Édouard Baldus, « Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée – Entrée de Robinet » - Vers 1861-1863 - BnF, département des Estampes et de la photographie, RES PHOTO VE-3197 (A)-BOITE FO
Maintenant

100 ans d'histoire de la photographie dans les collections de la BnF. 1839 - 1939

Until

Gares d’Avignon, Marseille, Paris et Valence

Édouard Baldus, « Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée – Entrée de Robinet » - Vers 1861-1863 - BnF, département des Estampes et de la photographie, RES PHOTO VE-3197 (A)-BOITE FO

Présentée dans quatre gares – Avignon TGV, Marseille-Saint-Charles, Paris-Gare-de-Lyon et Valence TGV –, l’exposition retrace le premier siècle de l’histoire de la photographie, de 1839 à 1939. Des sublimes marines de Gustave Le Gray aux portraits de Dora Maar ou Giacometti par Rogi André, elle réunit une cinquantaine de chefs-d’œuvre issus des collections photographiques de la BnF.

Présentation de l’exposition

Conçue à l’origine pour le Kimbell Art Museum, à Fort Worth (États-Unis), l’exposition est présentée dans une version resserrée dans quatre grandes gares françaises. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre SNCF Gares & Connexions et la Bibliothèque nationale de France. Réalisée avec l’appui du laboratoire Picto, elle s’ouvre sur l’apparition du daguerréotype et du calotype dans les années 1840 et se poursuit avec l’essor du modernisme entre les deux guerres mondiales.

Les liens forts entre création artistique et photographie existant depuis les origines sont le fil conducteur de cette exposition. Après le daguerréotype, premier procédé commercialisé, le calotype introduit le principe décisif du négatif et du tirage multiple. Les paysages poétiques de la forêt de Fontainebleau réalisés en calotype par Eugène Cuvelier ou les grands négatifs de natures mortes d’Henri Le Secq témoignent des ambitions esthétiques nouvelles de la photographie. Les premiers albums photographiques réalisés pour Victor Hugo ou Eugène Delacroix rappellent aussi combien ce nouveau médium s’inscrit très tôt dans le cercle des artistes et des écrivains. Portrait, paysage urbain, architecture et modernité industrielle trouvent vite dans la photographie un nouveau territoire d’expression. Félix Nadar impose sa vision très personnelle du portrait, immortalise l’écrivain Alexandre Dumas ou le compositeur Gioacchino Rossini, tandis qu’Édouard Baldus saisit les transformations du territoire par le chemin de fer et que Louis-Émile Durandelle documente les grands chantiers du Second Empire, notamment celui de l’Opéra Garnier. Au tournant du siècle, les vues évocatrices des rues de Paris d’Eugène Atget composent le portrait sensible d’une ville en pleine mutation, où les vestiges du vieux Paris cèdent progressivement la place à la modernité. Dans les années 1920 à 1940, Man Ray, André Kertész ou Brassaï incarnent l’effervescence artistique du Paris de l’entre-deux-guerres.

Félix Nadar, Gustave Doré jeune, assis, une écharpe à carreaux autour du cou - Entre 1856 et 1858 - BnF, département des Estampes et de la photographie, FOL-EO-15 (7)

 

L’exposition relate ainsi l’épopée d’une invention scientifique devenue en quelques décennies un art majeur et une révolution dans notre manière de voir et de créer. Témoignant à la fois de l’inventivité du médium photographique et de la richesse des collections du département des Estampes et de la photographie, elle ouvre les célébrations du bicentenaire de la photographie à la BnF.

 

 

Cette exposition est labellisée Bicentenaire de la photographie par le ministère de la Culture.

En partenariat avec Gares & Connexions avec l’appui du laboratoire Picto

 

Informations pratiques

DATES

Pictogramme horaires

Du 16 septembre au 19 novembre 2026

Accès

Pictogramme acces

Gares d’Avignon TGV, Marseille-Saint-Charles, Paris-Gare-de-Lyon, et Valence TGV

 

Tarifs

Gratuit