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Événements et culture

Festival des écrivains du monde

Événement

La Columbia University et la Bibliothèque nationale de France présentent quatorze écrivains indiens au cours d’une vingtaine de manifestations à Paris dans le cadre du Festival des écrivains du monde du 17 au 21 septembre 2014. Ce festival est l’occasion unique d’aller à la rencontre d’écrivains indiens remarquables comme Vikram Chandra, Kiran Desai, Jeet Thayil, Urvashi Butalia, Indra Sinha, Shumona Sinha, Amit Chaudhuri, etc. au travers de conversations, tables rondes, lectures et soirées musicales d’exception.

samedi 20 septembre 2014 13h00-18h00

Ecrivains de l’Inde

13h – 14h30
L’édition dans un monde globalisé

Quelles sont les difficultés lorsque l’on publie des ouvrages d’autres cultures et d’autres langues ? Comment trouver des traducteurs capables de transposer les mots d’une langue à une autre toute en préservant leur beauté et leur sens ? Comment donner envie aux lecteurs de découvrir des auteurs étrangers dont ils n’ont jamais entendu parler, même si ces auteurs sont incontournables dans leur propre pays ? Des rédacteurs en chef et des éditeurs partageront leurs expériences.
Seront présents lors de cette séance des rédacteurs en chef et des éditeurs qui, à eux tous, ont publié la plupart des grandes figures littéraires de l’Inde. Une table ronde rassemblera la première éditrice féministe d’Inde, Urvashi Butalia, et les éditeurs Urvashi Butalia (Zubaan, Inde), Anne Freyer (Seuil), Benita Edzard (Éditions Robert Laffont TBC)…
Table ronde animée par Vishaka Desai, de l’Université Columbia avec Urvashi Butalia, Anne Freyer, Benita Edzard et Vishaka Desai.

15h - 16h
Y a-t-il un modèle historique universel ? Une vie dans l’histoire, avec Sanjay Subrahmanyam
Sanjay Subrahmanyam parle plusieurs langues et vit entre la France, où il occupe la chaire d’Histoire globale de la première modernité au Collège de France, et les États-Unis, où il est professeur et occupe la chaire Irving et Jean Stone en sciences sociales à UCLA (University of California, Los Angeles). Sa recherche se concentre sur l’Inde du Sud, l’empire moghol et l’époque moderne en Europe ou, comme il la surnomme, « l’époque moderne en Eurasie ». Mais il s’est également penché sur l’Asie centrale et du sud-est, l’Iran et l’histoire de l’empire ottoman. Srinath Raghavan, a récemment écrit à son sujet : « Ses connaissances couvrent toute l’époque moderne, du XVe au XVIIIe siècle, et bien plus encore. De même, son expertise géographique comprend l’Asie du Sud, du Sud-Est et occidentale, l’Europe occidentale et l’Amérique latine. Ses compétences techniques vont de l’analyse statistique de données économiques à l’interprétation de matériaux littéraires et visuels. Subrahmanyam était historien économiste, avant de s’intéresser également à l’histoire politique, intellectuelle et culturelle. Il travaille dans plus de dix langues européennes et asiatiques, et puise ses sources dans de multiples fonds d’archives. Sa productivité est impressionnante. Subrahmanyam semble capable d’écrire de grands livres d’histoire plus vite que nous savons lire. »
Rencontre avec Sanjay Subrahmanyam, historien et Akeel Bilgrami, professeur de philosophie à l’Université Columbia

16h30 – 17h30
The Loneliness of Sunny and Sonia
En 2006, Kiran Desai devient la plus jeune femme à remporter le prestigieux prix de littérature Man Booker pour son second roman, La perte en héritage, une histoire qui aborde avec tristesse le thème de la mondialisation et avec joie le confort de la vie villageoise en Inde. Elle travaille actuellement à son nouveau roman, The Loneliness of Sunny and Sonia. Sous un angle comique, elle y décrit une histoire d’amour qui ne se termine jamais vraiment entre deux Indiens d’aujourd’hui. Elle en profite pour examiner les manifestations de la solitude en Occident et en Orient, dans le contexte géographique et émotionnel de l’actuelle mondialisation. The Loneliness of Sunny and Sonia traite de la promesse et de l’échec du féminisme, du fossé grandissant entre les riches et les pauvres, la ville et la campagne, et des différentes manières par lesquelles la modernité affecte notre spiritualité vis-à-vis de la solitude et de l’amour. Le livre s’interroge sur l’existence d’une solitude mondiale, devenue aussi capricieuse et fondamentale que l’eau, passant de la notion occidentale d’individualité à la spiritualité indienne, de la subsistance à la honte. Kiran Desai s’entretiendra avec Florence Noiville du journal Le Monde.


Organisé par Columbia University / Columbia Global Center Paris
http://www.festivaldesecrivainsdumonde.fr/

lundi 15 septembre 2014

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