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Sélection de dons récents

Quelques exemples parmi les dons faits à la BnF au cours des dernières années.

Sélection de dons faits à la BnF en 2011

Estampes, aquarelles, gravures de Paul Jacoulet

Don de Mme Thérèse Jacoulet-Inagaki, fille adoptive de l’artiste. 2011. Département des Estampes et de la photographie

Gravure de Paul Jacoulet. BnF | Département des Estampes et de la photographie © ADAGP, 2011

Gravure de Paul Jacoulet

Paul Jacoulet (1896-1960), graveur (166 bois gravés) et dessinateur (plus de 3000 aquarelles et dessins), a passé toute sa vie au Japon. Issu d’un milieu très cultivé, il connaît parfaitement l’art occidental et apprend la technique traditionnelle de la gravure sur bois japonaise auprès de grands maîtres. Son œuvre, parfaite synthèse de ces deux univers, oscille entre art, illustration et ethnologie.

La BnF possède l’intégralité de ses gravures qui proviennent d’une donation de sa famille complétée en 2011 par le don de 34 estampes, 26 aquarelles et 7 bois.

Tirages de Guy Feinstein

Don de Mme Feinstein, son épouse. 2011. Département des Estampes et de la photographie

Guy Feinstein. Mèches de vilebrequin, 1968 © ADAGP, 2011

Guy Feinstein. Mèches de vilebrequin, 1968.

Venu d’Égypte à l’âge de 17 ans, Guy Feinstein devint l’élève de Fernand Léger et se consacra à la peinture. Diverses amitiés nouées avec les artistes du Saint- Germain-des-Prés des années 1960 l’incitèrent à se joindre au Club photographique de Paris, les fameux 30X40. Loin de se détourner de la peinture, Feinstein tissa un lien fécond entre les deux arts.

Le don est constitué des 300 tirages photographiques du peintre, décédé en 2008 auxquels est jointe la disposition des droits attachés à l’œuvre de l’artiste.

Archives de Michel Carrouges

Don des enfants de l'auteur. 2011. Département des Manuscrits

Sous le pseudonyme de Michel Carrouges, Louis Couturier (1910-1988) a construit une oeuvre placée sous le signe du surréalisme, à la croisée de l’étude des mythes modernes et de l’expérience mystique.
Le fonds conserve notamment le volumineux dossier des Machines célibataires (Paris, Arcanes, 1954) et de nombreux dossiers documentaires sur les œuvres de Marcel Duchamp, de Franz Kafka ou d’Alfred Jarry.

Michel Carrouges s’intéressant au mythe des soucoupes volantes, le fonds est aussi d’une très grande richesse pour « l’ufologie », c’est-à-dire le recueil et l’interprétation des données se rapportant au phénomène ovni.

Tirages originaux de la photographe Alix Cléo Roubaud

Don de M. Jacques Roubaud. 2011. Département des Estampes et de la photographie

Alix Cléo Roubaud, Si quelque chose noir (série de 17 photographies), Saint Félix, 1980. BnF | Département des Estampes et de la photographie

Alix Cléo Roubaud, Si quelque chose noir (série de 17 photographies), Saint Félix, 1980.

Alix Cléo Roubaud, née le 19 janvier 1952 à Mexico, est morte le 28 janvier 1983 à Paris, âgée d’à peine 31 ans. D’origine canadienne, elle poursuit à partir de 1972 des études de philosophie à Aix-en- Provence. À cette même période elle commence à s’intéresser à la photographie ; mais ce n’est qu’en 1978 qu’elle prend la décision d’être absolument photographe.

Le fonds, déposé par son mari le poète Jacques Roubaud, met en lumière l'ampleur du travail du photographe peignant, testant les bains, jouant avec les expositions, multipliant les tirages.

Archives et dessins de Pierre Wolinski

Don du dessinateur. 2011. Département des Manuscrits

© Georges Wolinski 2012

En 2011, le dessinateur a déposé à la BnF l’ensemble de ses archives et fait don de plus de 1 000 dessins originaux.

