Numérique et bibliothèques : le deuxième choc |
4ème édition des Entretiens de la BnF
7-8 décembre 2006 - Site F.-Mitterrand - Grand auditorium
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| Présentation
de la demi-journée Face aux initiatives du secteur privé, particulièrement spectaculaires outre-Atlantique, la réplique européenne doit être concertée et vigoureuse. Le projet de Bibliothèque numérique européenne a pour objectif de mettre en ligne, à l’horizon des cinq prochaines années, plusieurs millions d’ouvrages représentatifs de la richesse culturelle et linguistique de l’Europe. Plusieurs bibliothèques nationales européennes se sont engagées avec ferveur et enthousiasme dans cette entreprise. Les regards croisés de différents partenaires permettront de décrire les contextes, les enjeux, les contenus documentaires et les fonctionnalités techniques de la bibliothèque numérique dont les premières réalisations sont en cours. |
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Discours
d'ouverture : présentation de la politique menée par la Bibliothèque
nationale de France en faveur de la Bibliothèque numérique européenne
par Jean-Noël Jeanneney ,
président de la BnF |
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Pour
la construction de la future BNuE, la BnF a résolument choisi
de situer son action dans le cadre européen existant : l'Union
européenne et, plus largement, la CENL (la Conférence des directeurs
des BN européennes) qui compte à ce jour 47 bibliothèques nationales
membres. À ce titre, elle participe activement aux progrès de
La Bibliothèque européenne / TEL, dont le portail a été mis
en service début 2005, ainsi qu'au groupe "Contenus" créé
par la CENL pour réfléchir aux choix documentaires de la future
BNuE et coordonner les réponses aux appels à projets "e-Contentplus" de
la Commission européenne.
L'approche de la BnF se fonde sur les acquis de l'expérience accumulée depuis dix ans à partir de Gallica, sa bibliothèque numérique. Depuis 2005, la BnF s'est engagée dans la modernisation radicale de Gallica, sur le plan technique (infrastructure, OCRisation, fonctionnalités) et en matière de contenus en privilégiant la dimension européenne. Gallica a clairement vocation à représenter la contribution française à la future BNuE, en offrant dans un premier temps des documents imprimés, livres, presse, revues. La BnF estime qu'elle est investie de la responsabilité politique de démontrer la pertinence de cette approche : chargée par le gouvernement du pilotage opérationnel du projet, elle a travaillé à la réalisation d'une "maquette", Europeana, destinée à illustrer les fonctionnalités les plus modernes de recherche et de travail sur les documents et préfigurant à ce titre la future BNuE. Ces réalisations n'ont certes pas vocation à supplanter les efforts conduits par la CENL, TEL et la Commission européenne ou à installer la BnF au coeur ou à la tête du futur dispositif. Bien au contraire, la BnF souhaite partager au sein de la CENL, avec l'ensemble de ses partenaires européens, les enseignements tirés des travaux conduits au sein de l'établissement : cela fut déjà le cas par la communication des résultats du test de numérisation de masse conduit au printemps 2006 par IBM et par l'élaboration de grands axes d'une possible et souhaitable charte documentaire pour la future BNuE, proposés à ses partenaires. Dans cette perspective, la BnF s'engage dans un programme massif de numérisation de ses collections : 30 000 documents sur un marché lancé en novembre 2006, puis 100 000 documents par an pendant plusieurs années à partir de 2007. La BnF a obtenu un budget de 10 millions d'euros et la création de 13 emplois à partir de 2007, dédiés à la BNuE. |
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Introduction
par Lynne Brindley,
Directrice de la Bristish Library, représentée par John
Tuck, directeur des collections anglaises, British
Library |
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par Horst Forster,
directeur, division Contenus, Direction générale Société de
l’information et médias, Commission européenne |
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par Elisabeth
Niggemann, présidente de la CENL,
représentée par Ute Schwens |
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Un
aperçu des actions de la Conférence des directeurs des bibliothèques
nationales d’Europe (CENL) mises en œuvre pour la construction
d’une bibliothèque numérique européenne. |
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par Jill
Cousins, directrice, Bureau de La Bibliothèque
européenne (La Haye, Pays-Bas) |
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Les
services que La
Bibliothèque européenne / TEL met à la disposition de l’internaute
citoyen et averti. |
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par Patrick
Lefèvre, directeur, Bibliothèque
royale de Belgique
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Les
actions de numérisation en Belgique en mettant l’accent sur
l’approche multilingue. |
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par Ute
Schwens, directrice du site de Francfort, Bibliothèque
nationale d’Allemagne
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Les
politiques menées dans le contexte fédéral allemand. |
