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Lettre d’information >>> n°5AVRIL 2017

Verrière de la salle Ovale © Jean-Christophe Ballot/BnF/Oppic
Après le succès de ses journées PO à la mi-janvier, le site Richelieu se prépare à la seconde phase de sa rénovation. Les travaux concerneront la zone localisée le long de la rue Vivienne qui comprend des lieux aussi prestigieux que les galeries Mansart et Mazarine ou la salle Ovale.

Une question ? N’hésitez pas à consulter la rubrique Rénovation de Richelieu ou à nous contacter par mail à l’adresse suivante : projet-richelieu@bnf.fr

Retour sur le WEPO !

Vous n'avez pas (encore) entendu parler du WEPO ? Le WEPO, c'était le Week-end Portes ouvertes du site Richelieu où vous êtes venus nombreux les 13, 14 et 15 janvier. Retour sur ces journées particulières.

L'ouverture au public du site Richelieu et de ses trois institutions (BnF, INHA et Enc) a en effet remporté un large succès à la mi-janvier. Pour preuve, une affluence estimée à plus de 14 000 visiteurs en trois jours et une très forte activité constatée sur les réseaux sociaux. Le hashtag #WEPORichelieu a par exemple été vu 22 millions de fois ! Les visiteurs de tous âges et de nationalités différentes se sont en effet pressés pour venir découvrir les espaces d'ores et déjà rénovés : la salle Labrouste et son Magasin central, la salle des Manuscrits, celle du département des Arts du spectacle ou la Rotonde éponyme qui expose une sélection de pièces issues de ce même département. Petit bonus, le public a même pu accéder - en passant par le salon d'Honneur - à la salle Ovale dont la visite n'était pas prévue au départ ; une occasion de découvrir l'espace avant le démarrage du chantier puisqu'il fait partie de la zone restant à rénover d'ici 2020. Vous pouvez d'ailleurs soutenir la rénovation de cette magnifique salle de lecture, inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, en faisant un don à la BnF.

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Outre la visite de ces différents lieux ponctuée par les interventions des « Padox » de la compagnie Houdart-Heuclin, le public a également pu assister à une série de conférences et de tables rondes. L'opération « cartes postales » a enfin remporté un franc succès. D'anciennes cartes de lecteurs illustres étaient proposées aux visiteurs qui, après en avoir choisi une, pouvaient la faire envoyer à un proche par la BnF. 5000 cartes ont ainsi quitté le site, dont plus de 100 à l'international. Succès donc pour ces journées qui témoignent de l'intérêt marqué des visiteurs pour le site, ses espaces et ses institutions. Pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de prendre part à ces journées, des visites guidées du site Richelieu sont organisées chaque semaine.

Début de la seconde phase des travaux

Le site Richelieu se prépare à présent pour la seconde partie du chantier dont l'aboutissement est prévu en 2020. Les transferts de collections vers la zone rénovée, qui avaient débuté le 29 août dernier, se sont achevés le 24 février. Depuis le mois de janvier, on évacue également tous les mobiliers patrimoniaux, les mobiliers administratifs et les fournitures… Un grand nettoyage est en cours puisque c'est un espace parfaitement vierge qui doit être livré à l'OPPIC (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture) début avril, heure à laquelle cette deuxième phase de travaux pourra commencer.

Visite de la salle Labrouste pendant les journées portes ouvertes du site Richelieu © David Paul Carr / BnF

Pass de lecteurs

Une rénovation : de nouveaux services

Parce que rénovation ne rime pas seulement avec nouveaux espaces, une offre de services élargie est aujourd'hui proposée aux lecteurs du site Richelieu. Un Pass, plusieurs possibilités ; les inscriptions à la BnF et à la bibliothèque de l'INHA sont rassemblées sur un support unique. Afin de favoriser une découverte réciproque des espaces, durant le mois d'avril, les lecteurs de l'INHA pourront accéder gratuitement aux salles de lecture BnF du site Richelieu et y consulter les collections des départements conservées en magasin (hors Réserve).

