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Charte documentaire de Gallica : 1997 - 2007

L’appellation "Gallica" depuis 1997 désigne l’offre numérique de la BnF destinée au public distant.
Au 30 avril 2006, Gallica offrait sur la Toile :

  • 90 000 volumes imprimés en mode image,
  • 1200 volumes imprimés en mode texte,
  • 500 documents sonores,
  • 80 000 images fixes.

Le taux mensuel de consultation des documents a passé la barre du million en mars dernier. C’est un indéniable succès, dont il n’y a l’équivalent pour le moment dans aucune grande bibliothèque étrangère. Cependant, à un moment où se multiplient les programmes de numérisation dans de nombreux établissements en France et à l’étranger, le positionnement de son offre documentaire exige d’être explicité vis-à-vis de l’ensemble des partenaires comme des publics.

Introduction

Si l’on en juge par les demandes des internautes, d’après la récente enquête « BibUsages », des constantes se dégagent :

  • désir d’accéder à des documents difficiles à se procurer ou épuisés ;
  • demande de mise à disposition de textes intégraux ou des corpus importants composés d’images.

Les fidèles de Gallica sont majoritairement des chercheurs, professionnels ou amateurs. La multiplicité des usages possibles des différents documents peut également séduire : ainsi les enseignants qui utilisent Gallica à des fins pédagogiques saluent la valeur ajoutée du texte intégral comme des corpus étoffés d’images, tout en étant sensibles à la portée symbolique du patrimoine aisément disponible de la sorte.

L’enrichissement de Gallica doit résulter d’une dialectique entre la demande et l’offre.

Comment définir celle-ci ? Pour éviter la trop grande accumulation de strates qui a prévalu jusqu’à présent, un retour aux sources est nécessaire, autrement dit aux collections. Gallica se définit donc non pas comme une bibliothèque idéale d’auteurs constituée à partir de textes présents ou non dans les murs de la BnF, mais comme une bibliothèque centrée sur ses richesses imprimées, manuscrites ou audiovisuelles.

Aujourd’hui l’articulation de Gallica avec le réseau de bibliothèques partenaires constitue un défi majeur. Rapprocher virtuellement des ensembles physiquement séparés qui gagnent ainsi en cohérence et ouvrent des pistes inédites pour la recherche, trouver des compléments de collections, favoriser une vision enrichie du patrimoine, tels sont les enjeux de la coopération entre bibliothèques patrimoniales. On peut ainsi mettre en œuvre:

  • des liens avec des collections déjà numérisées de partenaires extérieurs spécialisés ;
  • un partage des rôles entre des établissements qui auraient la capacité d’indexer de façon fine pour des lecteurs spécialistes d’une discipline et la BnF qui fournirait les textes correspondants, le tout dialoguant sur la Toile pour le plus grand bénéfice des usagers.

Définition de l'offre : les critères

Gallica est le produit numérique d’une bibliothèque nationale centrée sur des usages de recherche, diffusable sur la Toile. Les axes de développement sont confirmés de la sorte :

  • Gallica se définit comme une bibliothèque numérique à vocation encyclopédique constituée à partir des collections existantes, composées de documents écrits imprimés (livres, revues, journaux, partitions) et d’images imprimées (estampes, cartes, photographies), ainsi que d’enregistrements sonores. Le Web permet de consulter ce qui est rare ou original, épuisé ou peu accessible, voire inaccessible : ce critère essentiel doit être constamment présent dans la sélection des programmes. Instrument de diffusion scientifique, outil de recherche, Gallica est complémentaire des expositions virtuelles favorisant une large découverte du patrimoine.
  • Gallica est aussi distincte du plan général de sauvegarde des documents. D’ici peu, le support numérique aura remplacé le support de substitution argentique (microforme, ekta…). Pour tous les documents menacés physiquement, le produit de la sauvegarde numérique sera consultable dans les emprises de la BnF. Dans un certain nombre de cas, sans systématicité, cette politique de conservation croisera la politique documentaire de Gallica. Le but n’est pas de mettre sur la Toile la quasi-totalité des fonds de la BnF.

Une bibliothèque de corpus documentaires originaux

Gallica est un instrument de diffusion du patrimoine écrit et iconographique.

En conséquence, on proposera au public des corpus à thème articulés autour d’une ou plusieurs collections réparties dans plusieurs départements, avec des accès documentaires adaptés. Il faut pouvoir travailler sur plusieurs centaines de documents dans une thématique et donc proposer des ensembles fournis sur un auteur, un courant de pensée ou un sujet donné.

Il ne s’agit pas, là encore, de mettre à disposition des collections dans leur totalité. Gallica n’a pas de prétention à l’exhaustivité.

Sans renier ce qui a fait la force de Gallica jusqu’à présent, à savoir les corpus d’auteurs, on s’attachera désormais à privilégier une autre dimension des corpus, qui correspond à ce qu’une grande bibliothèque de recherche a toute légitimité à développer, notamment par rapport à l’édition commerciale.

Gallica est le reflet de collections imprimées entrées par des modes variés. Cet apport constitue une grande richesse, qui n’obéit pas à une logique purement académique de constitution de corpus d’auteurs « classiques » comme le font certaines universités ou unités de recherche. Elle doit proposer des corpus de recherche issus de gisements documentaires caractéristiques des fonds de la BnF, matériaux encore sous-exploités. Une partie de la presse du XIXe en constitue un des meilleurs exemples. Le critère de rareté prime moins ici que le critère d’accessibilité. Autrement dit il faut privilégier des « ensembles de sources », au sens où l’entendent les historiens, aujourd’hui peu accessibles et propres à intéresser un public élargi.

Les corpus d’auteurs compris dans cette acception, deviennent des ensembles de sources de bonne dimension et des matériaux de recherche. Si Baudelaire est de nos jours plus facile à trouver que Sully Prudhomme, c’est l’un des intérêts de Gallica que de situer dans le foisonnement d’une époque les auteurs dits majeurs aussi bien que les auteurs se situant à la périphérie, comme aucun autre outil n’aurait pu le faire, et d’ouvrir ainsi de nouvelles perspectives de recherche.

De ce critère relèvent des ensembles originaux dont la portée symbolique est attachée à la BnF : certes des parties des corpus des photographes Eugène Atget, Charles Nègre, Marville comme des gravures de Jacques Callot ou de Toulouse-Lautrec ont été réédités sur papier, mais c’est la BnF qui conserve les ensembles les plus significatifs. Il y aura grand profit à étendre aux fonds d’images et aux fonds sonores la notion de corpus d’auteurs telle qu’elle a été développée pour les philosophes et les écrivains, en y incluant les éléments qui éclairent la compréhension d’une époque ou d’un courant. Cette dimension, que seule un établissement comme la BnF peut assumer, renouvellera la notion de corpus et achèvera de donner une forte cohérence à son offre, qui s’adresse avant tout à un public travaillant dans une perspective historique.

Ce choix de corpus signifie que l'actuelle présentation éditoriale de Gallica sera modifiée en conséquence au cours de l'année 2005. Quand on consultera Gallica, on pourra avoir accès soit à ces thèmes, soit au titre ou à l'auteur recherché, soit éventuellement à une collection. Les critères se combinent sans s'exclure. La diffusion sur Internet demande de ne pas se limiter aux deux derniers critères.

Une bibliothèque d'outils pour la recherche

Les outils pour la recherche sont les dictionnaires, répertoires, bibliographies… tels qu’on les entend de façon classique.

Il existe une forte demande de numérisation d’instruments tels que les dictionnaires ou les catalogues spécialisés, particulièrement les titres épuisés. La numérisation des dictionnaires dans Gallica trouve certes ses limites avec le mode image, tel qu’il existe, mais à ce jour, une solution technique simple à partir du mode image permet de répondre en grande partie à la demande : il s’agit d’offrir des « tables des matières » permettant au lecteur de naviguer dans les titres courants de chaque page (ex. ARAN – ARAP- ARAS).

C’est une solution raisonnable à étudier d’un point de vue technique en 2004 et à étendre ensuite dans le cadre d’un chantier spécifique identifié :

  • liste des principaux titres existants à reprendre ;
  • liste complémentaire des nouveaux titres à injecter selon le critère énoncé ci- dessus ;
  • plan de charge particulier dans la chaîne de production.

La priorité retenue est celle d’une mise à disposition des principaux outils bibliographiques français épuisés depuis le XVIe siècle, depuis La Croix du Maine jusqu’à Lorenz, en y incluant l’achèvement de la numérisation de la Bibliographie de la France depuis 1811. Avec ce programme la BnF répondra à une forte demande du réseau des bibliothèques comme des chercheurs.

Gallica en revanche n’offrira pas pour l’heure d’outils récents du type catalogues, bibliographies ou répertoires produits par l’établissement.

Couverture linguistique et géographique : une collection majoritairement française

Gallica s’intéresse prioritairement à ce qui a été publié sur la France, en langue française ou en France.

Ce choix situe l’offre de la BnF par rapport à celle de ses homologues étrangères. Le fait toutefois que les collections de la BnF soient remplies depuis plusieurs siècles de documents étrangers, incite à en tenir compte en évitant les frontières trop étanches.

