Neuro-imagerie : la santé cérébrale en révolution
L’imagerie, révolutionnée par l’IA, ouvre des perspectives prometteuses : elle développe notamment des analyses prédictives de la survenue des maladies mentales et neurologiques, comme Alzheimer ou Parkinson. Quelles avancées thérapeutiques envisager dans le futur ?
Dans le champ des maladies mentales caractérisées par troubles cognitifs et psychiatriques, l’imagerie ouvre des perspectives prometteuses. En effet, ces pathologies ont en commun la difficulté à établir un diagnostic, puisque des symptômes cognitifs et psychiques bien souvent se chevauchent.
En psychiatrie, l’imagerie cérébrale accompagne l’émergence de ce qu’on appelle « la psychiatrie de précision » : elle permet de poser des diagnostics différentiels, de repérer des complications liées au trouble psychiatrique, de prévoir certains risques de développement de pathologies. À terme, cette technologie ouvrira la voie à des soins personnalisés.
Les maladies neurodégénératives quant à elles bénéficient du développement de « l’imagerie cérébrale à très haute précision », qui explore notamment la question suivante : pourquoi certains cerveaux sont-ils plus résilients face à la neurodégénérescence dans les maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, etc.) et même aux effets du vieillissement « normal » ? L’IA vient en appui de ces technologies en développant des analyses prédictives.
Intervenants
David Cohen est psychiatre de l’enfant et de l’adolescent. Il est chef de service à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, à Paris. Il mène des recherches à l’intersection de la psychiatrie, de l’ingénierie et de la robotique pour mieux comprendre les troubles du neurodéveloppement et les maladies mentales précoces. Il a notamment publié : Les pionniers de la clinique de l’autisme (Langage, 2024), Enfance et psychopathologie(11e éd., Elsevier Masson, 2021).
Hélène Amieva est professeure en psychogérontologie à l’université de Bordeaux. Directrice d’une équipe INSERM, elle s’est spécialisée dans l’étude des démences et particulièrement la maladie d’Alzheimer. Elle étudie le vieillissement au cœur d’un dispositif innovant, dans lequel personnes âgées, professionnels du médico-social et chercheurs cohabitent : le Village Alzheimer à Dax. Parmi ses publications récentes : Traité de neuropsychologie clinique de l’adulte (De Boeck, 2023), Neuropsychologie en psychiatre(De Boeck, 2019), Psychogérontologie : cinq leçons fondées sur des cas cliniques (De Boeck, 2018).
Nicolas Villain est neurologue à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Il est spécialiste de la maladie d’Alzheimer, dont il essaie de saisir les mécanismes, par la neuroimagerie et la spectrométrie de masse. Ces technologies mettent au jour des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques des maladies. Il a récemment contribué à l’ouvrage intitulé Alzheimer n’est pas une fatalité (HarperCollins, 2024). Dans La Lettre du neurologue, il a également publié : « Traitements de fond de la maladie d’Alzheimer : un faible signal émerge parmi les immunothérapies anti-amyloïdes, l’espoir renaît ! »
Ces rencontres sont animées par Margot Brunet, journaliste scientifique à Cerveau & Psycho.
En partenariat avec Cerveau & Psycho.
Informations pratiques
Entrée gratuite – Réservation conseillée – Ouverture des réservations un mois avant l’événement
Il est recommandé de se présenter en avance (jusqu’à 20 minutes avant la manifestation).
Date et Horaires

Mardi 9 juin 2025
18 h 30 – 20 h
Accès

François-Mitterrand - Petit auditorium
Quai François-Mauriac – Paris 13e
Entrée Est face à la rue Émile Durkheim
Toutes les séances du cycle Le cerveau. Intimités d'un territoire
Mémoire, émotions, lien social : dernières nouvelles du cerveau
Toutes les séances autour de l'exposition « Cartes Imaginaires »
De la Forêt des Rêves bleus au Pays d'Oz : pérégrinations cartographiques en littérature jeunesse
