La BnF

La BnF rend hommage à Suzanne Citron

Suzanne Citron, son parcours et ses archives à la BnF (Bibliothèque de l'Arsenal)
Suzanne Citron

Suzanne Citron, décédée le 22 janvier 2018, fut une femme passionnée qui ne cessa de s’engager, et de s’interroger avec une grande lucidité sur ses engagements, comme elle le raconte dans son livre de souvenirs publié en 2003, Mes lignes de démarcation : croyances, utopies, engagements. Après l’épisode dramatique de sa détention à Drancy en juillet-août 1944, elle reprend ses études, devient agrégée d’histoire en 1947 et commence une carrière d’enseignement, d’abord en lycée puis à l’Université de Villetaneuse. Pendant ses années d’enseignement puis après sa retraite en 1983, elle s’intéresse d’une manière critique et active à l’histoire de l’enseignement de l’histoire et à ses contenus, publie articles et ouvrages sur ce sujet et réfléchit aux possibilités de réforme. Les étapes les plus marquantes de cette retraite active sont la parution des ouvrages Le Mythe national (1987, plusieurs rééditions dont la dernière, en 2017, eut un certain retentissement), L’Histoire de France autrement (1992, réédition en 1995) et L’Histoire des hommes (1996, réédition en 1999) mais aussi sa participation active et tutélaire au groupe créé en 2011, « Aggiornamento », composé de professeurs désireux de proposer des « réflexions et propositions pour un renouvellement de l’histoire et de la géographie du Primaire à l’Université ».

C’est en 2011 qu’elle entre en contact avec la Bibliothèque de l’Arsenal, au moment où elle souhaite confier à la BnF les archives de son mari Pierre Citron, musicologue et universitaire de renom, spécialiste de Jean Giono. En bonne historienne, elle s’est prise au jeu de cet examen de son parcours et de ses traces. La plus grande partie des archives de Suzanne Citron est déjà présente à l’Arsenal, à la disposition des chercheurs qui s’intéressent à son œuvre et à son approche de l’histoire. Cet ensemble sera prochainement complété par les éléments qu’elle a souhaité garder auprès d’elle pour continuer à travailler. Sa curiosité, sa réflexion, sa lucidité et sa générosité pourront ainsi continuer à témoigner mais aussi à inspirer le travail des historiens et historiographes du futur.

vendredi 26 janvier 2018

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