Quant aux manuscrits, en dépit du recentrage sur la francophonie des fonds contemporains, les fonds anciens sont riches de langues diverses qu’il ne s’agit pas de bannir. La part du français demeure prépondérante dans l’enrichissement de Gallica mais on peut et on doit y faire figurer ponctuellement des documents en langue étrangère venant des fonds patrimoniaux, quand cela complète les corpus ou quand la lacune serait trop manifeste et nuirait à la cohérence d’ensemble. On choisira les premières éditions ou des traductions françaises ayant fait date, et qui sont en général libres de droits. La proportion est à préciser programme par programme.

Le raisonnement est le même en ce qui concerne la couverture géographique, où l’ouverture sur l’Europe et le monde, en fonction de la nature des fonds, s’impose d’évidence.

Couverture chronologique : un rééquilibrage en faveur de la période moderne

Les contraintes juridiques et techniques ont accentué la part du XIXe siècle français dans Gallica, à double titre :

  • comme période foisonnante de la production intellectuelle française,
  • mais aussi comme âge d’or de la critique sur d’autres siècles, notamment le Moyen Age.

Ce siècle voit l’essor des grandes collections d’érudition qui publient et diffusent des sources d’archives inédites et les premières grandes éditions complètes d’auteurs (littérature, philosophie…) : Gallica reflète tout naturellement ce mouvement scientifique capital en France, particulièrement dans le cas de l’Histoire. Dans ce champ, des collections n’ont pas été remplacées à ce jour, à la différence des éditions de classiques.

Le XIXe est aussi le grand moment de la diffusion ordonnée des sciences et des idées politiques, par le biais des revues mais aussi des synthèses et des dictionnaires : cette dimension doit retrouver toute sa place et être mieux affichée. Il en sera de même pour le mouvement géographique et l’autonomisation des sciences sociales, fondamentaux dans le rayonnement de la pensée française.

Il n’en demeure pas moins que les collections de la BnF s’enracinent loin en amont. La période moderne, notamment du XVIe au XVIIIe siècles, mérite d’y être réhabilitée.

L’analyse détaillée des fonds numérisés par domaines, incite à affirmer les options suivantes :

  • Gallica reste en grande majorité dans le champ des documents libres de droits, conformément à sa vocation patrimoniale.
  • Un rééquilibrage en faveur de la période moderne (XVIe - XVIIIe siècles) est nécessaire.
    Selon le principe établi plus haut, il ne s’agira pas de rechercher une couverture idéale des « phares » de la pensée ou de l’art, mais de compléter ponctuellement les lacunes et de développer la numérisation de gisements de recherche, comme par exemple le fonds de polémique religieuse sous l’Ancien Régime. Le XVIIe siècle fera l’objet d’une prospection particulière. Le XVIe siècle sera aussi complété par l’intégration dans Gallica des incunables analysés dans une base iconographique développée par la Réserve des livres rares.
  • La bonne couverture de la Révolution Française en textes relativise les lacunes constatées pour la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXesiècle. Le XIXe siècle, en particulier sa seconde moitié nécessite des compléments, notamment en histoire et en politique, car certains fonds ou épisodes sont aujourd’hui absents de Gallica (Commune…).

Le XXe siècle sera abordé principalement par le biais des revues, notamment philosophiques, littéraires et artistiques. On doit enfin pouvoir constituer des ensembles sur le Première guerre mondiale, qui est l'objet actuellement d’un net regain d'intérêt.

Répartition des domaines

Des déséquilibres sont patents ; il ne s’agit pas de les corriger systématiquement mais de le faire à la fois selon l’importance des fonds existants, y compris ceux des départements spécialisés, et en fonction des centres d’intérêt de la recherche.

Répartition des domaines
Domaine Total volumes Volumes monographies Volumes périodiques Titres périodiques Volumes images ou fonds sonores
Total 66 246 52 764 13 482 417 78 840 images 30 h de doc. sonores
Dictionnaires, bibliographies, histoire du livre 1 041 451 590 20 0
Philosophie 3 000 2 559 441 10 0
Religion 2 616 2616 0 0 45 000 images (Dun Huang)
Histoire 13 130 9 659 3 471 72 11 040 images
Géographie, ethnologie 4 247 2 593 1 360 19 10 130 images Doc. sonores
Sociologie, éducation 731 705 26 3 0
Droit 3 124 2 993 131 5 0
Économie 2 540 2 053 487 19 0
Politique 7 502 6 321 1 181 105 Doc. sonores
Sciences, technique 11 594 9 296 2 592 55 500 images
Langue, linguistique 1 408 737 671 21 0
Littérature 14 000 11 658 2 342 79 Doc. sonores
Beaux-arts, architecture 605 492 107 1 4 470 images
Musique, arts du spectacle 600 537 63 8 7 700 images Doc. sonores
Arts de vivre 108 88 20 1 0

Trois domaines apparaissent comme particulièrement bien couverts actuellement :

  • l'histoire,
  • la littérature,
  • les sciences.

Les deux premiers correspondent à des axes majeurs des collections de la BnF et le troisième à une demande importante de la communauté des chercheurs, donc à une forte sollicitation.

Il n’y a donc pas lieu de remettre en cause cette prééminence, sachant qu’il existe un seuil pour qu’un fonds numérisé atteigne une masse critique intéressante pour la recherche. Il faut peut-être modérer les accroissements de ces trois domaines mais certainement les poursuivre.

Certains fonds, quantitativement limités, sont en revanche bien équilibrés comme l’atteste l’exemple de la linguistique.

Dans l’immédiat, on développera davantage d’autres secteurs sous-représentés telles la philosophie, la religion, la politique.

La place des arts sera revue à la hausse en fonction des projets partagés avec l’INHA et des richesses des principaux départements concernés à la BnF : musique, estampes et arts du spectacle.

Deux chantiers prioritaires

La numérisation des revues et de la presse

Les revues sont aujourd’hui très demandées. On s’attachera à combler systématiquement les lacunes (numéros manquants) et à ajouter les titres les plus importants dans la chaîne de production, en répondant à cet égard à une demande croissante.

Mais ce plan ne peut se développer sans qu’il soit réalisé des progrès techniques facilitant l’accès à ces mêmes revues (navigation dans les tables), accès qu’il faut améliorer dans Gallica.

La presse quotidienne est l’autre chantier scientifique et technique essentiel de Gallica. La presse quotidienne du XIXe siècle reste difficile d’accès bien qu’elle représente un gisement de première importance pour la recherche.Un choix de titres est proposé puisqu'est inaccessible une numérisation idéale allant de Théophraste Renaudot à Hubert Beuve-Méry.

Des solutions techniques pour la presse quotidienne ancienne de grand format sont à l’étude afin de lancer un plan massif d’environ 3 millions de pages dès 2005, qui représentera une plus-value forte pour la diffusion de la langue française et le rayonnement de notre culture dans le monde. Ce chantier ne peut ni ne doit se réaliser au détriment de l’enrichissement courant de Gallica et il nécessitera des moyens complémentaires. Le rééquilibrage chronologique ci-dessus proposé est compris en dehors du plan de numérisation des quotidiens français du XIXe siècle : il concerne les accroissements courants de Gallica.

La numérisation des images et des fonds sonores

Enfin est évident l’intérêt d’associer dans un développement concomitant fonds imprimés, fonds d’images et fonds sonores.

C’est parce qu’il existera des ensembles numérisés de textes et d’images qui seront en correspondance virtuelle que Gallica continuera d’offrir à la recherche un outil sans pareil permettant des rapprochements féconds, encore insuffisamment pratiqués. A cet égard, la technique numérique offre bien des possibilités nouvelles. Pouvoir rapprocher, par exemple, des fonds de musique imprimée avec le patrimoine sonore, ne fera que renforcer l’intérêt de la conservation de ces collections.

Les fonds d’images et de sons à numériser doivent être choisis pour donner sa pleine cohérence à Gallica comme bibliothèque électronique de recherche. Cela suppose de réfléchir aux accès documentaires à ces fonds d’images et de sons, d’infléchir la programmation et d’augmenter les quantités dans cette filière sans que bien sûr les rééquilibrages au profit de l’image ne doivent se faire de façon exclusive au détriment du texte.

Cet effort doit être clairement distingué du développement de la base d’images de la BnF qui a une finalité commerciale, et est gérée par le département de la Reproduction.

Gallica et l'édition

Gallica représente la diffusion à distance d’une grande bibliothèque de recherche. La BnF entend continuer dans la voie pionnière de mise à disposition massive de textes, d’images et de son, laissant à d’autres la responsabilité d’apporter des plus values techniques ou scientifiques particulières.

La politique de Gallica est tout à fait différente de celle que peuvent suivre des éditeurs commerciaux. Tous les documents présents sur le site sont libres de droits, imprimables et téléchargeables pour des usages strictement privés.

La BnF est fréquemment sollicitée pour établir des corpus d’édition électronique d’œuvres d’auteurs français. Le rôle de la BnF en la matière peut se décliner de la sorte :

  • Co-éditer avec un éditeur dans la mesure où cela correspond par exemple à un fonds de manuscrits ou d’images particulièrement fourni à la BnF, ou encore à un texte difficilement accessible.
    C’est le cas par exemple de l’édition de la correspondance de Romain Rolland. Dans ces cas-là, il reste à définir si les corpus ainsi établis s’intègrent dans Gallica ou s’ils sont mis à disposition sur le site de la BnF dans une zone dédiée aux éditions en ligne.
  • Pour le reste, laisser la main à l’édition commerciale, sans implication de la part de la BnF.

