Événements et culture

Les inédits de la BnF

Concert
Pour public averti

Un nouveau concert pour découvrir des partitions musicales inédites issues des collections de la BnF.

mardi 10 avril 2018 18h30-20h00

Vasta, reine de Bordélie (1773)

Si vous cherchez le nom d’un grand poète tragique du temps de Louis XIV, plusieurs choix se présenteront à vous. Posez-vous la même question pour la période qui va de la mort du Roi Soleil, en 1715, à la révolution française, la réponse est bien moins évidente. Autant la production littéraire du XVIIe siècle regorge de tragédies et autres oeuvres graves et sérieuses, autant le XVIIIe a multiplié les réalisations légères et libertines et rime avec plaisir et libération érotique.
Rencontre du théâtre, de la poésie et de la musique, Vasta proposé par Almazis présente dans tout son éclat ce visage du Siècle des Lumières. Un aspect essentiel que le pudibond XIXe siècle a aussi délibérément que soigneusement occulté…
La situation est comparable dans le domaine musical. Depuis quatre décennies, la grande majorité du mouvement baroque s’est persuadée que cette période, du point de vue artistique du moins, est un modèle d’angélisme et de préciosité poudrée. Les plus audacieux parlèrent d’un certain libertinage, mais sans s’y attarder... C’est oublier que les hommes et les femmes d’avant 1789 étaient aussi faits de chair et de sang – et se montraient étonnamment libérés en matière érotique. La musique en a été un témoin privilégié.
Le goût de la hiérarchisation des genres fait souvent oublier aux interprètesd’aujourd’hui qu’une chanson à boire peut avoir la valeur d’une fugue ou d’autres formes réputées nobles. La chanson et la danse furent deux bastions de la musique française baroque. Les Italiens étaient les premiers à reconnaître sa supériorité en ces domaines, alors qu’ils ne prisaient guère son opéra ou sa musique instrumentale.
La chanson paillarde du XVIIIe siècle témoigne d’une liberté qui peut surprendre l’auditeur d’aujourd’hui dans la mesure où il n’a jusqu’à présent disposé que d’une image totalement biaisée de la musique de l’époque. Le surprendre et le charmer, car libertinage rimait alors avec art, esprit et plaisir…
Programmation pour public averti.

Prologue
Ouverture

Carnaval de Parnasse, Jean Cassanea de Mondonville (extrait du Carnaval du Parnasse)

Le Con goulu
anonyme Basse-continue Iakovos Pappas

Monologue Messaline
, Pyron dit Prepucius 1752 (attribué à Granval)

Vive les cons
Monsigny (extrait du Déserteur)

La gentille Amarante, Lemaire

Ma Justine, anonyme Basse-continue Iakovos Pappas

On dit que le médecin Gilliers Basse-continue Iakovos Pappas

L’autre jour, Lemaire

La dispute, anonyme Basse-continue Iakovos Pappas

Plaisirs d’amour Martini
Mise à trois voix et basse de viole concertante par Iakovos Pappas

Vasta
Tragédie
Ouverture de Platée Rameau Première partie
Acte premier
Scène XVIII
Je dis oui, je dis non. Gilliers
Acte Second
Scène III
Prélude (pour la mode) pour le Grande prêtre Jean Cassanea de Mondonville (extrait d’Isbé)
Scène V
Ariane à Naxos Georges Benda version quatuor
Acte Troisième
Scène I
Plaisirs des Dieux Anonyme Basse-continue Iakovos Pappas
Scène II-III
Ariane à Naxos Benda version quatuor
Scène IV et dernière
Marche Campra (extrait de Tancrède)

Divertissement
Actéon cantate d’Abeille

La Chasse, Royer (Extrait de Zaïde)

Trio à boire Lemaire

Filles qui cherchent des maris Gilliers Basse-continue Iakovos Pappas

Monologue de Cucumane extrait de Caquire 1780, De Vessaire

Le pot de chambre Basse-continue et mise à plusieurs voix Iakovos Pappas

La sodomie Anonyme Basse-continue Iakovos Pappas

Si vos cheminées mesdames Anonyme Basse-continue et mise à plusieurs voix par Iakovos Pappas

Tambourins Royer (Extraits de Zaïde)

  

mardi 6 février 2018

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