Georges Wolinski a dessiné pour plus de 40 journaux, produit une centaine d’albums, réalisé publicités et affiches, pièces de théâtre, films, et sketchs télévisés. Rien n’aura échappé au regard et à l’ouïe de cet observateur amusé, marqué par une forte empreinte surréaliste et totalement décomplexé.

En 2012, une exposition lui a été consacrée sur le site F.-Mitterrand.

Dossiers et manuscrits d'Annie Ernaux

Don de l'auteur. 2011. Département des Manuscrits

Annie Ernaux © Olivier Coller/Fedephoto.

Annie Ernaux

Depuis Les Armoires vides, premier roman paru en 1974, à L’Autre fille en 2011, Annie Ernaux a puisé la matière de ses livres dans la vie : condition sociale des parents (La Place, La Honte), adolescence (Ce qu’ils disent ou rien), mariage (La Femme gelée), avortement (L’Événement), maladie d’Alzheimer et mort de la mère (Je ne suis pas sortie de ma nuit, Une femme), scènes du quotidien des habitants d’une ville nouvelle (Journal du dehors, La Vie extérieure), cancer du sein (L’Usage de la photo, écrit avec Marc Marie), relations amoureuses (Passion simple, Se perdre, L’occupation)…

C’est l’élaboration de l'« écriture plate », recherchée par l'auteur, que les dossiers préparatoires, les manuscrits et les dactylographies corrigées conservés dans le fonds, permettent de retracer.

Ces archives sont complétées au département des Manuscrits par le fonds Frédéric-Yves Jeannet et les manuscrits de Marc Marie, donnés par les auteurs.

Archives de René Girard

Don de l'auteur. 2011. Département des Manuscrits

René Girard © Frédéric Poletti/Opale.

René Girard

Membre de l’Académie française depuis 2005, professeur émérite en littérature comparée à l’université de Stanford, René Girard est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont marqué la théorie anthropologique.

René Girard étudie à l’École nationale des chartes de 1943 à 1947 où il soutient sa thèse d’archiviste paléographe sur « La vie privée à Avignon dans la seconde moitié du XVe siècle ». En 1947 il s’installe aux États-Unis où il effectue la totalité de sa carrière universitaire. Après un doctorat d’histoire en 1950 à l’université d’Indiana, il enseigne à Johns Hopkins et Buffalo, et termine sa carrière académique à Stanford, de 1980 à 1995.

Le fonds témoigne de la richesse du parcours intellectuel de l'auteur : fragments préparatoires à La Violence et le sacré,  travail de mise au point du texte Des choses cachées depuis la fondation du monde, copie préparée pour l’impression de La Route antique des hommes pervers, ensemble de notes et de versions successives pour Shakespeare : les feux de l’envie, dactylographies pour Le Bouc émissaire, dossiers de préparation de conférences, etc

Rapports de voyage de la Fondation Zellidja

Don de M. Henri Delord, Fondation Zellidja et Association Zellidja. 2010-2011. Département des Cartes et plans

Alain Bouldouyre, New York, USA. 1966 © Alain Bouldouyre | BnF, dpt. Cartes et plans. Exposition <em>Zellidja, carnets de voyage</em> du 17 mai 2013 au 7 juillet 2013, François-Mitterrand | Galerie des donateurs

Alain Bouldouyre, New York, USA. 1966.

La Fondation Zellidja, sous l’égide de la Fondation de France a pour mission de permettre aux jeunes de 16 à 20 ans de compléter leur formation scolaire par un voyage financé par une bourse. Le jeune doit partir seul, construire un projet de voyage associé à un budget et remettre à son retour un rapport d’enquête, un journal de route et un carnet de comptes. Le département des Cartes et plans a reçu en don un ensemble de 3750 rapports, remontant aux premiers voyages en 1939, issus des collections de M. Henri Delord, de la Fondation Zellidja et de l’Association Zellidja. Ce fonds a été valorisé par une exposition en Galerie des Donateurs à l’été 2013. Une sélection de documents est en cours de numérisation.