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Par ailleurs, la réservation à distance de documents issus des collections des départements spécialisées commence à être mise en place. Depuis le 13 mars, vous pouvez réserver via le Catalogue général des documents des départements des Monnaies, médailles et antiques (collections imprimées) et de la Musique-Bibliothèque musée de l'Opéra. Cette offre s'élargira en avril aux documents du département des Cartes et plans (consultables sur le site François-Mitterrand jusqu'en 2020) et en juin, à ceux du département des Estampes et de la photographie.

À noter également : depuis le 1er mars, les tarifs des Pass de lecteurs de la BnF ont évolué.


FOCUS

Premiers travaux en Galerie Mazarine

Premiers travaux en Galerie Mazarine

Depuis janvier 2017, la BnF prépare activement le chantier concernant les espaces situés le long de la rue Vivienne. La seconde zone à rénover du site Richelieu va ainsi pouvoir commencer sa transformation. Les transferts de collections et de services se sont achevés en février ; le déménagement du mobilier s'est terminé le 31 mars. Enfin, à la mi-avril, la BnF remettra les clefs de la zone restant à rénover - zone 2 - à l'Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (OPPIC), qui assure la maîtrise d'ouvrage du chantier.

Dans la galerie Mazarine, les travaux ont pris un peu d'avance. Un premier chantier a en effet débuté début janvier, sous la direction de Michel Trubert, architecte en chef des monuments historiques. Il permettra de déterminer quels procédés utiliser pour restaurer les décors de la galerie : peintures des voûtes de Romanelli (XVIIe siècle) ou des niches de Grimaldi (XVIIe siècle), papier peint retravaillé, voire créé par Henri Labrouste (XIXe siècle).

Mois après mois, la galerie se prépare. En janvier, les lustres ont été déposés, les cimaises et éclairages néons, retirés. Un échafaudage a ensuite été monté en février pour permettre de faire les tests de restauration qui ont commencé à la mi-mars. À la suite de ce chantier-test, les travaux de rénovation proprement dits pourront commencer pour faire de la galerie Mazarine l'un des plus beaux espaces du nouveau Musée de la BnF qui ouvrira en 2020.


3 questions à

Anne-Elisabeth Buxtorf, directrice de la bibliothèque de l'INHA

Depuis le 15 décembre 2016, la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) est installée en salle Labrouste et dans le Magasin central. Comment s'est passée cette installation ?

Cette installation a été un vrai défi pour les équipes de la bibliothèque de l'INHA ; tout d'abord parce qu'il a fallu procéder à l'organisation de nos 150 000 documents en libre accès, recotés selon la classification de la Bibliothèque du Congrès : aucune cote d'arrivée n'était donc identique à la cote initiale. Dans le même temps, nous avons intégré les collections de la Bibliothèque centrale des musées nationaux venues du Louvre. Mais il a aussi fallu assurer parallèlement le transfert des services et s'approprier les nouveaux espaces. La bonne coordination et le travail quotidien avec le Projet Richelieu et les équipes de la BnF ont été essentiels. La bibliothèque de l'INHA n'a déménagé que de quelques mètres puisqu'elle était auparavant hébergée dans la salle Ovale. Pourtant, c'est finalement un changement assez radical qui s'est produit. Tout est nouveau : l'augmentation du nombre de places, les horaires, l'organisation des collections, les services etc... Néanmoins, c'est une vraie satisfaction de redonner vie à ces espaces, de voir les lecteurs fréquenter à nouveau la salle Labrouste et découvrir les facilités du libre-accès.

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La BnF et l'INHA proposent désormais des services communs. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

L'une des grandes nouveautés de la réouverture est que nous accueillons les lecteurs en commun avec la BnF. Les équipes des deux bibliothèques inscrivent aussi bien des lecteurs de l'INHA que des lecteurs de la BnF. Ce travail quotidien oblige à avoir une bonne connaissance de la BnF, ce qui n'était pas forcément une évidence auparavant malgré la présence de la bibliothèque de l'INHA sur le site Richelieu depuis de nombreuses années. Des séances de formation menées par les équipes du département d'Orientation et de Recherche Bibliographique ont permis aux équipes de l'INHA de découvrir ou redécouvrir la richesse de toutes les collections présentes sur le site ; c'est un atout qui ne peut que contribuer à améliorer encore la qualité du service public. La carte commune, lancée récemment, est une étape supplémentaire. Enfin, la cellule médiation de la BnF propose, comme l'INHA, des visites au grand public qui incluent les espaces Labrouste que nous occupons aujourd'hui. C'est une autre occasion de collaboration.

