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Département des Estampes et de la photographie

Le grand cheval. Estampe d'Albrecht Dürer. 1505
Le département des Estampes et de la photographie possède la plus grande collection d’images au monde, unique par sa richesse pour les siècles passés, et musée vivant de l’art contemporain. Plus de 15 millions de documents iconographiques de types très variés y sont conservés : dessins - notamment d'architecture -, estampes, photographies, affiches, étiquettes, cartes postales, échantillons de tissu, cartes à jouer…
Le département conserve en outre un fonds important d’imprimés pour la documentation dans les domaines représentés : livres, périodiques, catalogues de ventes, etc.
Il valorise ses collections à travers de nombreuses expositions et, grâce à la publication des Nouvelles de l’Estampe,  collecte et diffuse des informations d’actualité sur le monde de la gravure ancienne et contemporaine.

Collections du département des Estampes et de la photographie

Estampe d´Edgar Degas pour Germinal d´Émile Zola.

Estampe d'Edgar Degas pour Germinal d'Émile Zola.

Le département des Estampes et de la photographie collecte selon un volume annuel d’environ 25 000 pièces :

  • les œuvres des graveurs et des photographes français.
  • le meilleur dans ces domaines de la production étrangère,
  • et un échantillonnage représentatif de la production nationale pour toute catégorie d’images produites en nombre (affiches, cartes postales, imagerie pieuse et de circonstance, imagerie commerciale).

On peut aussi  y trouver des documents sur les thèmes suivants :

Le Fuji rouge dans une embellie. Gaifû kaisei (Les Trente-six vues du Mont Fuji, 2). Gravure sur bois d´Hokusai

Le Fuji rouge dans une embellie. Gaifû kaisei (Les Trente-six vues du Mont Fuji, 2). Gravure sur bois d'Hokusai

Les collections d’estampes, constituées à partir du XVIIe siècle, réunissent des œuvres de graveurs français et étrangers, anciens et contemporains : Dürer, Callot, Rembrandt, Goya, Hokusaï, Picasso, Jim Dine, etc.
Le département des Estampes et de la photographie conserve l’intégralité des œuvres des graveurs les plus importants d’Europe mais également, et souvent, des tirages exceptionnels des grands chefs-d’œuvre de l’estampe et de très nombreux dessins en lien avec celle-ci, qu’ils soient préparatoires à une gravure ou témoins de l’activité d’un peintre-graveur.

Les collections de gravures françaises continuent aujourd’hui de s’enrichir d’œuvres d’artistes contemporains et de la production d’ateliers d’imprimeurs (URDLA, Arte-Maeght, Linard…).

Parc de Saint-Cloud, 1909-1911. Eugène Atget

Parc de Saint-Cloud, 1909-1911. Eugène Atget

Au XIXe siècle, Les collections du département s’enrichissent d’œuvres de photographes de fonds d’ateliers ou d’agences de presse, témoignant de l’histoire de la photographie et de ses pratiques : y figurent Nadar, Le Gray, Disdéri, Cartier-Bresson, Doisneau, Diane Arbus, Mario Giacomelli, Manuel Alvarez-Bravo…
On y trouve aussi tous les types de supports de diffusion de la photographie artistique et documentaire : livres illustrés, cartes postales, etc.


Vin Mariani. Affiche de Jules Chéret. 1894

Vin Mariani. Affiche de Jules Chéret. 1894

Les affiches, entrées au département des Estampes et de la photographie majoritairement par dépôt légal, peuvent être anonymes ou réalisées par des artistes de renom, comme Toulouse-Lautrec, Mucha, Cassandre.

Le département offre également un important fonds documentaire sur les techniques, les évolutions historiques et artistiques de l’estampe, la photographie, l’affiche et l’imagerie.


Autoportrait avec Saskia. Rembrandt. 1636

Autoportrait avec Saskia. Rembrandt. 1636

Les pièces les plus précieuses des collections sont réunies dans la Réserve :

  • coffrets de voyage (xve siècle) avec images prophylactiques
  • gravures de maîtres anonymes du xve siècle, incunables, primitifs italiens
  • dessins et peintures de Dürer
  • « premiers états » de Rembrandt (900 pièces)
  • clichés-verre de l’école de Barbizon
  • carnets de croquis de Degas, Bonnard, Gromaire, Hélion
  • fonds important de maîtres japonais
  • album de photographies ayant appartenu à Delacroix
  • albums de Guernesey (entourage de Victor Hugo)

À noter

Le département

  • abrite la rédaction des Nouvelles de l'estampe, revue du Comité national de l'estampe,
  • organise le Prix Lacourière qui récompense tous les deux ans un graveur en taille-douce âgé de de 45 ans au plus l'année de sa participation au prix,
  • est associé à deux prix décernés par l’association « Gens d’images », le Prix Nadar pour un ouvrage de photographie, et le Prix Niepce récompensant le travail d’un photographe de moins de trente-cinq ans résidant en France.

Depuis 1994, le département héberge la Société française de Photographie.

Télécharger

le règlement du prix Lacourière 2016 [fichier .pdf – 59 Ko – 20/11/15 – 1 p.]

Historique du département

L´aveugle et son chien. Jacques Callot. 1622-1623

L'aveugle et son chien. Jacques Callot. 1622-1623

Le Cabinet des Estampes est constitué en 1667, lorsque la Bibliothèque du Roi acquiert 120 000 gravures rassemblées par Michel de Marolles. Dès 1648, Jacques Dupuy, garde de la Bibliothèque royale, avait fait étendre aux estampes l’obligation de dépôt instituée en 1537 pour les livres, mais sous Colbert, la récolte légale n’est que de quelques centaines d’unités.

À partir de 1672 s’effectue le dépôt des estampes de privilège (acte de l’autorité donnant permission d’imprimer et protégeant le droit des auteurs).

En 1720, le Cabinet devient l’un des départements de la Bibliothèque du roi. Ses collections s’accroissent très vite, englobant la considérable collection de portraits de Nicolas Clément, un garde du Cabinet (1712), puis celle de Roger de Gaignières (1716), la collection d’estampes de maîtres du marquis de Béringhen (1731), la collection de topographie et de portraits du fermier général Lallemant de Betz (1753), la collection d’histoire de Pierre Fevret de Fontette (1773). Les confiscations révolutionnaires font entrer les collections chinoises du ministre Bertin et les fonds provenant de diverses congrégations, notamment celui de l’abbaye de Saint-Victor, les estampes réunies par les Jésuites de Cologne, les collections personnelles du Roi, de la Reine, de Monsieur, de Madame Victoire et de nombreux émigrés.

Aux XIXe siècle, les accroissements continuent à un rythme soutenu aussi bien par le dépôt légal que par l’arrivée de très nombreuses collections particulières (collections historiques de Hennin, du baron de Vinck, collections artistiques de Moreau-Nélaton, Atherton Curtis), et au XXe siècle, par l’entrée d’œuvres de contemporains (Duchamp, Robert et Sonia Delaunay, Matisse, Hélion, Baselitz, Sam Francis, Barry Flanagan, Antoni Tàpies…).

À partir de 1851, les photographes commencent à faire spontanément le dépôt de leur production (le dépôt légal de la photographie n’est institué qu’en 1925).

Depuis 1946, le département est installé dans l’hôtel Tubeuf sur le site Richelieu.

lundi 2 janvier 2017

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Contact

Sylvie Aubenas
Directrice
Téléphone : 01.53.79.83.80
Télécopie : 01.53.79.83.07
Courriel : estampes-photographie@bnf.fr

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