Bibliothèque de Jean-Michel Massa

Don de M. Jean-Michel Massa. 2011. Département Littérature et art et département Philosophie, histoire, sciences de l'homme

Machado de Assis, Memórias póstumas de Bras Cubas

Machado de Assis, Memórias póstumas de Bras Cubas

Jean-Michel Massa, né en 1930 et disparu en mai 2012, était professeur à l'Université de Rennes 2, où s'est déroulée toute sa carrière, de 1960 à 1997.
Il a œuvré avec ténacité et passion pour la promotion de l'enseignement du portugais en France, présidant durant plusieurs années l'ADEPBA (Association pour le développement des études portugaises, brésiliennes et de l'Afrique lusophone). 
Il est l’un des plus éminents spécialistes de l'œuvre de Machado de Assis. Auteur de plus d’une vingtaine d’essais sur la littérature lusophone, éditeur scientifique et directeur de publications, il a souhaité faire don à la BnF d’une grande partie de sa bibliothèque, soit environ 3.000 livres en portugais (ouvrages brésiliens, portugais et d’Afrique lusophone), édités à partir des années 60 jusqu’aux années 2000. Plusieurs de ces ouvrages sont dédicacés, parfois par de grands écrivains contemporains.

Jetons de compagnies d'assurances

Don de M. Max Boissonnet. 2011. Département des Monnaies, médailles et antiques

Cette collection est constituée de jetons en argent et de quelques médailles, datant essentiellement du XIXe siècle qui permettent de retracer l'histoire des compagnies d'assurance et viennent compléter un fonds déjà fort riche de jetons.

Livres d'artistes des Éditions La Sétérée

Don de M. Jacques Clerc. 2099-2011. Réserve des livres rares

Henri Cartier-Bresson, dessin au crayon sur papier transparent grainé pour Comme aller loin dans les pierres d’Yves Bonnefoy, 1992. © Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos. BnF | Réserve des Livres rares.

Henri Cartier-Bresson, dessin au crayon sur papier transparent grainé pour Comme aller loin dans les pierres d’Yves Bonnefoy, 1992.

M. Jacques Clerc, sculpteur, graveur et, depuis 1984, éditeur à Crest (Drôme) de livres d’artistes sous la raison sociale de La Sétérée, a fait don à la Réserve des livres rares des archives de ses éditions, dont les livres sont presque exclusivement conservés dans ce département. Classées et cotées en 2011, ces archives sont constituées de tapuscrits, de manuscrits, de correspondances, réunis en 70 dossiers concernant chacun des livres d’artistes – une soixantaine −, la collection « L’Empan » et la revue Nioques, dont J. Clerc fut l’imprimeur en 1990-1995.
Au nombre des 25 artistes édités par La Sétérée figurent notamment Pierre Buraglio, Bernard Carlier, Henri Cartier-Bresson, Olivier Debré, Claude Garanjoud, Henri Maccheroni, Gérard Titus-Carmel, Claude Viallat et Julien Clerc pour une douzaine de livres. Parmi les auteurs, au nombre d’une quarantaine, Mathieu Bénézet, Yves Bonnefoy, Jean-Marie Gleize et Bernard Vargaftig sont les plus fréquemment publiés.

Voir aussi

l’article de Chroniques, le magazine de la BnF, septembre-octobre 2009 [fichier .pdf – 196 Ko – 14/05/14 – 1 p.]

Arthur Rimbaud. A Season in Hell

Don de M. Richard Prince. 2011. Réserve des livres rares.

Photographie d´Artur Rimbaud. Étienne Carjat, 1871

Photographie d'Artur Rimbaud. Étienne Carjat, 1871

Arthur Rimbaud. A Season in Hell in a new English translation by Louise Varèse. Norfolk (Conn.) : New Directions, 1945. 18 cm.

