« Le Fils du Père Duchêne illustré » (30 avril 1871) et « Le Cri du peuple » (30 mars 1871) -  - BnF, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, RES 8-LC2-3456 (RES) et département Droit, économie, politique, JOD-46
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Journaux et droit de la presse sous la Commune de Paris

18 h - 19 h
« Le Fils du Père Duchêne illustré » (30 avril 1871) et « Le Cri du peuple » (30 mars 1871) - - BnF, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, RES 8-LC2-3456 (RES) et département Droit, économie, politique, JOD-46

En 1871, la Commune de Paris voit naître de nombreux journaux radicaux. Que nous apprennent-ils des conditions de publication dans la capitale et des opinions traversant le mouvement communard ? En quoi leur répression dès la Semaine sanglante marque-t-elle un moment clé de l’histoire de la presse en France ? Cette rencontre explore l’évolution des journaux et du droit de la presse sous la Commune de Paris, à l’occasion de la publication, dans Gallica, d’une page thématique dédiée.

En mars 1871, la Commune est proclamée à Paris. Condamnée par la presse nationale comme par la presse libérale de province, elle donne naissance à des titres radicaux dans la capitale : L’Ordre puis L’Ami du peuple d’Auguste Vermorel, la très libertaire Commune, Le Cri du peuple de Jules Vallès, le Journal officiel de la Commune… Ces journaux retracent les tentatives de réalisations sociales de la Commune et la vie du peuple parisien dans la capitale encerclée.

Si tous les journaux communards s’opposent au gouvernement Thiers et aux troupes versaillaises, ils divergent sur d’autres aspects et reflètent en cela les désaccords au sein du mouvement communard. Les chefs de la Commune sont sévères envers la presse qui les critique et, malgré l’opposition de Vallès à la censure, ils suppriment certains journaux (Le Figaro, le Journal des débats), tandis que d’autres (Le Monde, Le Pays) cessent de publier. Pour ceux qui paraissent, toute attaque contre la Commune est passible de la cour martiale.

Lorsque la Commune tombe face aux Versaillais le 28 mai, la répression qui suit est sanglante, débordant le camp communard pour attaquer l’ensemble des journaux républicains. Leurs acteurs sont exécutés, condamnés à mort, à la déportation, ou n’y échappent qu’en s’exilant. Cette période, l’une des moins démocratiques de l’histoire de la presse en France, est un moment fondateur dans la construction de la légende de la Commune. 

C’est cette histoire que cette rencontre se propose d’explorer à travers les collections de presse de la BnF. En 2021, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune, la BnF numérise cet ensemble depuis les originaux, complété par des exemplaires de bibliothèques partenaires, constituant alors une collection virtuelle complète dans Gallica. Ce fonds numérisé dispose désormais d’une page dédiée, regroupant près de 150 titres, avec une présentation scientifique et un accès direct aux contenus.

Par Lou Le Joly, coordinatrice de la valorisation, chargée de collections presse, département Droit, économie, politique, BnF, et Philippe Mezzasalma, chef du service presse, département Droit, économie, politique, BnF

Informations pratiques

tarifs et conditions d’accès
 

Entrée gratuite – Réservation conseillée – Ouverture des réservations un mois avant l’événement
Il est recommandé de se présenter en avance (jusqu’à 20 minutes avant la manifestation).

Date et Horaires

Mardi 17 novembre 2026
18 h - 19 h

Accès

François-Mitterrand - Salle 70
Quai François-Mauriac – Paris 13e
Entrée Est face à la rue Émile Durkheim