque de l’Opéra s’enrichirent notablement par achats, par échanges ou par dons. Le succès de l’exposition entraîna l’ouverture d'un musée dans le pavillon ouest du palais Garnier. L’acquisition de la série de dessins fut certainement favorisée par ces heureuses circonstances, même si l’on peut s'étonner un peu que des représentations de costumes historiques rejoignent des projets purement théâtraux, mais les premières pouvaient sans doute inspirer les seconds à une époque soucieuse de vérité historique.
Septembre 2009
Nicolas de Nicolay (1517-1583)
[Recueil. Costumes turcs].
Dessins en couleurs. Suite de dessins copiés ou adaptés d’après la relation de voyage de Nicolas de Nicolay.
BnF
département des Estampes et de la photographie.
[OD-20-4
Nicolas de Nicolay, seigneur d’Arfeuille et de Belair (1517-1583) était un militaire originaire du Dauphiné qui parcourut l’Europe avant de devenir en 1542 valet de chambre et géographe ordinaire du roi sous Henri II ; envoyé en 1555 à Constantinople pour réaliser des travaux topographiques auprès du sieur d’Aramon, alors ambassadeur de France, il publia à Lyon en 1567 la relation de son voyage, Les quatre premiers livres des navigations et pérégrinations orientales... avec les figures et les habillements, au naturel, tant des hommes que des femmes selon la diversité des nations, & de leur port, maintien & habitz, ouvrage orné de gravures, qui fut réédité plusieurs fois dans les années suivantes. Cet album de « costumes turcs », datant du XVIe siècle, est illustré de dessins en couleurs, copiés et adaptés d’après les gravures de la relation de voyage de Nicolas de Nicolay et magnifiquement montés sur des papiers marbrés turcs (ebru).
Juin 2009
Jean d’Arras
L’Histoire de la belle Mélusine
Lyon, Martin Huss, [vers 1479]. In-folio gothique, illustré de 30 grands bois gravés.
Bibliothèque nationale de France
Réserve des livres rares.
[Rés. 8° NFR 129
Acquis grâce au mécénat de la B. H. Breslauer Foundation (New York), avec le concours de l’Association du mécénat de l’Institut.
Mars 2009
Eugène Ionesco (1909-1994)
Les Chaises, farce tragique.
Manuscrits autographes et croquis de scène. Pièce écrite entre avril et juillet 1951, sous un premier titre L’Orateur. Bibliothèque nationale de France
Département des Arts du spectacle
[Fonds Eugène Ionesco
Don de la fille de l’auteur, 2008
À l’occasion du centenaire de la naissance d’Eugène Ionesco, le département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France reçoit en don de sa fille Marie-France ses archives et prépare pour le mois d’octobre 2009 une exposition en hommage à son œuvre littéraire et dramatique. Les manuscrits comme l’entièreté du fonds Ionesco entrant à la BnF sont inédits.
La pièce Les Chaises est créée le 22 avril 1952 au théâtre Lancry. Mise en scène de Sylvain Dhomme. Décor de Jacques Noël. Avec Paul Chevalier (le vieux), Tsilla Chelton (la vieille), Sylvain Dhomme (L’orateur)… et beaucoup d’autres personnages (imaginaires). Cette pièce est la troisième écrite par Eugène Ionesco, après La Cantatrice chauve et La Leçon. Elle ne connaît le succès qu’à sa reprise par Jacques Mauclair en 1956 et connaît ensuite une fortune internationale.
Le thème de la pièce est la vacuité de la condition humaine évoquée de manière insolite, comique et poignante. Eugène Ionesco crée un théâtre d’images mentales, puisées dans ses rêves, où le mouvement incessant et chaotique du langage, des corps et des objets met à nu la vanité et le néant de l’existence humaine.
mardi 8 janvier 2013