La BnF

« Evénements spectaculaires », le secteur Scénographie de l’ENSAD s’empare de l'esplanade de la BnF

du 27 au 29 mai 2016
Esplanade - François-Mitterrand

Affiche « Événements spectaculaires » de l´ENSAD

Affiche « Événements spectaculaires » de l'ENSAD

Les 27, 28 et 29 mai 2016, les étudiants de 3e année du secteur Scénographie animeront de façon insolite et ludique l'esplanade avec huit créations scénographiques qui seront ainsi présentées aux habitants et visiteurs du quartier Paris Rive Gauche.

Depuis quinze ans, la Bibliothèque nationale de France (BnF) et l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) s’associent pour habiller le parvis de la BnF de créations éphémères. C’est ainsi que chaque année l’esplanade devient la scène de projets étonnants, conçus et animés par les étudiants eux-mêmes.


Le monde retourné

par Alix Sulmont

 

© Alix Sulmont

Insertion d’animaux sauvages dans l’espace urbain. La ville est féroce, personne n’est à l’abri de l’inconnu, on a aperçu des fauves s’étirer au bas des tours. D’étranges lions ont pris possession de l’esplanade, ils sont de plus en plus nombreux à errer dans cet espace désertique.

Les Djinns

par Casilda Desazars
Installation sur la passerelle Simone de Beauvoir

 

© Casilda Desazars

Performance chantée qui est un hommage à la littérature et à la musique à travers un travail mêlant installation plastique et chant, d’après le poème « Les Djinns » de Victor Hugo mis en musique par Gabriel Fauré. La performance est à la fois scénographique (décoration d’une partie de la passerelle avec des lés de tulle noir rigide et des rubans tendus) et chantée (prestation d’un ensemble de 30 choristes accompagné par un piano).

S’éprouver soi-même, sans même soit prouvé

par Laura Simonet

 

© Laura Simonet

Une expérience du port de masque qui protège autant qu’il dévoile, il engage le corps et en éveille la conscience. Aux frontières du visible, où voir n’est plus être vu, l’essence de chacun se déploie, les possibles se multiplient. Il s’agit de reconsidérer le masque dans ses paradoxes les plus essentiels et dans son rapport à la représentation. Le masque, dans le cadre d’un rituel, permet de penser un espace où l’expérience intime est à l’épreuve du temps collectif.

Rumeurs du monde

par Antoine Pintout

 

© Antoine Pintout

Le poste d’observation et de relevé des Rumeurs du monde officiera pendant trois jours sur le parvis de la BnF à Paris. Dotés des appareils nécessaires pour capter et filtrer les sons transportés par le vent, le poste donnera à écouter les fragments sonores rares enfouis dans les bourrasques et les rafales. Les assistants du poste d'observation vous guideront dans la manipulation des appareils et des instruments. On pourra alors comparer les relevés aux prévisions et mieux évaluer le taux de pollution sonore du vent ainsi qu'admirer les reliques du passé convoyés par le vent.

Sans titre(s)

par Henri-Maria Leutner

 

© Henri-Maria Leutner

« Sans titre(s)v» est une proposition de performance, autour de la question du campement et de l’humanisation de l’habitacle. Un groupe de tentes, d’abord porté par les vents, dérive sur l’esplanade de la Bibliothèque. Au déclin du jour, il se mue en une colonie qui traverse l’espace dans une grande épopée. Les tentes s’animent, se distinguent les unes des autres par leurs déplacements. Dans l’uniformité du groupe, l’individu ressort par ses travers, ses maladresses et sa personnification. Quand l’habitacle se transforme en habit, alors la fine couche qui sépare l’intérieur de l’extérieur devient une peau. Les tentes, présentées comme un carcan, une prison dans laquelle s’enferment nos craintes et nos malaises, poursuivent leur exode dans l’humour et le cynisme, transformant l’image qu‘elles véhiculent.
Les performeurs, issus de tous les milieux, apportent au cour des expérimentations leurs visions propres et leurs identifications à chacune de ces entités.

Bons baisers de partout

par Ingrid Buffetaut

 

© Ingrid Buffetaut

Poussée par les images omniprésentes qui l’incitent à visiter des endroits devenus des destinations clichés, une voyageuse importe les lieux et situations qu’elle veut vivre dans le quartier Paris Rive Gauche. Elle l’habille et l’accessoirise afin de se projeter ailleurs, parfois même dans un autre temps. Suivant un planning très serré, elle a pour but d’optimiser le temps, de « voyager » le plus possible en un temps imparti et ce en dépit du bon sens. Le tout sera diffusé en direct sur Instagram, le voyage devenant un moyen d’exister aux yeux d’autrui plus qu’un épanouissement personnel.

Troyens et Achéens, la face dans la poussière, côte à côte, étaient étendus

par Vincent Humeau

 

© Vincent Humeau

Le rituel offre une possibilité de réconciliation entre le temps du mythe et celui de notre vie. Par une expérience intime et physique, il nous confronte aux figures héroïques. Il s’agit d’évoquer le mythe sans illustration ni forme d’adaptation. Le rituel permet de convoquer ces textes et de les absorber : non pas comme pièce de littérature mais en tant qu’œuvre mythologique vécue comme un cheminement intérieur du héros vers nous.

 Non-aqueous katabatic incident

par Pierre-Marie Lazaroo

 

© Pierre-Marie Lazaroo

L'incident catabatique non-aqueux ou N.A.K.I (non-aqueous katabatic incident) est un phénomène météorologique rare se caractérisant par la convergence d'objets légers portés par le vent en un point de concentration des courants venteux d'altitudes et de provenances différentes. L’effet produit par la confrontation des densités aériennes ressemble alors à s’y méprendre à une lévitation. Des sacs plastiques, lâchés dans les airs sont acteurs du phénomène et s’accumulent en une nuée éphémère dans l’espace aérien à l’épicentre de l’esplanade de la BnF.

mercredi 18 mai 2016

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