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| Présentation
de la demi-journée Les producteurs d’informations, qu’il s’agisse des auteurs ou des éditeurs, ont depuis vingt ans repensé et redéfini les modalités de leur offre. Cette évolution a récemment connu une forte accélération. Certains auteurs prennent en charge leurs publications, les éditeurs veulent devenir les fournisseurs directs des bibliothèques et des particuliers. Le rôle des agences d’abonnement, celui des centres de fourniture de documents primaires se trouvent remis en question. De nouveaux équilibres s’instaurent grâce aux regroupements au sein de structures qui mutualisent les intérêts. Problématiques abordées : - quelles nouvelles formes de publications ? - quelles évolutions dans les acquisitions de ressources électroniques ? - les archives ouvertes, l’"open access" : quels rôles pour les bibliothèques ? |
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par Catherine Etienne,
directrice du service commun de la documentation de l’université
de Bordeaux 1, responsable du Département coordination et
négociations documentaires de Couperin (Consortium universitaire
de périodiques numériques) |
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Point
sur les évolutions en matière d'acquisition de ressources
électroniques par les bibliothèques universitaires : évolution
de l’offre éditoriale, organisation des bibliothèques pour
y répondre, impact sur les politiques de développement des
collections et sur l’accès par les chercheurs à ce type de
ressources en ligne. |
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par Marc
Minon, directeur de Cairn |
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Évolutions dans la fabrication
et la diffusion de revues sous forme électronique, en présentant
les activités de Cairn dans
le domaine des sciences humaines et sociales francophones,
les bouquets de publications proposés aux bibliothèques et
les outils développés afin de rendre visibles sur le web ces
nouvelles formes de publication. |
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par Jean
Sykes, directrice de la Bibliothèque et des services
de technologie de l’information, London
School of Economics and Political Science (LES) |
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Apport des archives ouvertes dans
la diffusion des résultats de la recherche par la présentation
de deux études de cas : - La London School of Economics : en 2005 la bibliothėque de la LSE a créé une archive ouverte institutionnelle qui s’appelle “LSE Research Online” et qui a pour but de présenter une vitrine sur l’Internet pour les publications et autres résultats de recherche des chercheurs de cette université. Un autre projet est en cours au sein de la bibliothèque : “Versions” cherche à étudier et si possible résoudre les problèmes qui existent quand iI s’agit d’acquérir, de gérer, et de donner accès à plusieurs versions de la même recherche. - le réseau européen Nereus : projet coopératif spécialisé en économie regroupant dix-sept bibliothèques universitaires européennes. La mission de Nereus est de créer une bibliothèque européenne en ligne pour les économistes. Au coeur de cette mission est le petit projet “Economists Online” qui constitue en effet une archive ouverte coopérative contenant les résultats des recherches des économistes dans les universités partenaires. |
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par Denis
Bruckmann, adjoint au directeur des collections
et chargé des questions scientifiques et techniques, BnF |
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Les évolutions récentes de la politique
d’acquisition de la Bibliothèque nationale de France pour les
ressources électroniques et sa relation avec d’autres évolutions
majeures, telle la mise en place du dépôt légal de la Toile. |
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| Présentation
de la demi-journée Qu’en est-il de la non-pérennité des supports, l’un des principaux arguments des détracteurs de la numérisation ? Les bibliothèques, en particulier les bibliothèques nationales, sont conscientes de l'acuité du problème. Elles mettent en œuvre des solutions diverses, et plusieurs projets nationaux de systèmes d’information numérique voient le jour. Elles travaillent également, au niveau international, à l’élaboration de normes, protocoles et modes opératoires utiles à tous. Le passage de la consultation d’un support à celle de son contenu implique des modifications profondes des politiques et des acteurs. |
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par Catherine
Lupovici, directrice du département de la bibliothèque
numérique, BnF
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Point
sur les avancées de la normalisation internationale, la définition
et la mise en place de dépôts institutionnels, et le projet
de système d’information numérique de la Bibliothèque nationale
de France. |
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Digital
preservation activites at the German National Library : Nestor
/ Kopal
par Ute
Schwens, directrice du site de Francfort, Bibliothèque
nationale d'Allemagne
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NESTOR
et KOPAL sont deux projets nationaux visant à garantir un
accès à long terme aux ressources électroniques en Allemagne.