Ex dono d’Allen Ginsberg à « Hunky » [Herbert Huncke], 1945. L’exemplaire fut ensuite « confisqué » en 1946 par Jack Kerouac, « in memoriam ».

Fonds Jacques Sternberg

Don de Mme et M. Francine et Jean-Pol Sternberg. 2011. Département des Manuscrits

Jacques Sternberg (1923-2006) est un écrivain français un peu à l’écart des cercles littéraires de son époque. Amateur de science-fiction, lecteur de Kafka, ami d’Ionesco, passionné par le jazz et la navigation, fasciné par les femmes, c’est aussi un écrivain hanté par l’univers concentrationnaire dont il a réchappé pendant la guerre. Son œuvre, essentiellement des romans et de très courtes nouvelles, hésite entre surréalisme et dérision ; elle témoigne des aléas d’une existence écartelée entre les petits emplois pour survivre et le désir irrépressible d’écrire et de se faire éditer. Sa verve originale, le regard poétique et désenchanté qu’il porte sur le monde moderne, en font un écrivain aussi étonnant qu’inclassable. Ses archives, qui contiennent son journal, sa correspondance, les manuscrits de plusieurs textes inédits (Le Suicide, Inutile), de nombreuses dactylographies corrigées (de ses textes autobiographiques et de ses contes notamment) ainsi que des documents iconographiques (des collages qu’il réalisait lui-même) nous plongent dans l’univers intime et atypique de cet écrivain encore largement méconnu.

Fonds René Bonnefoy

Don de Mme Nicole Bonnefoy. 2011. Département des Manuscrits

René Bonnefoy (1895-1980), qui écrivit, au cours de sa longue carrière littéraire, sous de nombreux pseudonymes - BR Bruss et Roger Bondel notamment - est essentiellement connu pour ses romans de science-fiction ; il fut un des principaux représentants de ce genre dans les années 1950 en France. Ses archives dévoilent de nombreux aspects de son œuvre et de sa carrière : y figurent notamment une quarantaine de carnets de notes avec dessins où il jetait ses idées, et qui forment le premier état de ses œuvres; les manuscrits de romans comme l’Archange ou Les Fontaines Pétrifiantes ; les dactylographies corrigées d’articles, de nouvelles et de scénarios ; divers papiers personnels, parmi lesquels ses carnets intimes et sa correspondance ; et enfin de nombreux inédits (romans, poésie et théâtre).

Carolyn Carlson

Don de la chorégraphe. Septembre 2011. Département des Arts du spectacle

Photo Fernand Michaud. BnF | Département des Arts du spectacle

Photo Fernand Michaud. BnF | Département des Arts du spectacle

La chorégraphe, danseuse, poète et calligraphe Carolyn Carlson a fait don de ses archives à la BnF.

Ce fonds concerne essentiellement ses créations chorégraphiques, qui comptent une centaine de pièces parmi lesquelles Blue Lady et Signes : des carnets de notes, croquis et sources d’inspiration mais également des costumes, documents de production, photographies et archives audiovisuelles.

S’y trouvent également des documents plus personnels, des calligraphies, des poèmes, ainsi que des carnets de voyages illustrés et des œuvres dédiées à Alwin Nikolais, Rolf Liebermann ou Thomas Erdos ...

Née aux Etats-Unis en 1943 et formée auprès d’Alwin Nikolais, Carolyn Carlson s’installe en France en 1971. Rolf Liebermann, directeur de l’Opéra de Paris, la nomme « Étoile-Chorégraphe » en 1974. Du Teatrodanza à la Fenice de Venise au ballet Cullberg de Stockholm, elle mène ensuite une carrière prestigieuse de danseuse et chorégraphe.

Elle dirige aujourd’hui deux structures : l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, récemment installé à la Cartoucherie à Vincennes, et le Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas-de-Calais. Ses œuvres sont présentées dans le monde entier.

