Axelle de Russé - Arts vivants ?

Territoires : France métropolitaine et ultra marine
L’art est-il essentiel ? Face à ce questionnement symbolique et philosophique posé par la crise sanitaire, ce projet permet d’aller à la rencontre entre des artistes, des lieux et des acteurs du secteur afin de dresser un état des lieux de la culture.
 
© Jeanne Frank
Photojournaliste indépendante depuis 2005, Axelle de Russé travaille sur des projets documentaires au long cours.
Elle collabore régulièrement pour la presse, en particulier pour Le Monde et le Figaro Magazine. En 2008, son projet sur le retour des concubines en Chine reçoit le prix Canon de la femme photojournaliste au festival Visa pour l’image de Perpignan. En 2015, grâce au soutien du CNAP (Centre National des Arts Plastiques), elle suit le quotidien de femmes victimes de violences sexuelles dans l’armée française. En 2019 elle obtient la bourse « Pierre et Alexandra Boulat » pour son reportage DEHORS  sur la réinsertion des femmes après la prison en France. Elle poursuit toujours ce travail, par ailleurs exposé au festival Visa pour l’Image en 2020 et à Emmaüs France en 2022.
Depuis 2016, elle mène un projet sur le réchauffement climatique en Arctique, où elle se rend régulièrement pour documenter le quotidien des habitants de Longyearbyen face à la catastrophe écologique annoncée. Elle est soutenue pour ce projet par la SCAM et le CNAP.
En 2020 et 2021 et la mise à l’arrêt du pays, elle décide de s’affranchir de l’actualité et d’aborder la photographie autrement. Elle commence à travailler à la chambre photographique et débute un travail sur les artistes avec le photographe Thomas Morel-Fort. C’est un univers nouveau qui s’offre à eux, de lenteur et de rencontres.
Axelle de Russé pense la photographie comme un objet de mémoire, mais aussi comme un outils éducatif. Ses clichés sont exposés dans des lieux dédiés, mais également diffusés sous forme d’ateliers pédagogiques dans les écoles, les festivals et les prisons.