Boris Svartzman - Des fleurs chinoises à la mer

Territoire : Paris / Île-de-France
Depuis le début des années 2000, une nouvelle population de travailleuses du sexe chinoises a fait son apparition à Paris. La plupart arrivent en France seules. Ne parlant pas le français, sans travail, endettées en Chine, elles finissent par « se jeter à la mer », expression employée pour évoquer le commerce de leur corps. Il s’agira de suivre pendant plusieurs mois le quotidien de certaines d’entre elles à travers une photographie intimiste qui reflète également une image du pays, à une époque donnée, dans lequel elles vivent.
 

Après des études d’anthropologie politique et de chinois, Boris Svartzman, franco-argentin, documente depuis les années 2000 les conséquences de l’urbanisation sur la population chinoise, traditionnellement rurale.

Sa première série photographique, Table rase, montre le sort réservé aux personnes expulsées de leur logement dans les mégapoles chinoises. Puis, dans La Chine chamboulée, il photographie des habitants ruraux progressivement rattrapés par l’expansion des villes. Ces deux séries ont été sélectionnées dans de nombreux festivals et Centres d’arts (Visa pour l’image ; Scoop ; Lianzhou International Photo Festival ; Chobi Mela ; Musée de l’Architecture de Stockholm, etc.).

En 2019, Boris réalise son premier long métrage documentaire, Guanzhou, une nouvelle ère (Macalube Films et Prima Luce, sorti en salles en janvier 2022). Pendant sept ans, il filme des villageois dans le sud de la Chine qui refusent de quitter leur village en ruines. Le film exemplifie ainsi le sort des millions de paysans expropriés tous les ans en Chine, avant d’être relogés en ville.

Ses projets documentaires, au long cours, nourrissent par ailleurs une réflexion qu’il mène sur le visuel comme forme d’écriture ethnographique.

 

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