Ce fonds de référence, prochainement enrichi par le don des archives de l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, complète les documents sur la danse déjà conservés par le département des Arts du spectacle, notamment les fonds Yvette Chauviré, Marguerite Bougai, Festival International de danse de Paris, ou encore le fonds Françoise et Dominique Dupuy.

Fonds Pierre Verry

Don des enfants du mime. Juillet 2011. Département des Arts du spectacle

Pierre Verry. DR

Pierre Verry. DR

Constituées de journaux de bord, correspondance, archives de tournées, photographies, affiches, maquettes de décor, costumes, pancartes, peintures et objets, les archives de Pierre Verry forment un ensemble exceptionnel sur l’art du mime dans la deuxième moitié du XXe siècle.

C’est à l’école d’Étienne Decroux, où est enseigné le « mime corporel », que Pierre Verry rencontre Marcel Marceau. Admis dans la troupe de l’école en 1948, il donne des spectacles à Paris et à l’étranger jusqu’en 1951. En 1952, il entre dans la compagnie du mime Marceau et devient son partenaire attitré. Commence pour lui une série de tournées, d’abord avec la troupe constituée par Marcel Marceau, puis seul avec lui.

Pierre Verry participe comme conseiller aux mises en scène des spectacles de Marceau. C’est lui qui présente Bip, son personnage, par une pancarte qui condense, en une attitude, tout l’art du mime. Il joue dans tous les mimodrames montés par Marcel Marceau jusqu’en 1964 et crée des personnages remarqués, notamment dans Le manteau, d’après Gogol, Pierrot de Montmartre, Le mont-de-piété, Paris qui rit, Paris qui pleure et Don Juan

Entre 1969 et 1971, Marcel Marceau confie à Pierre Verry la direction de l’École internationale de mime, qu’il a fondée à Paris. À la fermeture de l’École, Pierre Verry retrouve les scènes du monde entier aux côtés de Marcel Marceau. Jusqu’à sa retraite en 1979, il aura joué avec le célèbre mime dans près de six mille représentations et soixante-quinze pays…

Ce don rejoint le plus important ensemble de collections sur l’histoire du mime conservé en France, au département des Arts du spectacle de la BnF. Il complète notamment l’ensemble de costumes et masques de la Nouvelle Compagnie Marcel Marceau ainsi que les archives, maquettes de décor et tableaux préemptés lors de la vente Marcel Marceau à l’hôtel Drouot en 2009.

Voir aussi

Communiqué de presse [fichier .pdf – 36 Ko – 13/07/11 – 1 p.]

Archives Dupuy

Don des chorégraphes. Mai 2011. Département des Arts du spectacle

Photo Michel Cabaud. BnF | Département des Arts du spectacle

Photo Michel Cabaud. BnF | Département des Arts du spectacle

Les chorégraphes Françoise et Dominique Dupuy ont fait don de leurs archives au département des Arts du spectacle de la BnF. Françoise et Dominique Dupuy sont les pionniers et les témoins de la naissance de la danse moderne française dans les années 1950 et les décennies suivantes. Ils ont signé, chacun ou ensemble, en tout une cinquantaine de ballets. Outre leur activité de danseurs et chorégraphes, ils ont beaucoup œuvré pour la reconnaissance du chorégraphe en tant qu’auteur. Ils ont également mené une action pédagogique intense, en travaillant pour la création de formation de professeurs de danse et la diffusion de la danse moderne dans les écoles et dans les organismes culturels français.

Le fonds Françoise et Dominique Dupuy concerne essentiellement leur compagnie, Les Ballets modernes de Paris (1955-1978), le Festival des Baux-de-Provence (1962-1969), premier festival français entièrement consacré à la danse, et Les journées de la danse (spectacles, cours publics, démonstrations, improvisations, expositions et projections de films dans les Maisons de la culture dans les années 1960).

Le fonds se compose d'archives administratives, de maquettes de décors et costumes, de photographies, de programmes et d'affiches, d’articles de presse, d'enregistrements sonores et de films.