De plus en plus d’éditeurs proposent aussi des dictionnaires sous forme de cédéroms, par exemple le Grand dictionnaire de Larousse. L’investissement dans le mode texte reste coûteux. C’est pourquoi la BnF, tout en poursuivant la mise en ligne en mode image d’un certain nombre d’outils épuisés de ce type, proposera une amélioration des accès et ciblera le corpus de dictionnaires et d’outils à numériser.

Enfin, la BnF envisage de collaborer avec les éditeurs qui le souhaitent dans le champ des revues, car celles-ci constituent l’un des points forts de Gallica et un partage des rôles pourrait être aisément dessiné. Une coopération du même type est prévue avec les organes de presse détenteurs de titres courants de quotidiens

Gallica et la recherche

Avec les organismes de recherche, des partenariats pourront être proposés.

 

La BnF ne peut répondre à toutes les sollicitations des très nombreux projets de bases de données de documents rares conduits par des équipes de chercheurs selon des modalités spécifiques. Les rôles pourront être ainsi répartis ; par exemple dans le cas des manuscrits:

  • numérisation des documents concernés par la BnF ;
  • transcription et annotation assurée par l’équipe de recherche, qu’elle relève de la BnF ou de chercheurs extérieurs.
  • L’indexation et la navigation sont des produits conçus selon les besoins des chercheurs et adaptés à eux ; les documents de base seront ensuite accessibles dans Gallica, le produit de recherche sur le site de l’équipe de recherche.

De la même façon, des bases numérisées offrant des accès spécifiques à des corpus iconographiques de la BnF comme Mandragore pour les manuscrits enluminés seront développées (incunables illustrés). Ces bases proposent des indexations spécifiques destinées à la recherche. Le texte numérisé des manuscrits et des incunables concernés se trouvera dans Gallica.

La future maquette éditoriale de Gallica prévoira des liens vers ces bases iconographiques. Gallica est ainsi renforcée dans sa mission première de réservoir de documents numériques.

La numérisation en réseau avec d'autres bibliothèques

Identifier les projets en amont

Le ministère de la Culture pilote une base répertoriant les projets de numérisation en cours . Pour le moment, les ressources signalées sont très variées.

La Direction du Livre et de la Lecture souhaite donner davantage de visibilité aux projets intéressant le patrimoine écrit et esquisser un rapprochement avec les projets que pourrait signaler la sous-direction des Bibliothèques du ministère de l’Education nationale. Il conviendrait qu’en matière de patrimoine écrit, compte tenu de son expérience, la BnF soit spécifiquement associée à ce recensement.

Deux axes de coopération

Les perspectives de numérisation partagée se précisent aujourd’hui dans deux directions:

  • le regroupement virtuel de corpus complémentaires :
    • fonds Philidor de musique baroque réparti entre Paris et Versailles,
    • manuscrits de Dun Huang avec la fondation Mellon,
    • ou projet France-Amérique sur l’apport des Français à la culture américaine en partenariat avec la Bibliothèque du Congrès ;
    et l’articulation des différents portails entre eux. D’autres perspectives de numérisation partagée se précisent avec certaines bibliothèques scientifiques détentrices de fonds patrimoniaux, avec une répartition des responsabilités et des champs à couvrir, répartition facilitée par les nouvelles possibilités de navigation.
  • la coopération documentaire entre notre bibliothèque encyclopédique et des équipes de spécialistes permettant un accès plus fin aux documents (création ou reprise de tables des matières, indexation particulière…).
    L’exemple des revues de mathématiques avec le réseau Mathdoc met en lumière cette complémentarité. A partir du cas du « Journal de Mathématiques pures et appliquées », la cellule Mathdoc (Unité mixte Université Joseph Fourier-Grenoble, CNRS) contribue à améliorer l’indexation des articles de revues dans Gallica ; cette indexation est accessible sur le site Mathdoc avec un lien direct aux documents de Gallica. Ce partage des rôles offre sans aucun doute la piste la plus prometteuse, Gallica suscitant beaucoup d’attentes autant du fait de l’avance acquise que de la pérennité garantie par une institution nationale.

Un sort particulier doit être réservé à l’histoire régionale qui demeure importante dans une perspective de coopération en régions, correspondant au premier axe mentionné ci-dessus.

Le succès des programmes des revues des sociétés savantes du XIXe siècle ouvre d’utiles perspectives pour valoriser les fonds patrimoniaux répartis en France entre la BnF et les bibliothèques municipales sans compter les archives.

On peut ainsi mettre en exergue :

  • le projet récent de la bibliothèque municipale de Troyes de numérisation des fonds de colportage dispersés dans de nombreuses bibliothèques
  • ou celui de corpus de documents rares relatifs à la Première guerre mondiale conservés par la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg et la BnF.

État de l'existant et enrichissements à prévoir par domaine

Dictionnaires, encyclopédies, bibliographies, histoire du livre

État de l'existant
Volumétrie globale 1041 volumes, dont 451 monographies, le plus souvent en plusieurs volumes, et 20 titres de revues, soit 590 volumes
Dictionnaires et encyclopédies 210 volumes : ex. Dictionnaire de Bayle, Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle de Larousse, Dictionnaire des dictionnaires de P. Guérin…
Bibliographies et catalogues 241 volumes. Ex. Dictionnaire des ouvrages anonymes de Barbier ; Les supercheries littéraires dévoilées de Quérard ; Manuel du bibliophile de Peignot ; correspondance de Plantin : œuvres du bibliophile Jacob ; Advis pour dresser une bibliothèque de Naudé
Revues 590 volumes (20 titres) se répartissant entre des revues très générales (la Revue encyclopédique, le Magasin encyclopédique…) et des revues bibliophiliques (le Bibliophile ancien ou moderne, le Bulletin du bouquiniste…) ou en bibliographiques (Journal littéraire de la France)
Particularités Sont incluses ici les impressions lyonnaises du XVIe siècle de la Bibliothèque municipale de Lyon.
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels
  • Compléments systématiques des volumes manquants ( planches pour l'Encyclopédie, monographies et revues pour couvrir la totalité des titres jusqu'aux limites du droit d'auteur (1934), notamment pour la Bibliographie de la France .
  • Complément en histoire du livre et en bibliographie, en se concentrant sur les ouvrages de référence anciens, pour aboutir à un corpus cohérent en bibliographie française, offert en ligne aux chercheurs et aux professionnels des bibliothèques, pour qui cela fait défaut (cf. Direction du Livre et de Lecture : Plan d'action pour le patrimoine écrit).
Corpus
  • Les incunables illustrés par des bois gravés seront numérisés en priorité, en lien avec la base ICONO XV développée par la Réserve des livres rares.
  • Les catalogues d'éditeurs, qu'il faudrait découper en sous-ensembles, soit par période, soit autour d'une thématique, comme l'édition scientifique.
Améliorations à apporter Priorité : instruction spécifique pour faire évoluer le mode de consultation des dictionnaires n'existant pas sous forme électronique dans le commerce. L'instruction, à mener en 2004, devrait permettre de naviguer à partir des titres courants (ARAN-ARAP-ARAS)

Volumétrie cible en 2008

2 300 volumes imprimés


A suivre dans le même domaine

Cette rubrique sera mise à jour régulièrement en fonction de l'avancée des projets

  1. Bibliothèque humaniste virtuelle, développée par le Centre d'études supérieures de la Renaissance de Tours : classiques du XVIe siècle, sources religieuses et sources de la science.
  2. Numérisation des incunables en région, projet porté par la Direction du Livre et de la Lecture
  3. Catalogues de vente de livres, en choisissant de préférence des éditions annotées (en lien avec l'Ecole nationale des chartes qui développe une base de signalement à l'échelon de l'Ile-de-France).
  4. Reprints et éditions électroniques du Larousse :
    • Reprint : Grand dictionnaire universel du XIXe siècle / Pierre Larousse.
    • Genève ; Paris : Slatkine, 1982.
    • CD-Rom (mode image avec OCR non corrigé)

Philosophie

État de l'existant
Volumétrie globale 3 000 volumes, dont 85% de monographies
Couverture linguistique Prédominance du domaine français (61%). Parmi les ouvrages en langue étrangère, on distinguera le fonds allemand (19,2% du total du domaine), italien (8%) et anglais (7,1%)
Couverture chronologique Prééminence du XIXe siècle (32,7%) et du XVIIIe siècle (22,2%)
Textes
  • Philosophie antique : corpus inégal à compléter avec les principales traductions françaises libres de droit.
  • Philosophie médiévale : compléments ponctuels à voir avec les Manuscrits en fonction de leurs points forts.
  • Philosophie moderne : XVIe siècle inégalement couvert ; bonne couverture du XVIIe siècle; lacunes importantes pour le XVIIIe siècle, à combler selon le même principe que la philosophie antique.
  • Philosophie du XIXe siècle : très bonne couverture des philosophes français libres de droit.
Revues 2 titres sont actuellement disponibles : la Revue philosophique de la France et de l'étranger et la Revue de métaphysique et de morale. La couverture en est complète dans les limites du droit d'auteur.
Documents spécialisés -
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels La collection philosophique de Gallica sera recentrée sur la philosophie de langue française (expression française et traductions françaises ayant fait date des philosophes étrangers), en pointant sur des bibliothèques numériques étrangères pour le reste.
  • Ponctuellement, quelques titres de revues et certains grands auteurs
  • Accent sur la période moderne, en particulier sur le XVIe siècle et le XVIIIe siècle, pour ce dernier, dans la perspective de l'exposition sur les Lumières.
  • Développer l’offre d’auteurs méconnus et difficiles d’accès de l’époque moderne mais aussi en amont (fin Moyen Age) et en aval (début XIXe)
Corpus Numérisation d’une sélection des cours de Gilles Deleuze (enregistrements des cours donnés entre 1979 et 1984 à l'Université de Paris-VIII).
Améliorations techniques à apporter Pour Deleuze, qui fait exception à la règle du libre de droits, par autorisation spéciale des ayants droit, régler la question du serveur son dans Gallica au préalable.
Volumétrie cible en 2008

5 000 volumes imprimés


A suivre dans le même domaine

Evolution du projet R.-P.Droit/ L.Ferry suivi par le Ministère de l'éducation nationale (corpus de philosophes).

