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Journée des utilisateurs des produits et services bibliographiques

Mercredi 22 septembre 2010 - 9h - 17h
Site F.-Mitterrand - Petit auditorium (entrée hall Est)

Cette nouvelle journée des produits a connu un vif succès. Elle a réuni près de deux cent professionnels et quinze intervenants, issus non seulement du monde des bibliothèques mais aussi d’autres professions du secteur du livre et de l’information. Elle a été l’occasion de faire le point sur les produits et services offerts par la BnF dans le cadre des évolutions récentes des techniques et des usages, et de constater l’élargissement de leur diffusion, au-delà des bibliothèques, vers d’autres utilisateurs.

Introduction

par Jacqueline Sanson, directrice générale de la BnF
Cette journée s’inscrit dans deux objectifs majeurs du Contrat de performance de la BnF : « Être une bibliothèque numérique de référence » et « Enrichir, signaler et préserver les collections patrimoniales ». Ces deux aspects sont fondamentaux et complémentaires. L’évolution rapide des techniques de diffusion et de récupération des produits, des usages de ces produits qui sortent du cadre des bibliothèques pour aller vers le grand public, ne doivent pas faire oublier une des missions régaliennes les plus anciennes de la BnF : à savoir la collecte du dépôt légal et sa diffusion, celle-ci se faisant désormais sous forme numérique.
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Le texte de l’intervention [fichier .pdf – 15 Ko – 3 p.]

Les produits et services bibliographiques de la BnF : rappel, bilan, nouveautés

par Caroline Demessence, coordinatrice des produits et services bibliographiques (BnF, département Information bibliographique et numérique)
Après un rappel sur ce que sont les produits et services bibliographiques de la BnF, leurs tarifs et conditions d’utilisation actuels, un bilan de l’activité 2009 a été présenté : nombre et typologie des clients aux produits et des inscrits au service de transfert de notices en ligne, volumétrie des notices transférées, produits les plus utilisés. L’accent a été mis sur les nouveautés proposées aux utilisateurs : un système d’inscription dématérialisé, un enrichissement du site de la BnF à la page des Produits avec une section « les questions les plus posées » et la mise en ligne d’un guide complet d’utilisation pour le transfert des notices en ligne. L’activité du serveur Z-3950 a été améliorée avec la mise en place d’un time out de 15 minutes, pour éviter les dysfonctionnements dus à l’encombrement.
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Le diaporama [fichier .pdf – 244 Ko – 21 p.]

Table ronde : tarification et conditions d’utilisation des données bibliographiques

Les participants sont invités à réfléchir sur les évolutions possibles des tarifications et conditions d’utilisation, rendues nécessaires par l’usage de plus en plus répandu des données bibliographiques de la BnF.

Des notices et des droits

par Michèle Battisti, chargée de veille juridique à l’ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation)
Quelles évolutions trouver face à la complexité de la question juridique concernant la protection des notices bibliographiques ? Elles peuvent être couvertes par le droit d’auteur, le droit du producteur d’une base de données, le droit de réutilisation des informations publiques, et les dispositions contractuelles de chaque catalogue de bibliothèque. Les contours de ces droits sont parfois mal adaptés aux données bibliographiques. Ainsi le droit d’auteur protégeant toute création intellectuelle originale ne convient pas à une notice bibliographique standard, décrivant une ressource conformément aux normes et aux formats. Mais il convient à une notice avec résumé et illustrations originaux, et aux commentaires des internautes. Cette vaste panoplie d’obligations risque de faire obstacle aux nouveaux usages. De plus la frontière entre propriété et utilisation des notices est de plus en plus mal définie. Il convient de trouver de nouveaux produits juridiques adaptés aux besoins, sans perdre de vue l’objectif essentiel qui reste de maximiser les possibilités de partage de données ouvertes. Des licences libres organisant différemment le partage et le mode d’utilisation des données peuvent être une piste à envisager.
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Le diaporama [fichier .pdf – 1231 Ko – 22 p.]

Tarification et conditions d’utilisation des données bibliographiques

par Christian Négrel, directeur d’OCLC Europe du Sud.
Cette intervention rappelle tout d’abord ce que sont OCLC et Worldcat. Fondé en 1967, l’OCLC (Online Computer Library Center) est une Société à but non lucratif propriété des bibliothèques membres dans 147 pays. L’objectif majeur est d’offrir des services aux bibliothèques afin d’accroître leur accès à l’information mondiale et de rendre ces bibliothèques visibles sur le Web par Worldcat. Ce catalogue multilingue qui a connu une croissance exponentielle de ses notices depuis 1998 (202 millions de notices en 2010) est utilisé pour la localisation des ressources. Il est aussi un réservoir pour la récupération de notices par abonnement selon une politique qui a été révisée en 2010 : le nouveau texte reconnaît aux membres le droit de partager leurs données entre établissements publics et incite les sociétés commerciales à obtenir un accord de diffusion des notices.
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Tarification et conditions d’utilisation des données bibliographiques [fichier .pdf – 204 Ko – 15 p.]

Tarification et conditions d’utilisation des données bibliographiques : l’évolution de l’offre de la BnF

par Yves Alix, directeur du Département de l’Information bibliographique et numérique de la BnF.
La BnF a pour mission de mettre à disposition ses données bibliographiques. Celles-ci sont diffusées suivant un principe de gratuité, de liberté d’accès et d’usage et de forte incitation à utiliser les outils de récupération automatique. Ces principes n’excluent pas une tarification et des conditions d’utilisation, en cours de révision fin 2010 pour plus de cohérence. Les données restent gratuites, mais une tarification des frais techniques applicable à tous les utilisateurs des produits est envisagée, ainsi qu’une redevance applicable aux organismes qui utilisent les données dans un cadre commercial. Par exemple, la réutilisation commerciale des données par les fournisseurs de SIGB devrait être encadrée par une convention.
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Le diaporama [fichier .pdf – 42 Ko – 14 p.]

