Ken Domon, Kabuki Haiyū (acteur de kabuki) - 1958 - © Ken Domon – BnF, département des Estampes et de la photographie, EP-3718-BOITE FOL
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Photographie, théâtre et théâtralisation des prises de vue au Japon depuis 1945

Ken Domon, Kabuki Haiyū (acteur de kabuki) - 1958 - © Ken Domon – BnF, département des Estampes et de la photographie, EP-3718-BOITE FOL

Au Japon, dans la seconde moitié du XXe siècle, la photographie entretient un dialogue fécond avec les arts vivants. Du théâtre traditionnel aux avant-gardes, cette proximité transforme le regard des photographes et ouvre la voie à de nouvelles formes d’images.

Dans le Japon du second XXe siècle, les liens sont forts entre la pratique photographique et l’univers des arts vivants. Qu’il s’agisse de théâtre traditionnel ou de danse d’avant-garde, les photographes en font non seulement un sujet de reportage mais aussi, très souvent, une source d’inspiration formelle dans leurs propres compositions. Eikō Hosoe est sans doute celui des photographes qui poussera le plus loin la pratique de la mise en scène en photographie. Cette tendance est nettement perceptible dans ses recherches publiées dès les années 1960-1970 (Man and Woman, Ordeal by roses) et imaginées avec la complicité de danseurs de buto et de l’exubérant écrivain et acteur, Yukio Mishima. Puis, avec les élèves de son école du Workshop et de ses ateliers, au milieu des années 1970, il recourt à la direction des corps, aux déguisements, artifices et effets lumineux, pour aboutir à une création subversive, à un imaginaire fantastique, imprégné de références aux traditions, à l’histoire du Japon et à sa pop-culture.

Par Dominique Versavel, commissaire de l’exposition, département des Estampes et de la photographie, BnF, et Élise Voyau, professeure assistante au département d’études japonaises et internationales de l’université de Kanagawa à Yokohama au Japon

Diplômée de l’École du Louvre et de l’université Paris Cité, Élise Voyau a obtenu son doctorat à l’Inalco en 2023 où elle a enseigné en tant qu’ATER. Ses recherches portent sur la photographie japonaise contemporaine et s’intéressent en particulier à la période de l’après 1968. Sa thèse a reçu le prix de la Chancellerie des universités de Paris et le prix Shibusawa-Claudel. 

 

En savoir plus sur l’exposition Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France

Informations pratiques

tarifs et conditions d’accès

Entrée libre – Réservation conseillée
Il est recommandé de se présenter en avance (jusqu’à 20 minutes avant la manifestation).

Date et Horaires

Mercredi 14 octobre 2026
12 h 30 - 14 h

Accès

François-Mitterrand – Salle 70
Quai François-Mauriac – 75013 Paris
Entrée Est face à la rue Émile Durkheim