Religion

État de l'existant
Volumétrie globale 2 616 volumes, centrés sur le domaine judéo-chrétien (christianisme)
Couverture linguistique 150 volumes en langues anciennes (latin et hébreu), le reste en français
Couverture chronologique Ensemble centré sur les XVIe, XVIIIe et XIXe siècles.
Outils Pas d'outils disponibles à ce jour (droits)
Textes
  1. Corpus biblique (4%) : éditions antérieures à 1600, quelques traductions modernes (Lemaistre de Sacy, Th. de Bèze, Marot), éditions contemporaines (Renan, Crampon). Lacunaire.
  2. Textes doctrinaux chrétiens (24%) : La patrologie, lacunaire, extraite de la série French & italian book before 1700, ne sera pas complétée en raison de la version électronique de la Patrologie de Migne. La théologie est bien couverte, en particulier la période médiévale. L’exégèse biblique, particulièrement pluri-religieuse (commentaires modernes de la Tora, textes de saint Bernard, de Luther et de Calvin) est marquée par une prédominance moderne, atténuée par quelques travaux de l’époque positiviste.
  3. Pratique chrétienne (12%) : prêches, sermons, prédications, catéchèses, méditations, dévotions, prières et autres textes mystiques sans attache exégétique ni reconnaissance dogmatique
  4. Histoire de la chrétienté (22%) : Histoire de l’Eglise catholique, des autres églises séparées, les ouvrages de liturgie (missels, livres d’heures, catéchismes…) et les missions
  5. Ouvrages de controverse (29%) : centré pour les ¾ de ce thème sur la période révolutionnaire. Très lacunaire sur les écrits protestants de la Renaissance, de même que pour les controverses internes à l'Église catholique aux XVIe, XVIIe (jansénisme) et XVIIIesiècles (Lumières).
  6. Autres religions (4,5 %) : ensemble insuffisant, traitant principalement du judaïsme (1/4) et de la mythologie (1/4).
  7. Franc-maçonnerie et ésotérisme (1,5 %) : essentiellement des traités d'ésotérisme du XIXe siècle et des études historiques sur la franc-maçonnerie et son rôle pendant la Révolution.
Revues Bulletin de la Société d'histoire du protestantisme ; Acta sanctorum ; Journal ecclésiastique.
Documents spécialisés Numérisation en cours des manuscrits de Dun Huang ( fonds P. Pelliot), qui rééquilibrera en partie le corpus bouddhiste : 45 000 images. La portée de ce corpus va au delà du domaine religieux.
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Doubler le fonds de religion de Gallica autour deux thématiques principales :
  • les religions autre que chrétiennes
  • les écrits sur le protestantisme et les controverses religieuses des XVIIe et XVIIIe siècles. Un travail est en cours d'élaboration pour traiter le jansénisme avec Troyes et Port-Royal.
Enfin la franc-maçonnerie, grâce à l'existence d'un fonds important au département des Manuscrits, sera envisagée dans un second temps.
Corpus Une proposition serait de numériser la Géographie sacrée de Bourguignon d'Anville, soit une centaine de cartes des XVIIe et XVIIIe siècle
Améliorations techniques à apporter Pour les religions non chrétiennes, il conviendra au préalable de concevoir des tables des matières adaptées aux paginations en caractères non latins.
Volumétrie cible en 2008

5 000 volumes imprimés

Histoire

État de l'existant
Volumétrie globale 13130 volumes
Couverture linguistique Voir ci-après
Outils 853 volumes, soit 6,5 % du total :
  1. Dictionnaires historiques, de Ladvocat à Feller ; biographies générales du XIXe siècle (Michaud, Vapereau…). Quelques ouvrages spécialisés, en fonction de la période (dictionnaires sur l’Antiquité) ou du sujet (Institutions de Cheruel) et de dictionnaires biographiques par région ou par catégorie (protestants…). Carence XVII-XVIIIe siècles
  2. Outils bibliographiques : régions françaises (Lasteyrie) ou aires géographiques (Bibliotheca sinica). Hors champ : inventaires d’archives
  3. Sciences auxiliaires : généalogie (Annuaire de la noblesse, Nobiliaire universel) et héraldique (Armorial d’Hozier) forment deux ensembles réduits mais cohérents (axe : les fonds imprimés de d’Hozier). Numismatique et sigillographie : peu de documents.
Sources 5511 volumes, soit 42% du total ( Antiquité : 250 ; Moyen Age : 871 ; édition moderne : 3700 ; édition contemporaine : 343) :
  • Mémoires, cartulaires …: mémoires et correspondances individuelles pour la période 1589-1870 ; grandes collections : Bibliothèque latine-française de Panckoucke, Mémoires relatifs à l’histoire de France, pour le Moyen Age …
  • Sources d’information de l’actualité (relations évènementielles, almanachs) : grandes collections(Documents inédits sur l’Histoire de France), pour le reste, documents administratifs, se rapportent à l’histoire locale, via de grands ensembles régionaux ou de collections sur des grandes villes (Histoire générale de Paris)
Études 3306 volumes, soit 25 % du total ( majoritairement français):
  • travaux des érudits de l’époque moderne : 300 volumes, dont 36% concernent des généralités (histoires universelles, histoire de France depuis les origines, histoires de villes…), et 50% l’époque moderne ( études rétrospectives sur les découvertes des deux Indes et de l’Afrique)
  • monographies historiques postérieures à 1850. 2 thématiques : analyses générales (grandes synthèses de Michelet ou Guizot ) ou études thématiques ; histoire locale portant sur le Moyen Age ou l’époque moderne
Revues 72 titres, quasiment tous français, dont:
  • grandes revues historiques (12 titres) : Revue historique, Revue de synthèse historique, Bibliothèque de l’Ecole des chartes…
  • sociétés savantes (10 titres) : Bulletin monumental, Revue des études grecques…
  • sociétés savantes locales ( 40 titres), couvrant les régions : Ile-de-France, Aquitaine, Lorraine, Bretagne, Poitou-Charentes
Documents spécialisés
  • 498 documents numismatiques, issus du fonds Basile
  • 5248 estampes issues du fonds Destailleur
  • 3737 photographies d’Eugène Atget
  • 1555 photographies provenant de la Médiathèque du patrimoine
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels 3 axes:
  1. Accent sur les collections patrimoniales, dont des outils comme la Gallia Chritiana, les collections généalogiques et les revues libres de droit, parmi celles-ci la Gazette des gazettes
  2. Poursuite des programmes d’histoire régionale, en particulier autour de la numérisation des revues des sociétés savantes ( Auvergne , Bourgogne…)
  3. Rééquilibrage de la période contemporaine, hors Révolution française, et de la période moderne autour des gisements rares de la BnF, que ce soit pour l’iconographie ou les sources imprimées ( histoire coloniale, guerre de 14-18, mazarinades, règne de Louis XIV…).
Corpus Plusieurs corpus pourront être envisagés dans un proche avenir :
  • Numérisation des dessins du fonds Gaignières, en commençant par les 1056 documents à vocation topographique
  • Corpus des images de la Révolution française, si possible par migration du vidéodisque existant
  • Numérisation des 35 volumes des blasons coloriés d’Hozier
  • Corpus autour de la guerre 14-18 ( journaux du front), en partenariat avec la BNUS et la BDIC
Améliorations techniques à apporter Liens avec les portails régionaux
Volumétrie cible en 2008

20 000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer


A suivre dans le même domaine
  1. Numérisation des revues Bibliothèque de l’Ecole des chartes, Annales, Matériaux pour histoire de notre temps , dans le cadre du programme SHS de la Sous-direction des bibliothèques et de la documentation, par le SCD Lyon II.
  2. Numérisation des inventaires d’archives, dans le cadre des Archives de France, à laquelle s’ajoutent la mise en ligne de la base ARCHIM
  3. Numérisation des revues par les sociétés éditrices : ex. Ecole française d’Athènes
  4. Numérisation d’un corpus sur la préhistoire par le Pôle international de la préhistoire
  5. Numérisation sur la région Nord-Pas-de-Calais, pilotée par l’Université de Lille 3
  6. Numérisation de bases d’images fixes, dans le cadre du Ministère de la Culture.

