Événements et culture

Les Trésors de Richelieu

Cycle de conférences

La Bibliothèque nationale de France, l’Institut national d’histoire de l’art et l’Ecole nationale des chartes organisent la 8e édition du cycle "Trésors de Richelieu". Conservateurs, chargés de collections, historiens de l’art, du spectacle, de la mode, de la musique, de littérature, et spécialistes des textes partagent leurs savoirs avec un large public. A chaque conférence, des œuvres d’art, des manuscrits, des costumes ou des partitions musicales sortent exceptionnellement des magasins de la BnF, de l’INHA et de l’ENC, pour être présentés en direct à l’aide d’une caméra, qui en reproduit les plus infimes détails sur le grand écran de l’auditorium de la galerie Colbert.

Cycle organisé par la BnF, l’Institut national d’histoire de l’art et l'Ecole nationale des chartes.

mardi 9 janvier 2018 18h15-19h30

César au travail

Par Déborah Laks, docteure en histoire de l’art, Centre allemand d’histoire de l’art, Renaud Bouchet, maître de conférences en histoire de l’art, université du Maine et Elitza Dulguerova, maître de conférences Paris 1, conseillère scientifique à l’INHA.

César s’affirme « homo faber », met en avant l’importance de la technique et du savoir de la main. Après avoir longtemps travaillé le métal, il se tourne vers le polystyrène expansé. Le fragment présenté donne à voir le glissement théorique que suppose le passage d’un matériau à l’autre et l’établissement d’un savoir faire artistique essentiellement expérimental. Associé à la photographie de l’artiste en pleine action, il signale aussi son statut ambigu, à la fois relique d’une performance, œuvre et trace de l’œuvre. Avec les Expansions, César ouvre en effet son travail à l’interaction avec les spectateurs, qui deviennent les témoins de la transformation du matériau et de la création de la forme, repartant même dans certains cas avec un morceau de l’œuvre, découpée par l’artiste au terme de sa performance. Le fragment ici présenté, conservé dans les Archives de la critique d’art (INHA et université de Rennes 2), sera le point de départ d’une étude matérielle de l’œuvre, et de sa mise en tension avec la forme performance.

  

mardi 9 octobre 2018

Écouter la page

Partagez