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Événements et culture

La Turquie contemporaine : statut de la femme, économie et perspectives européennes, laïcité

Seyfettin Gürsel, Michel Foucher, Benoît Fliche avec Laurent Cheval

Cycle Histoire - Trois leçons sur…

Conférence du 28 novembre 2009

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107 min

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Résumé

Cet après-midi a réuni trois spécialistes de la Turquie qui ont, chacun selon leurs domaines de compétence et leurs champs de recherche, apporté des éclairages très différents sur la question de l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne.

Premier à intervenir, Seyfettin Gürsel, vice-président et directeur du département d'économie de l'université de Galatasaray, dresse un tableau édifiant des structures économiques turques, de leurs atouts et de leurs faiblesses, des secteurs les plus en pointe et déjà largement intégrés au marché européen à ceux qui restent à la marge, montrant que la Turquie joue plusieurs cartes et que l'Europe n'est finalement pas l'unique objectif de cette économie. À cela, il ajoute une description de la situation socio-démographique qui achève de parfaire le tableau.

Michel Foucher, géographe et diplomate, professeur aujourd'hui à l'École normale supérieure, va lui parler du « grand jeu » dans lequel Turquie, Union européenne et Moyen-Orient sont engagés, évoquant sans détours les avantages et inconvénients à voir la Turquie intégrer l'UE, expliquant in fine que le discours angélique des partisans de l'entrée dans l'UE dessert cette question car il fait l'impasse sur la réalité des enjeux ; sans oublier la charge émotionnelle qui, dans les deux camps, parasite le débat et le transforme en confrontation passionnelle.

Dernier intervenant, Benoît Fliche, anthropologue, chargé de recherche au CNRS, a, lui, plongé dans les strates les moins étudiées de la société turque, les paysans anatoliens, déracinés, habitants des périphéries urbaines. Il y a trouvé des mises en réseaux et des types d'organisation et de structuration sociales qui lui font penser que l'Europe, chez ces Turcs, est déjà bien installée dans les esprits. Enfin, sans nier l'impact des thèses islamistes et fondamentalistes sur les esprits et leur indéniable propagation, il affirme que les formes de religiosité sécularisée sont encore dominantes.

Organisés dans le cadre de la « Saison Turque en France » avec le soutien de CulturesFrance

mercredi 23 février 2011

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