Bibliothèque nationale de France
Pour les professionnels
Journée d'étude BnF / AFNOR CG46
Lundi 7 juin 2010 - 9h - 17h - Site François-Mitterrand - Petit auditorium
La journée AFNOR-BnF de 2010 a été l'occasion de dresser un état des lieux de la qualité dans les services documentaires.
Environ 140 professionnels de la documentation ont été invités à débattre des apports, et aussi des limites, des démarches qualité autour de présentations d'outils, de retours d'expérience et de réflexions prospectives.par Raymond Bérard, président de la CG46 et Olivier Chourrot
Pourquoi une journée sur la qualité dans les services documentaires ?
Le contexte y invite : dans la sphère publique comme en entreprise, la qualité devient un nouveau paradigme. Le souci croissant de l'usager et la progression de l'idée de performance sont les raisons avancées pour expliquer cette évolution, dans un environnement de plus en plus compétitif.
Comment caractériser les services documentaires du point de vue de la qualité ?
Et qu'est ce que la qualité ?
Ce n'est ni une quête de la perfection, ni le simple constat que le succès est déjà obtenu, ni la projection sur les clients de l'idée que l'on se fait de la qualité en tant que producteur. On peut la définir comme :
Le diaporama [fichier .pdf – 536 Ko – 14 p.]
Animateur : Pierre-Yves Renard, Directeur de la bibliothèque de l'INSEE
La question de l'articulation entre qualité du service et performance publique se pose inévitablement pour des services documentaires à qui il revient de gérer une complexité croissante, d'assurer toujours un meilleur service, et qui sont par ailleurs confrontés à une concurrence accrue (dans la répartition des moyens publics en particulier). Les bibliothécaires perçoivent différemment, en général, ce que l'on peut appeler l'impératif de qualité et l'injonction de performance. On s'approprie plus facilement une démarche de qualité, tandis que la performance renvoie plus particulièrement à un contrôle extérieur. La qualité est une opportunité, la performance une contrainte. Au delà d'une certaine magie des mots, la modernisation des services documentaires passe certainement par un policy mix entre performance et qualité, celle-ci pouvant être, pour les responsables, le levier de celle-là.
Incitées en particulier par le cadre réglementaire, de plus en plus de bibliothèques engagent des démarches qualité, plus ou moins formalisées. Certaines ont choisi le chemin de la certification, d'autres ont recherché des moyens d'actions peut-être moins formalisés, mais plus adaptés à une organisation locale. Dans leurs travaux, les services documentaires disposent d'outils, comme par exemple Qualibib, qui a été développé pour être utilisé très rapidement de manière opérationnelle. Des supports sont également à rechercher du côté des logiciels : en la matière la sphère du records management a sans doute une longueur d'avance, puisque la question de la qualité s'y trouve connectée à des obligations légales de sécurité, de traçabilité ou d'identification.
Ces démarches qualité s'inscrivent dans un cadre légal :
Elles se traduisent par des enquêtes de satisfaction des usagers, notamment via Libqual+, questionnaire standardisé élaboré et diffusé par l’Association of Research Libraries (ARL), ainsi que par le développement de nouveaux services (services de réponse à distance) et l'élargissement des horaires d'ouverture.
De telles actions répondent aux objectifs généraux de qualité des services publics et manifestent un nouvel état d’esprit, résolument tourné vers le service à l’usager et la prise en compte de ses besoins.
Le diaporama [fichier .pdf – 69 Ko – 24 p.]
Qualibib est un outil pour permettre aux bibliothèques de s'engager dans une démarche qualité. Le système d’enseignement supérieur et de la recherche et le secteur public au niveau européen ont aussi engagé ce type de démarche.
Il s’est inspiré de la charte Marianne, de la charte des sites Internet publics et de Minerva, de la norme ISO 11620:2008 – Information et documentation -- Indicateurs de performance des bibliothèques, de Bibliosé@me, Sindbad, Vademecum BPI.