Géographie, ethnologie

État de l'existant
Volumétrie globale 3953 volumes, dont 1360 volumes de périodiques, soit 19 titres
Couverture linguistique Voir ci-après
Outils Peu d'outils bibliographiques : 3 titres pour l'ethnologie
Sources textuelles
53 % avec deux ensembles principaux :
  • les récits de voyage (1842 volumes). Numérisés dans le cadre des dossiers Voyage en… . France ( 25 %), Afrique (40 %) et Italie (9 %). Couverture chronologique : surtout XIXe siècle.
  • les guides de voyage (264 volumes), issus de Voyage en France. Ensemble satisfaisant.
Monographies
  • Géographie (244 vol.), 4 sous-ensembles :
    1. monographies dont Elysée Reclus (51 vol.) ;
    2. ouvrages modernes : cosmographies, miroirs du monde (Cassini ou Pontus de Tyard : 67 vol.) ;
    3. documents sur l'histoire de la géographie ;
    4. Dictionnaires topographiques de Joanne (54 vol).
  • Ethnologie (240 vol.) : monographies en ethnographie et anthropologie sur l'Afrique et l'Amérique : série du Smithsonian Institute sur la civilisation des Indiens d'Amérique du Nord, œuvres de Delafosse, Foureau, Duveyrier…
Revues 15 séries de géographie universelle ou d'ethnologie (L'Ethnographie, le Bulletin de la société d'anthropologie, les Annales de géographie de Paris ; la Revue maritime et coloniale) et 4 titres spécialisés dans les voyages (le Journal des voyages, le Tour du monde, L'Exploration, les Nouvelles annales des voyages)
Documents spécialisés Particulièrement riche en documents spécialisés, ce domaine comporte :
  • 2826 cartes de la collection Bourguignon d'Anville numérisées dans le cadre de Voyage en France et Voyage en Afrique. Suivent celles consacrées à l'Italie.
  • 5260 photographies de la Société de géographie, portant sur l'Afrique
  • 1183 images provenant du Musée de l'Homme
  • 30 heures de fonds sonore, issues des Archives de la Parole (130 documents France et 17 Afrique)
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels
  • Poursuite de la numérisation des bulletins des sociétés de géographie française (Lyon, Lille, Normandie…) et des sociétés françaises d'outre-mer et instituts français, ce qui rejoint l'axe sur l’histoire coloniale en lien avec pôle associé d’Aix Marseille
  • Compléments à apporter sur le fonds consacré au folklore européen
  • Rééquilibrage des récits de voyage, en mettant l'accent sur la couverture française, l'Amérique.
Corpus Le programme France-Amérique qui portera sur les relations entre la France et l'Amérique du Nord a été validé (1500 documents, dont environ 600 en phase 1)

Ce corpus serait complété à moyen terme par deux autres ensembles :
  • la numérisation du fonds de portulans conservés aux Cartes et plans ( 500 documents)
  • les enrichissements dans le cadre de la Salle ovale privilégieront des corpus d’images ( fêtes , familles, métiers…)
Améliorations techniques à apporter Deux points sont à développer en priorité:
  1. l'indexation par nom géographiqu
  2. l'extension des zooms à l'ensemble des documents cartographiques
Volumétrie cible en 2008

6 000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer


A suivre dans le même domaine
  • Projet de numérisation sur le Nouveau Monde de la Bibliothèque municipale de La Rochelle et sur le Canada (AD de la Charente maritime –SHAM-CAOM).
  • Programme de numérisation des guides de voyage, développé par l'Institut Max Planck. Idem projet de l’INHA.
  • Numérisation du périodique L'Homme, dans le cadre du programme SHS de la Sous-direction des bibliothèques et de la documentation, par le SCD Lyon II.

Sociologie et éducation

État de l'existant
Volumétrie globale Sociologie : 231 volumes
Education : 500 volumes
Couverture linguistique Sociologie : Français à 95 %
Education : Français
Couverture chronologique Sociologie : seconde moitié du XIXe siècle, vu les caractéristiques de développement de la sociologie en France
Education : XVIIIe - XIXe siècles
Outils
Education : 4 dictionnaires, dont Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire de Ferdinand Buisson
Sources Sociologie : Enquêtes sociales, statistiques et démographiques, comptabilisées en économie.
Education : 360 volumes, rassemblant de nombreux projets éducatifs, des textes de fondations d'institutions, des manuels et méthodes d'enseignement.
NB : les manuels de sciences sont traités en sciences
Textes Sociologie : 217 vol. Accent sur le corpus constitutif de la sociologie française (œuvres des pères fondateurs)
Education : 94 vol. Essais sur la pédagogie et les institutions, histoire de la pédagogie et philosophie de l'éducation
Revues Sociologie : Année sociologique
Education : 2 titres : le Journal de l'éducation et les Annales de l'éducation du sexe ou journal des demoiselles
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Sociologie: Revues comme le Bulletin de l'institut français de sociologie et la Revue internationale de sociologie et des compléments des corpus des auteurs majeurs
Corpus Education : 3 suggestions de corpus, à moyen terme :
  • iconographie de l'école
  • première série des cartes murales de Vidal-Lablache
  • traités d'éducation (méthodes de lecture)
A revoir avec historiens de l’éducation, notamment pour les revues
Améliorations techniques à apporter Sociologie : Liens à établir avec la philosophie et l’économie dans la future maquette
Volumétrie cible en 2008
  • Éducation : 1000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer
  • Sociologie : accroissements au fil de l'eau

Droit

État de l'existant
Volumétrie globale 2 519 volumes
Couverture linguistique Français en majorité
Couverture chronologique Prépondérance du XVIIIe siècle (31%) et du XIXe siècle (41%)
Outils
  • 11 volumes de bibliographie, dont la Bibliographie du droit des gens et des relations internationales de Strupp , les Sources bibliographiques de Nyssens et la Bibliotheca juris de Neumann.
  • 28 volumes de dictionnaires (Dictionnaire de droit et de pratique de Ferrière ou Dictionnaire général et raisonné de Législation de Duffaux)
Sources
  • Droit avant 1790 : 631 volumes. Source principale : Recueil des anciennes lois françaises d'Isambert
  •  Droit après 1790 : 605 volumes : à partir des Archives de la Révolution française, particulièrement riche pour les projets de réforme juridique et les codes spécifiques – cf. Code de la législation forestière
Textes 1718 vol.
Globalement, accent sur les grands traités des commentateurs du droit ancien, avec notamment des textes de criminalistes – Jousse, Muyard de Vouglans – de canonistes –Barbosa, Ostiensis- ou de glossateurs– Dayoz ou Gothofredus. Le corpus est essentiellement composé de juristes français (Gui Pape, Loisel, Pothier), mais aussi italiens (Balde, Bartole), anglais (Bentham), allemands (Pufendorf).

Deux points développés dans Gallica :
  • Droit de la guerre et des gens et le droit international : 539 volumes, centrés sur les ouvrages des commentateurs et des jurisconsultes, ainsi que les séries, compilations et sources concernant le droit et l'histoire diplomatique de la France, comme le Recueil des traités de la France -. Droit maritime. Droit public
  • Droit canon : de l'Antiquité à la Renaissance.
Revues 131 volumes, soit 5 titres : Revue de législation ancienne et moderne française et étrangère, Nouvelle Revue historique de droit français et étranger, Revue historique de droit français et étranger, Revue générale de droit international public, Le Conservateur, revue de droit international
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Il conviendra de compléter à terme :
  • les sources du droit de l'époque moderne, très lacunaires, en particulier pour les recueils de textes (Corpus juris civilis) ou d'ordonnances, les coutumiers, dont la liste sera à établir à partir de la Bibliographie des coutumes de France
  • ponctuellement les œuvres des grands juristes français ou les traductions des juristes étrangers, en évitant de doublonner ce qui est fait par ailleurs.
  •  Les codes spécifiques (assurances, propriété intellectuelle, droit local)
Corpus Numérisation du Bulletin des lois (don ENA) – 1ère tranche pour 2008
Améliorations techniques à apporter Comme pour les dictionnaires, instruire la question des accès spécifiques au Bulletin des lois : balisage et prise en compte des tables
Volumétrie cible en 2008

3 200 volumes imprimés


A suivre dans le même domaine

Plusieurs projets dans le domaine du droit ont vu le jour (ou sont en cours) avec des volumétries variables :

  • Bibliothèque universitaire d'Aix-en-Provence (Domat, Brillon, Bourjon, Janety, Mirabeau, Courrier de Provence)
  • Bibliothèque interuniversitaires Cujas : droit allemand, recueils de droit civil et de droit canon, doctrine française de l'époque moderne.
  • Bibliothèques universitaires de Bordeaux et Nancy : ouvrages juridiques d'intérêt local
  • Bibliothèque publique et universitaire de Genève : pénalistes français du XVIIIe siècle
  • ACRPP : numérisation du Moniteur universel et étude en cours pour le traitement du Recueil des arrêts du Conseil d'Etat et des Bulletins des arrêts de la cour de cassation

