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La BDIC nouvelle venue dans le réseau des pôles associés

Pôle associé pour l'histoire contemporaine : relations internationales et politique étrangère

La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), avec l'aide de la BnF, renforce et développe ses collections spécialisées dans ce domaine pour la presse quotidienne étrangère rétrospective et les produits éditoriaux (reproduction de documents d’archives et de collections de périodiques), en particulier dans les secteurs suivants :

  • les relations internationales (plus précisément la Première et la Deuxième Guerre Mondiale, les conflits internationaux),
  • la politique étrangère des aires géographiques suivantes : Europe centrale et orientale, Proche et Moyen-Orient, Europe occidentale (Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, Portugal), Amérique du Nord (Etats-Unis), Amérique latine.

De plus, la Bibliothèque nationale de France participe financièrement à la numérisation d’archives et d’iconographie de la Première guerre mondiale avec notamment le programme de numérisation des journaux des tranchées en collaboration avec la bibliothèque numérique Gallica.

 

Enfin, la BnF et la BDIC pratiquent une politique de conservation partagée en ce qui concerne la presse quotidienne étrangère.

 

Verdun 15 novembre 1916 : le marché couvert bombardé et cuisines roulantes

Verdun 15 novembre 1916 : le marché couvert bombardé et cuisines roulantes

Les journaux des tranchées

Dès le début de la guerre 14-18, la presse française a été soumise à de nombreuses difficultés : elle a dû faire face à la restriction des importations de pâte à papier, ce qui a eu pour conséquence de réduire le nombre de pages des quotidiens.
De plus, avec l'annonce de la mobilisation, les imprimeries et les rédactions se vident , le nombre de lecteur diminue et la diffusion de la presse est rendue plus difficile en raison de la désorganisation des transports qui sont affectés aux troupes. La presse de l'intérieur continue à paraître, mais parvient mal au front.

Dès 1914, on établit une censure militaire sur les journaux et c’est à partir de 1915 que s'épanouit une nouvelle forme de presse, "les journaux des tranchées", rédigés soit à l'arrière pour soutenir le moral des soldats soit sur le front par les soldats eux-mêmes.
Deux titres nés dans les tranchés sont parvenus à durer après la guerre : "Le Canard enchaîné" (fondé en 1916 par Maurice Maréchal) et "Le Crapouillot".

Ces journaux du front étaient réalisés souvent avec des moyens de fortune, dans les conditions les plus défavorables, rarement à l'arrière, par les soins d'imprimeurs bienveillants. Leur conception exigeait toujours un grand effort d'imagination, de sens pratique pour réunir, d'abord les fonds nécessaires à l'achat des matières premières (papier, encre, machine à écrire, appareil à polycopier), ensuite les articles, leur rédaction pouvant être interrompue brutalement par une attaque et les rédacteurs disparaître au cours de l'engagement.

 

La Bibliothèque nationale, dès 1914, sut encourager la prospection des journaux des tranchées, les gazettes des poilus, apportant une dimension autre que politique à la lecture des temps de crise. C’est bien également la vie quotidienne, l’histoire sociale et culturelle, dont témoignent cette source exceptionnelles d’imprimés ou d’iconographies conservée au fil du temps.

 

"Le Crapouillot", du nom de l'arme utilisée par les combattants de la première guerre mondiale. Il s'agissait d'un petit mortier, présenté comme lance-torpille. Cette arme fut très rapidement "baptisée" crapouillot par les poilus et cela à cause de sa forme qui rappelle un batracien : le crapaud.
L'histoire de la revue, née dans les tranchées en 1915 (le premier numéro, daté d'août 1915, un an après le début de la grande guerre) ne peut pas être dissociée d'un nom : le caporal Jean Galtier-Boissière, son fondateur. Le ton du Crapouillot est différent de la plupart des autres journaux des tranchées qui sont plus destinés à distraire qu'à dépeindre la réalité de la guerre.

mardi 10 novembre 2009

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