Autochtones abattant des « bois de braise » au Brésil pour le compte des Européens au XVIe siècle. Atlas nautique du Monde, dit atlas Miller, feuille 5 -  - département des Cartes et plans, GE DD-683 (5 RES)
Prochainement

Quand l’Amazonie sort du bois

18 h 30 - 20 h

Petit auditorium

Autochtones abattant des « bois de braise » au Brésil pour le compte des Européens au XVIe siècle. Atlas nautique du Monde, dit atlas Miller, feuille 5 - - département des Cartes et plans, GE DD-683 (5 RES)

Longtemps réputée « vierge » par les Occidentaux, la forêt amazonienne, grâce à des recherches récentes, se révèle riche d’une occupation et exploitation humaines remontant à plus de 13 000 ans.

La folie extractiviste occidentale vide de manière critique les veines végétales et les entrailles du sol de l’Amazonie depuis plus d’un siècle, tout en perpétuant la légende d’une jungle sauvage jusqu’alors oubliée des humains. Les autochtones sont pourtant présents en Amazonie depuis plus de 13 000 ans et, si l’on parle souvent de l’incroyable biodiversité de la plus grande forêt tropicale du monde, on oublie presque toujours qu’elle s’accompagne d’une richesse culturelle tout aussi grande. Autrefois beaucoup plus peuplée, l’Amazonie a été profondément transformée par les Amérindiens, qui prenaient le soin de permettre la résilience d’un paysage dynamique. Sur la base de leur pensée animiste, ils ont conçu des relations étroites avec les autres entités vivantes de la forêt, notamment les plantes et les animaux. Cette intime interaction a notamment abouti à une science extrêmement fine des qualités végétales, menant par exemple à fonder leur régime sur la culture d’une plante vénéneuse : le manioc. Ils ont ainsi transformé en douceur mais très profondément cet univers chlorophyllien, mais également le sol même qu’ils ont foulé, tout en favorisant une préservation et une discrétion qui explique pourquoi ces modifications nous ont si longtemps échappé. Pourtant, il aura fallu attendre le nouveau millénaire pour qu’elles soient révélées, au premier rang desquelles les cités-jardins plurimillénaires. Explorer le monde amazonien aboutit à découvrir les échanges privilégiés entre nature et culture dans la grande forêt pluviale.

Par Stéphen Rostain, directeur de recherche au CNRS, laboratoire « Archéologie des Amériques », Paris

Informations pratiques

tarifs et conditions d’accès

Entrée gratuiteRéservation conseillée
Il est recommandé de se présenter en avance (jusqu’à 20 minutes avant la manifestation).

Date et Horaires

Mercredi 18 février 2026
18 h 30 - 20 h

Accès

François-Mitterrand - Petit auditorium
Quai François-Mauriac – Paris 13e
Entrée Est face à la rue Émile Durkheim