Économie

État de l'existant
Volumétrie globale 2 540 volumes
Couverture linguistique Français en majorité
Couverture chronologique Prépondérance du XVIIIe siècle (46 %) et du XIXe siècle (52 %).
Révolution française bien représentée
Outils 28 volumes. Classiques français de l'économie libérale du XIXe siècle: Dictionnaire de l'économie politique contenant l'exposition de la science de Coquelin-Guillaumin, Nouveau dictionnaire d'économie politique de Say-Challey, Dictionnaire du Commerce, de l'industrie et de la Banque de Guyot et Raffalovitch et Dictionnaire des finances de Say.
Sources 1615 volumes :
  • Enquêtes : enquêtes des préfets de l'Empire, enquêtes ouvrières.
  • Statistiques : Statistique de la France, ensemble important et méconnu de Gallica, Statistique de l'industrie de la France et Bulletin de l'Institut international de statistique.
  • Démographie : 128 volumes, dont Bertillon.
Critique 410 volumes. Chronologiquement, les productions les mieux représentées sont celles relatives au libéralisme du XIXesiècle et l'école française d'économie, ainsi que l'économie sociale de la même période.
Revues 19 titres, soit 487 volumes dont le Journal des économistes, le Bulletin de l’Institut international de statistique, les Annales de statistique, la Revue d’économie politique et les Archives de statistique
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Sont à compléter les secteurs suivants les textes majeurs de l'économie utilitariste, l'économie néo-classique, les physiocrates et la pensée marxiste, ainsi que les textes et sources sur le commerce international, les colonies, développement bancaire et boursier.

Corpus moins déséquilibré qu’en droit, à renforcer dans son point fort de sources et de revues. Recentrage sur la production française (période contemporaine sauf Révolution, et lacunes de l'époque moderne à combler).
Volumétrie cible en 2008

3 000 volumes imprimés


A suivre dans le même domaine

Numérisation de la Revue économique, dans le cadre du programme SHS de la Sous-direction des bibliothèques et de la documentation, par le SCD Lyon-II

Politique

État de l'existant
Volumétrie globale 7 851 volumes
Couverture linguistique et chronologique France essentiellement
Outils 58 volumes. Ensemble disparate, XIXe siècle. Quelques dictionnaires Dictionnaire de l'administration française de Block, et des bibliographies : Bibliographie saint-simonienne de Fournel…
Sources 4949 volumes (Révolution française et XIXe siècle)
  • Pamphlets et libelles (hommes politiques, militants, penseurs, publicistes ou journalistes), à reprendre pour la période moderne
  • Documents militants : environ 5% ( brochures, tracts, discours, congrès)
  • Débats sociaux, politiques et législatifs (mémoires politiques, correspondances officielles ou privées touchant à des questions publiques, procès politiques et recueils de documents officiels ; débats parlementaires, mémoires et rapports administratifs, enquêtes non statistiques, projets individuels) Plaidoyer du comte de Lally-Tolendal pour Louis XVI ; Davout, Projet de réorganisation militaire...
Textes et critique
  • Textes ( 1112vol.) : ouvrages de doctrine ayant fait date ou à partir desquels les idées politiques se sont établies. Thématiques bien couvertes : l'art de gouverner, les utopies, l'esclavage, le paupérisme, le racisme et l'antisémitisme, le féminisme et les colonies françaises pendant la Révolution. Les courants politiques français du XIXe siècle - début XXe siècle, de la Contre-Révolution – De Maistre, Bonald – aux courants nationalistes – Deroulède, Barrès – et socialistes, sont bien représentés.
  • Critique ( 202 vol.) : documents, souvent universitaires, d'une part liés à la naissance de la science politique en France (Boutmy), d'autre part des textes liés à l'histoire des partis politiques et des questions sociales.
Revues 105 titres, soit 1181 fascicules : revues savantes (Annales de l'Ecole libre des sciences politiques), journaux d'opinion (Mercure de France, l'Ami du roi et de la religion…) La couverture chronologique est limitée pour les journaux d'opinion à la période révolutionnaire où l'ensemble numérisé est exceptionnel.
Documents spécialisés Discours politiques (Deroulède, Poincaré), enregistrés dans le cadre du Musée de la parole
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Rééquilibrage en faveur des XVIe , XVIIe et XIXe siècle, en particulier autour des axes suivants :
  • combler les lacunes sur les pamphlets de l'époque moderne
  • enrichir la part des sources en général, qui constitue l'originalité de Gallica (documents difficiles d’accès)
  • compléter les lacunes ponctuelles de numéro pour les titres de revues numérisées et traiter les Mémoires de l'Académie des sciences morales et politiques
Corpus Sont en cours :
  • un programme sur les congrès ouvriers de 1870 à 1940 en collaboration avec le Codhos ( afin d’étoffer la part des documents militants) (environ 500 documents)
  • la numérisation de 26 titres significatifs de la presse quotidienne française des XIXeet début XXe siècle, soit environ 3 millions de pages – cf. fiche suivante.
Il serait en outre souhaitable de pouvoir numériser à moyen terme les Archives parlementaires
Améliorations techniques à apporter -
Volumétrie cible en 2008

9 000 volumes imprimés


A suivre dans le même domaine

Numérisation de La Revue française de science politique, dans le cadre du programme SHS de la Sous-direction des bibliothèques et de la documentation, par le SCD Lyon-II.

Numérisation de la presse quotidienne française du XIXe siècle

La Bibliothèque nationale de France a entrepris la numérisation de 26 titres significatifs de la presse quotidienne nationale française des XIXe siècle et début XXe siècle, soit environ 3 millions de pages, ce qui constituerait l'ensemble de presse quotidienne le plus important au monde mis en ligne. Il manque en effet à Gallica un pan entier de l’histoire contemporaine, les sources constituées par la presse écrite depuis Emile de Girardin jusqu’à Georges Clemenceau.

Les titres envisagés sont les suivants : Le Temps, Le Figaro, L'Humanité, La Croix, Le Petit Parisien,La Presse, Le Matin, L'Action française, Le Petit Journal, L’Aurore, La Justice, Le Constitutionnel, Le Gaulois, Le Siècle, Le National, Le Rappel, L'Intransigeant, L’Univers, Gil Blas, La Lanterne.

Ce programme sera réalisé sur une période de 5 à 7 ans.

Ces titres seront numérisés dans le droit fil de la politique de numérisation qui a prévalu pour Gallica : il s’agit donc de traiter avant tout la partie rétrospective de ces titres dans le respect du droit de la propriété intellectuelle, pour les titres vivants, des accords au cas par cas avec les organes de presse détenteurs des droits de façon à éventuellement opérer une jonction avec leur propre mise en ligne des titres, qui concerne en général des années récentes.

Cette pratique de « barrière mobile » préserve les intérêts des différents partenaires :

  • celui de la BnF qui a pour vocation de mettre à disposition gratuitement le patrimoine écrit français dans ses salles et en ligne pour la partie libre de droits,
  • celui des organes de presse qui peuvent exploiter commercialement la partie récente.

Les opérations suivantes sont prévues :

  • La première phase consistera en la numérisation proprement dite des collections originales de la BnF. La numérisation se fera en « mode image », restituant ainsi pour le lecteur, qui y accédera à distance ou au sein de la BnF, l'aspect original des fascicules.
  • La seconde phase concerne les techniques complémentaires à la numérisation proprement dite et relatives à l'accès aux fascicules et à la navigation au sein des documents.
    A ce jour, dans Gallica, l'accès aux différents numéros d'un fascicule de revue se fait à partir de la notice bibliographique, sous laquelle est présentée la liste chronologique des unités documentaires disponibles, ou adjointes les tables des matières numérisées en « mode texte » quand elles existent. Cette commodité d'accès pour des titres bien structurés et de périodicité trimestrielle ou plus, ne pourra être appliquée dans le cadre d'un quotidien numérisé sur plus de cinquante ans.
    • Il faut donc d’abord prévoir un accès chronologique au document, comme l'ont réalisé nos collègues autrichiens (http://anno.onb.ac.at/): l’internaute choisit un titre à consulter puis navigue dans un calendrier qui lui permet d’accéder au numéro du jour et de l’année souhaitée.
    • Reste l’accès aux sujets traités dans les quotidiens. Faute de tables des matières le plus souvent, il convient de trouver des solutions. Il est aujourd’hui possible pour l’internaute de balayer à partir d’un mot significatif l’ensemble du texte ( titres des articles et contenu des articles) grâce à l’OCR.