Le premier, sur le plan organisationnel, s’attache à construire
un réseau mutualisé de compétences sur la conservation pérenne,
le second, sur le plan opérationnel, est consacré au développement
coopératif d’un système de dépôt basé sur OAIS. |
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par Thierry Claerr,
conservateur au bureau des politiques documentaires, Direction
du livre et de la lecture, ministère de la Culture et de la
Communication et Louis
Burle, adjoint au directeur de la Médiathèque
de l’agglomération troyenne
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La
conservation des collections numérisées est un enjeu important
pour les bibliothèques municipales. Les résultats d'une récente
enquête auprès d’une vingtaine d'institutions permettent de
dresser un premier état des lieux et d'envisager de nouvelles
perspectives de formation, de soutien et de coopération. Exemple
significatif du système d’archivage mis en œuvre par la Médiathèque
de l'agglomération troyenne. |
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| Présentation
de la demi-journée Si les ressources électroniques ont, pendant un temps, donné lieu dans les bibliothèques à un accès particulier, la pratique dominante aujourd’hui tend à regrouper l’accès à l’ensemble des ressources (catalogues, données numérisées natives ou produites par la bibliothèque…), aussi bien sur place qu’à distance. Les bibliothèques font évoluer leurs outils traditionnels pour organiser des bouquets de contenus et offrir de nouveaux modes de navigation (portails, classifications à facettes) dans les collections numériques distribuées. Elles s'efforcent aussi de permettre aux usagers de s’approprier ces ressources et de les partager en les annotant, les complétant, les modifiant, grâce à l’utilisation d’environnements de travail génériques. Thèmes abordés : - accès participatifs : RSS, wiki, blog en bibliothèque, - nouvelles interfaces d’accès aux ressources : environnement de travail de l’utilisateur, portails ou catalogues, bureau numérique, navigation dans les collections, - recherche collaborative de deuxième génération. |
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par Hervé
Le Crosnier, maître de conférences à l’Université
de Caen
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Qu'apporte
aujourd’hui le web 2.0 à l'usager qui utilise les techniques
disponibles pour organiser son espace personnel de travail
ou pour contribuer à des projets participatifs. |
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Lorcan
Dempsey, vice-président Recherche, OCLC
(Online Computer Library Center, siège Ohio-USA) |
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Les
évolutions de la diffusion de l’information et du partage
de ressources documentaires dans le nouveau paysage du web
2.0. Présentera la nouvelle gamme de l’offre institutionnelle
de contenus et de services par les bibliothèques. |
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par Nathalie
Mauriac Dyer, chargée de recherches à l’ITEM (Institut
des textes et manuscrits modernes)/CNRS
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Comment
valoriser les grands fonds manuscrits qui sont une des richesses
majeures du patrimoine culturel européen, mais qui – trop fragiles
et trop complexes – restent peu accessibles et mal connus ?
Comment leur donner toute leur place dans le programme d'une
bibliothèque numérique qui rendrait accessible non seulement
les œuvres de l'esprit mais la genèse de la pensée moderne?
Soutenu par l’ANR, le projet OPTIMA [Outils Pour le Traitement
et l’analyse de l’Information dans les MAnuscrits modernes]
crée à cet effet un ambitieux dispositif collaboratif associant
sous l’égide de la Bibliothèque nationale de France deux instituts
de recherche, l’ITEM-CNRS pour l’analyse génétique de trois
corpus littéraires majeurs (Flaubert, Proust, Valéry) et la
MSH (Maison des sciences de l’homme, Paris) pour l’étude du
fonds Braudel, et deux laboratoires informatiques pour la création
de l’environnement de recherche et de la plate-forme éditoriale. |
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