Il contient une liste de termes et définitions utile pour la qualité, un rappel synthétique des objectifs et des méthodes d’une démarche qualité, des indicateurs, la nécessité d’une organisation documentaire, 10 rubriques d’exigences.
Il est complémentaire de LibQual+.
En savoir plus :
Qualibib
Livre blanc AFNOR
LibQUAL+
Nicolas Alarcon (SCD d’Angers) a publié deux diaporamas sur Slideshare
Libqual+ en France, Dominique Wolf, BBF 2008 - Paris, t. 53, n° 3
Le diaporama [fichier .pdf – 61 Ko – 17 p.]
Le diaporama [fichier .pdf – 323 Ko – 11 p.]
Le diaporama [fichier .pdf – 2035 Ko – 6 p.]
Le diaporama [fichier .pdf – 410 Ko – 12 p.]
Si la mission de dépôt légal du web concerne un nombre a priori limité d'institutions patrimoniales à vocation nationale, elle constitue en réalité un terrain propice pour réfléchir à la notion de qualité des collections numériques dans le futur. Ce chantier pousse en effet à l'extrême des problématiques de volumétrie, de coûts ou de temporalité qui pourraient devenir demain celles d'autres collections numériques -patrimoniales ou non. Qu'est-ce donc que la qualité pour une collection de très grande taille et dont la valeur immédiate est impossible à apprécier à l'œil nu? Au moyen de quels types de procédures, d'outils et de compétences peut-on l'organiser et la contrôler concrètement? Comment prendre en compte les usages et les usagers dans un tel dispositif ?
Le diaporama [fichier .pdf – 2533 Ko – 36 p.]
Dans le domaine de l'édition, la qualité n'est pas confiée à un service identifié comme tel, mais est l'affaire de tous ; elle est aussi déléguée à des tiers (imprimeur, diffuseur)... Or l'arrivée du numérique bouleverse les processus de production en remettant en cause la place de ces intermédiaires. Les éditeurs se trouvent confrontés à la nécessité de penser à de nouveaux outils, et de réexploiter dans le monde numérique leurs programmes éditoriaux, à la fois pour le rétrospectif (numérisation des ouvrages qui ne sont plus disponibles) et pour le courant (parution simultanée de l'édition papier et de l'édition numérique).
Pour ces nouveaux ouvrages numériques, la nécessité de penser la qualité se pose sur différents plans : les métadonnées, l'OCR, la structuration intelligente des contenus... Autant d'enjeux qui impliquent une concertation entre les différents acteurs de la chaîne du livre : auteurs, éditeurs, imprimeurs, diffuseurs. Des secteurs particuliers de l'édition, comme les guides touristiques ou la bande dessinée, permettent d'expérimenter des dispositifs innovants.
Pourtant, au final, les éditeurs n'ont que peu de prise sur la qualité de l'ouvrage qui sera mis à disposition du lecteur. Les contraintes liées aux terminaux de lecture, dont l'évolution technologique est très rapide, peuvent remettre en cause du jour au lendemain les choix techniques qui ont été faits.
L’archivage pérenne des documents électroniques consiste à conserver le document et l’information qu’il contient dans son aspect physique comme dans son aspect intellectuel, sur le très long terme (30 ans et au-delà), de manière à pouvoir le rendre accessible et compréhensible.
Si la qualité technique (qualité des métadonnées, qualité des formats des fichiers) est importante, la qualité organisationnelle des processus de conservation ne l'est pas moins. Celle-ci recouvre la documentation des processus métiers, la gestion des risques et la démarche de certification, démarche qui constitue un levier pour l'obtention de budgets auprès des décideurs.
En savoir plus : L'archivage numérique pérenne sur le site du CINES.
Le diaporama [fichier .pdf – 410 Ko – 14 p.]
Le diaporama [fichier .pdf – 1746 Ko – 13 p.]
vendredi 29 juin 2012