Sciences et techniques

État de l'existant
Volumétrie globale 11 594 volumes ( y compris psychologie, psychiatrie, psychanalyse et anthropologie physique)
Couverture chronologique Prépondérance du XIXe siècle (61%), les XVIIIe et XXe siècle représentant respectivement 11% et 10 %.
Répartition Généralités : 1859 vol., mathématiques : 704 ; astronomie : 364 ; physique : 838 ; chimie : 1288 ; sciences de la terre : 166 ; paléontologie : 139 ; sciences de la.vie : 266 ; botanique : 699 ; technique : 734 ; médecine : 2879 ; psychologie : 137.
Outils 389 volumes :
  • Dictionnaires : 50 titres – 357 volumes : les principales références en mathématiques, physique, chimie, médecine et techniques sont présentes. Ex. : Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales de Dechambre
  • Bibliographies : 20 titres – 32 volumes, comme la Bibliothecae Medicinae practicae de Haller ou la Bibliotheca botanica de Linné
Sources 419 volumes, mi- XVIIe siècle à XIXe siècle, avec une nette prépondérance de la médecine et de la technique, du fait de l'abondance de la littérature sur ce sujet : expéditions ou missions scientifiques (Bory de Saint-Vincent) ; rapports ou comptes-rendus de congrès ou d'expositions ; rapports officiels sur l'état d'une science ; toutes études faites par des savants sur leur domaine ; législation de la pratique scientifique ; bâtiments en tant que lieux de science.
Textes
  1. Etudes et traités : 7977 volumes : écrits de production scientifique pure. 2 priorités ont prévalu : les œuvres libres de droit des grands savants – Paré, Kepler… - et les corpus d'œuvres thématiques, en fonction des âges d'or des disciplines : astronomie au XVIIe siècle, botanique au XVIIIe siècle, poids et mesures à l'époque révolutionnaire…
  2. Ouvrages de diffusion : 511 volumes : 
    1. ouvrages de vulgarisation : ensemble quasi-complet, pour 80 % du XIXe
    2. ouvrages d'enseignement élémentaire ou professionnel, autour d'un panel représentatif de l'évolution de l'enseignement scientifique (édition des manuels de référence selon les programmes officiels).
Revues 55 titres, soit 2592 fascicules : publications en série de l'Académie des sciences et institutions équivalentes en Europe ; périodiques de vulgarisation, comme Les Causeries de la science, ou, au contraire, spécialisés : Annales de physique et de chimie ou Le Journal des mathématiques pures et appliquées numérisé en partenariat avec la cellule Mathdoc.
Toutes les disciplines sont couvertes sauf les sciences de la terre.
Documents spécialisés 5489 images, provenant pour l'essentiel d'établissements partenaires : Museum d'histoire naturelle, Musée de l'Homme
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Il faudra en priorité compléter :
  • les lacunes surtout en astronomie, sciences de la terre et psychologie.
  • les encyclopédies méthodiques de Panckouke devront être systématiquement mises en ligne.
  • les ensembles thématiques ex. la phlogistique au XVIIIe siècle autour de Stahl ou des ensembles sur le vide ou la vapeur
  • les œuvres complètes, aussi bien des savants que des grands vulgarisateurs du XIXe siècle : Figuier, Flammarion… ou de pédagogues, comme Girardin.
Corpus
  • Corpus sur la vulgarisation technique
  • Corpus d’images en sciences à développer : chiffrage à prévoir
  • Corpus de revues scientifiques, en particulier : Revue rose, Revue de médecine, Revue de chirurgie, Cosmos
Améliorations techniques à apporter
  1. Prévoir un lien de Gallica vers des titres numérisés dans d'autres bibliothèques numériques institutionnelles, pour éviter le doublonnage
  2. Permettre l'intégration des images dans les textes scientifiques déjà numérisés
Volumétrie cible en 2008

18 000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer


Numérisation partagée : partenaires demandeurs
  • Conservatoire numérique des arts et métiers, bibliothèque numérique du CNAM, extrêmement riche en expositions universelles (partenariat en cours)
  • Bibliothèque interuniversitaire de médecine, pôle associé
    ( partenariat en cours)
  • Museum national d'histoire naturelle, pôle associé (idem)
  • Bibliothèque Henry Ey en psychiatrie ( Sainte-Anne)
  • Institut Pasteur, École nationale des ponts et chaussées, École des mines, pôles associés : à développer pour les revues de ces établissements.

A suivre dans le même domaine
  • Centre de recherche en histoire des sciences et des techniques : numérisation des œuvres imprimées, de l'herbier historique et des manuscrits de Lamarck conservés au Museum
  • Fonds d’homéopathie ( Gallavardin) : Lyon I ( pôle associé)

Langue et linguistique

État de l'existant
Volumétrie globale 1408 volumes
Couverture chronologique Couverture équilibrée grâce à la numérisation des Archives de la linguistique française et des Philological tools, complétée titre à titre
Répartition Généralités : 1859 vol., mathématiques : 704 ; astronomie : 364 ; physique : 838 ; chimie : 1288 ; sciences de la terre : 166 ; paléontologie : 139 ; sciences de la.vie : 266 ; botanique : 699 ; technique : 734 ; médecine : 2879 ; psychologie : 137.
Outils 142 volumes de dictionnaires de langues.
  • Les dictionnaires historiques de langue française (60 volumes) constituent un ensemble complet et cohérent, autour du Dictionnaire de Trévoux, du Dictionnaire de l'ancienne langue française de Godefroy ou du Dictionnaire de l'Académie française
  • Pour les autres langues, prépondérance du grec et du latin, avec les plus importants titres de l'époque moderne : Thesaurus linguae graecae d'Estienne, ou des titres plus récents comme le Glossarium medeiae et infimae latinatis de Du Cange.
Textes 595 volumes : ensemble équilibré, autour de trois thématiques : linguistique à proprement parler (88 volumes), textes relatifs à la langue française (279 volumes) et aux langues étrangères (228 volumes), ce qui donne une image représentative de l'évolution des langues. Travaux des linguistes du début du XXe siècle sous droits : hors champ de Gallica.
Ensemble relatif aux langues régionales de la France, comportant plusieurs textes difficiles d'accès, au delà du Félibrige.
Ensemble significatif pour les langues d'Afrique et les travaux des grands orientalistes français
Revues 671 fascicules, soit 21 titres, ensemble remarquable mais méconnu : Revue des langues romanes, Litteratur für germanische und franzosiche Philologie, Revue de phonétique, Romania
Documents spécialisés Documents sonores issus des Archives de la Parole
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels
  • en priorité, rééquilibrer les langues régionales en numérisant outils linguistiques et textes littéraires en commençant par les fonds les plus représentatifs des collections de la BnF : breton, basque et occitan.
A lier au programme des revues des sociétés savantes en région. - On renforcera en outre la dimension historique de ce fonds linguistique, au delà des textes classiques de Ménage ou Vaugelas.
  • Les autres ensembles feront l'objet de compléments ponctuels limités.
Corpus Il sera procédé :
  • A court terme, à la numérisation des Archives de la parole de Ferdinand Brunot
  • A plus moyen terme, à la numérisation des travaux des grands orientalistes, dispersés dans les différents fonds des manuscrits orientaux et dans les collections imprimées de la BnF. Instruction à prévoir .
Améliorations techniques à apporter Sera menée une instruction spécifique pour faire évoluer le mode de consultation, notamment pour les dictionnaires n'existant pas sous forme électronique dans le commerce. L'instruction, à mener en 2004, devrait permettre de naviguer à partir des titres courants (ARAN-ARAP-ARAS)
Volumétrie cible en 2008

2 000 volumes imprimés + documents sonores

Littérature

État de l'existant
Volumétrie globale 14 000 volumes, dont 86 % de monographies et 14 % de périodiques
Couverture linguistique Prépondérance du français (90 %). Accent sur les auteurs francophones et les textes étrangers dans la traduction française leur ayant apporté la postérité
Couverture chronologique Prépondérance du XIXe siècle (48%) [textes du XIXe siècle mais aussi textes plus anciens connus par une édition XIXe] - XVIIIe siècle (17%) surtout période révolutionnaire. XVIIe (13 %) et XVIIIe siècle (13%)
Outils Numérisation de bibliographies spécialisées en nombre limité, autour de Ronsard, Bossuet, Voltaire…
Textes
  • Sources et mémoires : 4% : autobiographies, souvenirs littéraires, correspondances littéraires, et marginalement correspondances
    ( souvent encore sous droits).
  • Genre narratif (roman et prose) : 26% : sous-représentation du roman médiéval ; lacunes pour les translations des romans grecs et latins du XVIe siècle alors que l’apparition de la nouvelle est bien traitée ; lacunes pour les XVIIe et XVIIIe siècle, autour de grands romans (L’Astrée) ou sur les grandes séries, telles la Bibliothèque universelle des romans ; très bonne représentation des différentes esthétiques romanesques du XIXe siècle, du roman balzacien au roman populaire. Pour la prose, le corpus est bien couvert de Boccace à Maupassant, avec les traductions capitales pour les œuvres étrangères.
  • Poésie : 17 % : écoles poétiques, de la Pléiade au symbolisme, bien traitées
  • Théâtre : 17%. XVIe siècle représentation cohérente ; bonne couverture du XVIIe siècle ; XVIIIe trop focalisé sur la Révolution. ; XIXe siècle disparate en dehors des grands dramaturges
Critique
  • Traités et essais : 3,3% .
  • Critique : 9% du fonds, se répartissant entre critique littéraire, histoire littéraire et biographies.
Revues 79 titres, soit 2342 volumes, se répartissant en revues générales (débats et actualités politico-culturelles), revues de création littéraire et revues de critique littéraire.
Documents spécialisés Quelques documents sonores isolés : enregistrements de voix de grands auteurs : Apollinaire, Barrès…
Dossiers spécifiques et ponctuels autour d’un auteur et de son œuvre : Proust, Zola ou Voltaire ( avec manuscrits)
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Deux priorités seront suivies :
  1. La couverture de l’Ancien Régime et un effort particulier sur celle du Moyen Age, surtout pour les monographies : compléments des grands auteurs, accent sur les sources imprimées relatives aux débats esthétiques, aux mémoires et aux documents sources en histoire littéraire
  2. L’accroissement des revues, jusqu’à 25 % du fonds total, en privilégiant celles du début XXe siècle
Corpus
  • un ensemble de littérature baroque autour de l’Astrée que la BnF numérisera, à charge pour les chercheurs de l’Université Paris IV de compléter l’apparat critique (co-édition).
  • un corpus autour de la bibliothèque bleue, en partenariat avec la Médiathèque de l’agglomération troyenne
  • un ensemble autour de la littérature de jeunesse, soit autour de revues illustrées, soit autour du conte
Améliorations techniques à apporter -
Volumétrie cible en 2008

20 000 volumes imprimés


A suivre dans le même domaine
  • Biblioteca tolosona : projet de bibliothèque numérique autour des auteurs toulousains du XVIIe et XVIIIe siècle – Université Toulouse-le-Mirail / Bibliothèque interuniversitaire de Toulouse
  • Revue d’histoire littéraire de la France : instruction à prévoir en lien avec le Cnrs.