Jusqu'à 2020, l'INHA accueille en salle Labrouste la salle de lecture provisoire du département des Estampes et de la photographie. A votre avis, quelles opportunités cette cohabitation permettra-t-elle pour les deux institutions ?

Avec le département des Estampes et de la photographie, nous avons déjà organisé des formations afin d'avoir une meilleure connaissance réciproque de nos fonds et de nos modes de fonctionnement. Nous œuvrons ensemble à l'organisation d'une exposition sur le photographe Facchinelli, appelé aussi l'Atget du Caire, et dont une partie de l'œuvre se trouve partagée entre les deux bibliothèques. Cette exposition se tiendra dans l'espace Roberto Longhi de l'INHA du 21 avril au 8 juillet 2017 et montrera, entre autres, au public, des épreuves de chaque collection. Mais les projets entre les deux institutions sont nombreux : un programme de recherche commun autour de l'histoire du quartier par exemple. Cependant, collaborer, c'est aussi réfléchir ensemble à la politique documentaire, envisager un programme de numérisation concerté ou des appels à chercheurs communs etc. Les occasions à venir ne manqueront pas !

RÉTRO RICHELIEU

Le projet d'Étienne-Louis Boullée pour la Bibliothèque royale

Quand Jean-Charles-Pierre Lenoir prend ses fonctions de garde de la bibliothèque du roi en 1784, il estime les bâtiments trop exigus et trop vétustes pour accueillir les collections et un public toujours plus important. Et ce, malgré les aménagements faits depuis le début du siècle, sous la houlette de l'abbé Bignon, par l'architecte Robert de Cotte.

Il fait donc appel à Étienne-Louis Boullée, professeur et théoricien de l'architecture plus qu'architecte bâtisseur - même s'il vient de faire construire, pour le bâtiment voisin du Trésor, deux petits pavillons rue Vivienne. Un an plus tard, Boullée est en mesure de publier son projet, Mémoire sur les moyens de procurer à la Bibliothèque du Roi les avantages que ce Monument exige. Comme il le souligne lui-même, il ne s'agit pas d'un projet total, d'une toute nouvelle bibliothèque, mais d'un réaménagement du bâtiment ne devant entraîner qu'une dépense « modique ».

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Boullée ne s'attarde pas longtemps sur les différents dépôts consacrés aux manuscrits, estampes et médailles et c'est sur la salle de lecture des imprimés qu'il concentre l'essentiel de son propos. Il imagine un monumental vaisseau surmonté d'une voûte rappelant celle du Panthéon par ses caissons et son ouverture zénithale. Il insère cette immense nef dans la cour, en prenant comme appui les bâtiments construits par ses prédécesseurs, qui forment ainsi une arcature solide. Dans la salle immense et vide de mobilier, les livres sont disposés sur quatre gradins propres à recevoir toutes les richesses littéraires existantes mais aussi celles « des temps à venir ».

L'aspect spectaculaire du projet s'accompagne d'une vision concrète et pragmatique. La vue panoptique offerte par la galerie unique facilite la surveillance contre les vols ainsi qu'une communication plus rapide des ouvrages : ceux-ci peuvent être transmis, de la main à la main, et d'un gradin à un autre.

Le mémoire, les dessins, les plans, la maquette, élaborés entre 1785 et 1787, ne suffirent pas à convaincre le Contrôleur général des finances, Loménie de Brienne, d'engager la dépense et la grande salle de lecture ne fut jamais construite. Boullée n'en tint pas pour autant rigueur à la Bibliothèque, qu'il fit légataire de son fonds de dessins, toujours conservés au département des Estampes et de la photographie et qui feront prochainement l’objet d’une numérisation en haute définition.

Vue de la nouvelle salle projetée pour l'agrandissement de la bibliothèque du roi, Étienne-Louis Boullée, Paris, Département des Estampes et de la photographie, Réserve HA-57 (15)-FT 4
Une question ? une suggestion ? N’hésitez pas à nous contacter par courriel : projet-richelieu@bnf.fr

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