Antoine d'Agata - Frontière France

Territoire : France métropolitaine et ultra-marine
Antoine d’Agata pose un autre regard sur les zones frontalières de la France métropolitaine et d’Outre-mer, à travers les structures, les paysages, les locaux, les migrants, les lieux de cultes et les hôpitaux afin de faire la lumière sur l’état du système social, de santé et institutionnel français, sur fond de calendrier électoral.
 
Portrait Antoine d’Agata @Gilles Pandel

Antoine d’Agata est né le 19 novembre 1961, à Marseille. Dès l’âge de 17 ans, il interrompt ses études pour vivre dans le monde de la nuit. Durant douze ans, il vit et voyage à travers une vingtaine de pays. Alors qu’il séjourne à New York en 1991, et sans expérience photographique, il s’inscrit à l’International Center of Photography où il étudie avec Nan Goldin et Larry Clark. En 1993, il s’installe en France, travaille comme maçon et interrompt sa pratique photographique jusqu’en 1997. En 1998 parait son premier livre, Mala Noche.
L’année suivante, il rejoint la galerie Vu à peine créée par Christian Caujolle. En 2001, il reçoit le prix Niépce. En septembre 2003 est inaugurée à Paris l’exposition 1001 Nuits, qu’accompagne la sortie de deux ouvrages, Vortex et Insomnia. En 2004, il intègre l’agence Magnum, publie son cinquième livre, Stigma, et tourne un premier court-métrage, El Cielo del muerto. En 2006, le photographe tourne son deuxième film, Aka Ana, à Tokyo, son dernier long métrage de 4 heures, White Noise rassemble les voix de 24 femmes. Antoine d’Agata a notamment remporté le Prix du livre photographique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 2013 pour l’ouvrage Anticorps, publié la même année lors d’une importante exposition au Bal, à Paris.

L’oeuvre d’Antoine d’Agata peut être lue comme l’exploration de la violence contemporaine dans deux perspectives distinctes : La violence du jour ou violence économique et politique (migration, réfugiés, pauvreté et guerre) et la violence de la nuit ou violence générée par des groupes sociaux marginalisés par la pauvreté (survie par le crime, addiction narcotique, excès sexuel).