Abraham Ortelius, Islandia, in Theatrum Orbis Terrarum, Anvers, Christophe Plantin - 1595 - BnF, Réserve des livres rares,RES-G-100
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Autour de l'exposition « Cartes imaginaires. Inventer des mondes »

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Abraham Ortelius, Islandia, in Theatrum Orbis Terrarum, Anvers, Christophe Plantin - 1595 - BnF, Réserve des livres rares,RES-G-100

L’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes explore la dimension imaginaire des cartes. Des terres inexplorées peuplées de créatures fabuleuses aux univers de la fantasy, découvrez comment cartographes, écrivains et artistes donnent forme à des mondes qui n’existent pas. Les manifestations qui accompagnent cette exposition permettront de poursuivre ce voyage du Moyen Âge aux jeux vidéo, ainsi que d’explorer d’autres chemins.

Cette exposition propose d’explorer la dimension imaginaire des cartes. En effet, si les cartographes tracent les lignes des terres connues et tâchent ainsi d’informer sur le monde réel, ils donnent également corps à des territoires qui n’ont rien de tangible : mondes inexplorés, légendaires ou romanesques, mondes subjectifs. Les cartes ne seront pas considérées ici comme des outils de représentation objective des espaces géographiques, mais comme des constructions visuelles dont la puissance permet de s’émanciper du réel, de le modeler, le détourner ou le réinterpréter.

Au fil du temps, les cartographes se sont employés à représenter des contrées encore inexplorées, regorgeant de créatures chimériques, tels le Nord, l’Inde ou la Terre Australe. Ils ont cherché à localiser le Paradis terrestre, l’Atlantide ou l’Eldorado et ont dressé des cartes plus vraies que nature de l’Utopie ou du Pays de Tendre. Ainsi, les cartes anticipent le voyage d’exploration en dessinant un horizon d’attente au-delà des marges du monde connu. Elles ancrent dans l’espace des lieux merveilleux ou mythiques à forte charge symbolique. Les cartes se sont également invitées dans les univers créés par les écrivains : romans réalistes ou d’aventures, récits épiques ou contes féériques, récits de fantasy, tous usent de la carte comme d’un guide pour transporter le lecteur dans un ailleurs familier ou totalement déconnecté du réel. Enfin, l’art s’empare du système de la carte pour questionner sa prétention à l’objectivité, débusquer son imaginaire et le détourner de manière subjective.

Les manifestations organisées autour de l’exposition mettront en exergue la capacité des cartes à inventer des mondes et ses prolongements dans les cultures populaires et les aires extraeuropéennes.

 

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