Ce fonds constitue pour les chercheurs une source remarquable pour l’étude des prémices de la danse moderne française. Il complète les documents et fonds d’archives sur la danse conservés par le département des Arts du spectacle : les fonds Marguerite Bougai, Serge Lifar, le fonds du Festival International de danse de Paris dirigé par Jean Robin, les photographies de Serge Lido, de Daniel Cande…

Il entre également en résonance avec les fonds liés aux grands noms du théâtre que Françoise et Dominique Dupuy ont côtoyés de près ou de loin : Roger Blin, Etienne Decroux, Jean-Marie Serreau, Roger Planchon, Jean-Louis Barrault, Eugène Ionesco…

Planches originales d'Astérix

Don de M. Albert Uderzo. Avril 2011. Réserve des livres rares

Astérix chez les Belges, case de la planche originale 1B. Texte : René Goscinny. Dessin : Albert Uderzo. 1977. BnF | Réserve des livres rares © 2013, Les Éditions Albert René/Goscinny - Uderzo

Astérix chez les Belges, case de la planche originale 1B. Texte : René Goscinny. Dessin : Albert Uderzo. 1977. BnF | Réserve des livres rares

Grâce au don d' Albert Uderzo, créateur avec René Goscinny de la célèbre bande dessinée apparue dans le numéro un du journal Pilote le 29 octobre 1959, les collections patrimoniales de la BnF s’enrichissent de cent vingt planches originales d’Astérix.

Les planches offertes se rapportent à trois albums : les deux premiers de la série, Astérix le Gaulois et La Serpe d’or et le dernier réalisé en commun par Albert Uderzo et René Goscinny, décédé brutalement le 5 novembre 1977, Astérix chez les Belges. État antérieur à la mise en couleurs, ces planches encrées avec lettrage, de grand format, donnent à voir le dessin à nu, la subtilité du trait, la force du mouvement, la verve caricaturiste, autant d’ingrédients qui caractérisent le talent de dessinateur d’Albert Uderzo.

Fonds Roland Barthes

Don de M. Michel Salzedo. Janvier 2011. Département des Manuscrits

Roland Barthes par Roland Barthes (1975)

Roland Barthes (1915-1980). Roland Barthes par Roland Barthes (1975), manuscrit et projet de maquette pour la couverture. Carnet de voyage en Chine (1974).

Pour assurer la pérennité du fonds Roland Barthes, Michel Salzedo, frère et ayant-droit de l’auteur, a décidé de faire don de l’ensemble des archives de ce dernier à la BnF.

Roland Barthes fut tout à la fois écrivain, sémiologue et critique. Animateur du mouvement structuraliste, l’auteur de Fragments d’un discours amoureux a contribué au profond renouvellement de la théorie littéraire et artistique. Si son premier essai, Le Degré zéro de l’écriture (1953), s’impose comme texte fondateur d’une nouvelle critique littéraire, c’est avec ses recherches sur la notion de mythe, développé dans Mythologies qu’il se fait connaître d’un vaste public.

Le fonds que vient de recevoir le département des Manuscrits de la BnF se compose de documents qui avaient été conservés par l’auteur lui-même. Il était en dépôt depuis 1996 à l’IMEC qui l’a classé et mis en valeur notamment à l’occasion de la grande exposition qui a été consacrée à Roland Barthes en 2002 au centre Pompidou. Il rassemble à la fois des manuscrits de travail, brouillons d’œuvres majeures, esquisses, plans, documents imprimés, correspondances, articles ainsi que le très important fichier, coeur séminal de l’ensemble de l’œuvre illustrant l’activité de l’auteur de 1940 à sa mort en 1980.
Il comporte également des documents relatifs aux cours et séminaires donnés à l’École pratique des hautes études comme au Collège de France.
Enfin, une partie est consacrée aux ouvrages écrits en collaboration et aux différents entretiens donnés par l’auteur entre 1961 et 1980.

vendredi 30 mai 2014

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Voir aussi

Rapport d’activité 2011 : dons, legs [fichier .pdf – 134 Ko – 15/05/14]

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