Beaux-Arts et architecture

État de l'existant
Volumétrie globale
  • Beaux arts : 369 volumes imprimés.
  • Architecture : 236 volumes, dont 226 volumes sur l'architecture civile et 10 sur l'architecture militaire
La faiblesse de ce fonds est en partie due à une temporisation dans le traitement de cette discipline, fortement assujettie à une qualité d'image peu compatible avec les formats TIFF retenus pour la numérisation de l'imprimé.
Couverture chronologique
  • Beaux arts : Prépondérance du XIXe siècle (325 volumes), loin devant le XVIIIe siècle (27 volumes)
  • Architecture : 50 % XVIIIe et 50 % XIXe siècles
Outils 2 bibliographies, dont la Bibliographie méthodique et raisonnée des Beaux-Arts de Vinet, et 8 dictionnaires : Dictionnaire portatif de peinture, sculpture et gravure de Pernety, Dictionnaire raisonné du mobilier français de Viollet-Leduc…
Sources Catalogues des salons des beaux-arts du XIXe siècle (48 volumes), correspondances isolées: Lettre à Théophile Gautier de T. Rousseau et Lettres de Eugène Delacroix, et études plus spécialisées concernant les institutions : Ecole des beaux-arts, concours,…
Projets d'architecture (29 volumes), reconsidérer en lien avec l'INHA
Textes et critiques
Pour les beaux-arts, ensemble disparate, constitué de :
  • Classiques de l'histoire de l'art : œuvres de Vasari, Alberti, Cousin, Michel de Marolle, Quatremère de Quincy, Winckelmann….
  • Critique d'art, en grande partie celle d'écrivains comme Diderot; Baudelaire ou Gautier
Traités d’architecture : 139 volumes (Palladio, Le Pautre, Durand, Claude Perrault, Ledoux, Maizières, Peyre, Vignole, Belidor, Pierre Chabat, César Daly, l’abbé Laugier, Nicolas Le Camus de Mézieres et particulièrement Viollet Le Duc
Revues 107 fascicules provenant de la Gazette des Beaux-Arts. Viennent d'être numérisés Nouvelles archives de l'art français et les Actes des Réunions des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section Beaux-Arts.
Documents spécialisés Numérisation de 1061 images issues du fonds Lequeu.
En outre, sont accessibles via Gallica 58 manuscrits français, dont les enluminures sont également consultables en passant par la base Mandragore ( 3276 images).
Architecture :133 images provenant du fonds Boullée – essentiellement des documents sur l'urbanisme
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels L'accent sera mis sur la numérisation de documents à vocation pluridisciplinaire, dont les grandes revues artistiques. Les salons déjà bien représentés, continueront à être numérisés
Corpus -
Améliorations techniques à apporter -
Volumétrie cible en 2008
  • Beaux-arts : 3000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer
  • Architecture : 1000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer18 000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer

A suivre dans le même domaine
  1. Numérisation du périodique La Revue de l'art, dans le cadre du programme SHS de la sous-direction des bibliothèques et centres de documentation, par le SCD Lyon II
  2. Programmes de numérisation menés par l'Institut national d'histoire de l'art (salons, classiques de l'histoire de l'art, Gaignières, fêtes …). (partenariat en cours)
  3. Numérisation des photographies des salons, par les Archives nationales

Musique et arts du spectacle

État de l'existant
Volumétrie globale Musique : 600 volumes
Couverture chronologique 51% pour l’époque moderne, 12 % pour la période révolutionnaire et 37% pour la période contemporaine
Outils Pas de bibliographies, ni de dictionnaires
Textes Sources
  • Musique :
    • Recueils et partitions : période moderne prépondérante. Opéras, opéras-comiques, ballets et divertissements musicaux (246 volumes). La numérisation conjointe avec la BM de Versailles d’une partie du fonds Philidor a contribué à la richesse de cet ensemble . Chant (85 volumes), principalement pour la période révolutionnaire et, dans une moindre mesure, la Renaissance.
    • Textes de chansons sans accompagnement musical : essentiellement des chansons révolutionnaires et des recueils de paroliers du XIXe siècle.
  • Arts du spectacle : voir l'ensemble des pièces de théâtre décrites en littérature, mais le domaine, très insuffisamment couvert, est à reprendre totalement.
Études et musicologies
  • Histoire de la musique et biographies : 57 volumes, avec deux séries représentatives de l’ensemble Biographie universelle des musiciens de Fétis et la Biographisch-Bibliographisches Quellenlexikon des Musiker und Musikgelehrten de Eitner, complétées par des biographies individuelles (Haydn, Rossini…)
  • Études et musicologie : 144 volumes essentiellement des éditions des XVIe et XVIIe siècle sur des méthodes instrumentales ou de composition (Descartes, Kircher, Aaron…), complétés par quelques textes de Couperin, Rameau, Rousseau , Berlioz, Wagner…
Revues 8 titres de périodiques, représentatifs de la littérature en musicologie mais aussi de la critique musicale : Revue musicale, France Musicale, Journal de musique, Tribune de Saint-Gervais
Documents spécialisés
  • corpus composé de 7691 portraits de musiciens
  • chansons numérisées dans le cadre des dossiers sur les Voyages
  • numérisation des Galeries théâtrales (arts du spectacle ) – planches lithographiées éditées entre 1796 et 1843
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Pour ce domaine, il conviendra :
  • de compléter les titres de périodiques, à la fois pour des titres spécialisés (Musica – partenariat avec l’INHA -, Chronique musicale, Revue musicale, Le Théâtre, Comoedia), mais aussi plus généralistes pour évaluer la place de la musique et des arts du spectacle dans la vie sociale (Lettres de Loret, GazetteJournal des débats)
  • de compléter les séries existantes de livrets et de traités théoriques sur la musique
  • d’enrichir un ensemble, assez réduit, sur les arts du spectacle autour d’axes comme l’histoire des théâtres, des troupes ou des comédiens
Corpus Plusieurs corpus :
  • poursuite de la numérisation de la collection Philidor, en particulier les volumes du fonds Toulouse-Philidor, et des Galeries théâtrales
  • numérisation d’un corpus sur les fêtes conservé notamment aux Arts du spectacle
Améliorations techniques à apporter -
Volumétrie cible en 2008

2 000 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer


A suivre dans le même domaine

Mise en ligne projetée par l’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France (Cnrs) de la base Euterpe, recensant les représentations de la musique et des instruments de musique dans l’art. Cette problématique recoupe partiellement une numérisation, envisagée par la BnF de la collection Pomme de Mirimonde, pour la partie dont la BnF détient les droits.

Art de vivre

État de l'existant
Volumétrie globale 88 volumes + 15 volumes en cours de chargement.
Couverture linguistique Prédominance du français
Couverture chronologique Prééminence du XIXe siècle – 43 volumes – et du XVIIIe siècle – 23 volumes.
Monographies Le fonds se répartit en :
  • 12 volumes de manuels de savoir-vivre (baronne d'Orval, Antoine de Courtin)
  • 34 volumes de gastronomie et d'économie domestique (Apicius, Brillat-Savarin, Menagier de Paris)
  • 28 volumes pour les jeux, sports et loisirs
  • 29 volumes pour la mode
Revues Un seul titre : Le Journal des dames et des modes
Documents spécialisés -
Enrichissements à prévoir
Compléments ponctuels Ce corpus très lacunaire a fait les frais de la prise en charge jusqu'à présent des "classiques" de la pensée, littérature, histoire… Il sera à compléter systématiquement à partir des bibliographies de référence et des gisements les plus originaux et pertinents de la BnF, en particulier autour des collections de l'Arsenal, qui développe un axe documentaire sur l'histoire de la vie quotidienne.
Corpus Dans le cadre du pôle image de la salle ovale, les collections thématiques d'estampes seront exploitées. Pourra ainsi imaginé un corpus sur les costumes.
Améliorations techniques à apporter -
Volumétrie cible en 2008

1100 volumes imprimés + documents iconographiques à chiffrer

jeudi 10 décembre 2009

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la version .pdf de la charte documentaire de Gallica [fichier .pdf – 367 Ko – 26 p.]
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