Table ronde : quelques usages originaux des produits bibliographiques de la BnF.

L’attention est portée sur le fait que l’usage des produits bibliographiques de la BnF n’est pas limité aux seuls professionnels des bibliothèques.

Société TiteLive

par Elise Tamisier, chargée de développement commercial au département des bases de données de la société TiteLive.
La société TiteLive existe depuis 1983. Elle génère des logiciels de gestion de stock et des outils d’information sur les produits culturels (livres, musique, vidéo), essentiellement pour les professionnels du marché de ces produits (éditeurs, libraires). Tite Live récupère les Produits bibliographiques de la BnF depuis un an pour développer la qualité de ses bases de données.

Libfly

par Gerard Tissier de Libfly, filiale du groupe Archimed
Libfly est un média social qui propose aux lecteurs un espace d’informations et d’échanges sur leurs lectures. Cet espace contient des informations bibliographiques les plus diverses : fiche sur le livre avec critiques, notes d’autres lecteurs ou de professionnels, extraits : Libfly enrichit ces notices avec les données fournies par la BnF.
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Le diaporama [fichier .pdf – 703 Ko – 15 p.]

Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SOFIA)

par Christian Roblin directeur de la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SOFIA).
Créée en 1999 à l’initiative de la Société des gens de lettres, la SOFIA est une société civile de perception et de répartition des droits, administrée par les auteurs et les éditeurs, uniquement dans le domaine du livre. Elle perçoit et répartit le droit de prêt en bibliothèque et la rémunération pour copie privée numérique. Cette répartition nécessite des données fiables sur les ouvrages et leurs auteurs, données qui peuvent être fournies par la BnF.

Synthèse de la table ronde

Les trois intervenants ont évoqué les bénéfices de leur collaboration avec la BnF. Ils ont souligné les intérêts principaux des données de la BnF à leurs yeux : la normalisation bibliographique, le lien avec les données d’autorité, l’utilisation des cadres de classements. Le besoin d’une indexation plus fine au niveau de la fiction a été soulevé, RAMEAU n’étant pas toujours adapté aux besoins : la solution évoquée consistait à mettre en place au niveau local une indexation en lien avec la politique de développement des collections, et ajouter cette indexation en données locales sans supprimer RAMEAU.
Le délai de mise à disposition des notices est un peu long par rapport aux objectifs de TiteLive et Libfly, pour lesquels la commercialisation des données bibliographiques se fait dans un contexte de traitement de l’information très réactif, donc rapide. Pour la SOFIA, la richesse et la rigueur des données produites est appréciée dans le cadre de la répartition des droits, qui requiert des données d’identification fiables pour les œuvres et leurs auteurs : l’ensemble des contributeurs des livres doivent être connus, des écrivains aux illustrateurs. Les données fournies par la BnF permettent aussi de se faire une idée plus précise sur le volume de l’œuvre produite par chaque auteur.

SIGB et récupération de notices.

Atelier animé par Caroline Demessence, BnF, Produits et services bibliographiques.
Intervenants : Anne Bouchard , Bibliothèque municipale de Dijon, et Jacques Kergomard, Société Bibliotic.
Récupérer des notices c’est pouvoir dégager du temps pour d’autres activités importantes en bibliothèques publiques. Mais comment optimiser au maximum cette opération ? Faut-il récupérer les notices manuellement ou tout automatiser, récupérer globalement les fichiers d’autorité ou au coup par coup ? Que peut-on espérer de son SIGB, quelles solutions s’offrent aux bibliothécaires ? Et le rôle du bibliothécaire dans tout cela ? Cet atelier sera l’occasion de parler, débattre, d’échanger sur ces différentes questions.
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La synthèse du débat [fichier .pdf – 14 Ko – 2 p.]

Évolution des catalogues

Atelier animé par Emmanuelle Bermès, BnF, service Prospective et services documentaires.
Intervenants : Silvère Mercier, Bibliothèque publique d’information (BPI), et Philippe Le Pape, Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes).
Dans l’environnement du Web d’aujourd’hui, les catalogues sont remis en question aussi bien du point de vue de leurs services, que l’on voudrait plus ouverts et interactifs, que de leur structure, qui doit devenir plus souple, mieux adaptée à la diversité des ressources qu’ils décrivent. FRBR, Web 2.0, RDA, Web sémantique… : dans cet atelier, nous aborderons les défis qui attendent le catalogue de demain, et les moyens dont il dispose pour y faire face.
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La synthèse du débat [fichier .pdf – 15 Ko – 3 p.]

Interopérabilité et protocoles.

Atelier animé par Dominique Stutzmann, BnF, service Prospective et services documentaires.
Intervenants : Xavier Borda, BnF, service du Catalogue collectif de France, et Julien Rault, Sciences Po.
Z39.50, SRU, OAI-PMH, extraction de notices : quels types d'échanges pour quels services ? Les institutions culturelles produisent et utilisent des bases documentaires à géométrie variable, autant dans leur périmètre que dans leur format (MARC et EAD, par exemple), avec des profondeurs descriptives différentes (granularité de l'EAD, gestion des autorités) et des problématiques de mise à jour de l'information. La rénovation du connecteur Z39.50 de la BnF en 2010 et la mise en place d'un serveur SRU en 2011, qui viennent compléter des entrepôts OAI existants, donne l'occasion de discuter avec les utilisateurs de leurs besoins, de leurs attentes et de leurs difficultés.
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La synthèse du débat [fichier .pdf – 13 Ko – 2 p.]

vendredi 29 juin 2012

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