Événements et culture

Autour de l’exposition Jean Rouch, l’Homme-Cinéma

Après-midi d'étude

 

samedi 14 octobre 2017 15h00-20h00

Quoi de neuf ? Jean Rouch

En lien avec l’exposition Jean Rouch, l’Homme-cinéma à la BnF, cet après-midi explorera quelques-uns des enjeux les plus actuels et brûlants du cinéma de Jean Rouch. Dans le régime de production et de diffusion d’images qui est le nôtre aujourd’hui, qu’est-ce que le le réalisateur des Maitres fous et de Chronique d’un été a à nous dire ?

15h – Table ronde : Jean Rouch, relectures. Petit auditorium

Avec Baptiste Buob, anthropologue, cinéaste ; Marie-José Mondzain, philosophe ; Vincent Sorrel, historien du cinéma, cinéaste.

Ciné-transe, invention du cinéma léger synchrone, cinéma partagé… Trois intervenants réexaminent, d’après les travaux les plus récents, la fécondité des pratiques filmiques de Jean Rouch.

17h20 – Projection : Les maîtres fous, de Jean Rouch (1957). Petit auditorium

« Venus de la brousse aux villes de l'Afrique Noire, de jeunes hommes se heurtent à la civilisation mécanique. Ainsi naissent des conflits et des religions nouvelles. Ainsi s'est formée, vers 1927, la secte des Haouka. Ce film montre un épisode de la vie des Haouka de la ville d'Accra. Il a été tourné à la demande des prêtres, fiers de leur art, Mountyeba et Moukayla. Aucune scène n'en est interdite ou secrète mais ouverte à ceux qui veulent bien jouer le jeu. Et ce jeu violent n'est que le reflet de notre civilisation »

18h – Les maîtres fous, spectacle. Compagnie Dodescaden (Jeremy Demesmaeker et Laurence Maillot)

Quels génies violents nous possèdent ? La compagnie chorégraphique Dodescaden s'inspire de la scène rituelle des Maîtres fous filmée par Jean Rouch il y a 60 ans. La danse devient un espace de transgression et de réappropriation des forces oppressives du monde contemporain.

« Ils éreintent le monde contemporain et ses conventions avec leurs corps et ses étranges postures, bousillent ses misérables cérémonies profanes déversés continument par flots d'images sur nos écrans. Va et vient vertigineux où le corps se montre dans toutes ses possibilités d’aliénations : politique, libidineuse, dans la banalité du quotidien » (Marc Rochette, Caméra, juin 2017).

Première création parisienne.

jeudi 10 août 2017

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