Denis Dailleux - Suicides en terre agricole

Territoires : Anjou, Ile-de-France, Bretagne
Denis Dailleux part sur la trace des agriculteurs disparus et de leur famille afin de réaliser leur portrait posthume à travers celui de leur femme, de leur lieu de vie et de travail. Un témoignage de la souffrance dans un univers professionnel où la difficulté et la fragilité restent taboues.
 
Né en 1958 à Angers, Denis Dailleux est un photographe membre de l’Agence VU› basé à Paris.Il est représenté par la galerie Camera Obscura (Paris) la Galerie 127 (Marrakech) et la Galerie Peter Sillem (Frankfurt).
« Avec la délicatesse qui le caractérise, il pratique une photographie apparemment calme, incroyablement exigeante, traversée par des doutes permanents et mue par l’indispensable relation personnelle qu’il va entretenir avec ce - et ceux – qu’il va installer dans le carré de son appareil. Sa passion pour les gens, pour les autres, l’a naturellement amené à développer le portrait comme mode de figuration privilégié de ceux dont il avait l’envie, le désir d’approcher davantage ce qu’ils étaient. Et il l’a fait, avec Catherine Deneuve comme avec des anonymes des quartiers populaires du Caire ; avec cette même discrétion qui attend que l’autre lui donne ce qu’il espère, sans le revendiquer, en espérant que cela se produira. Alors, patiemment, il a construit un portrait inédit de la capitale de cette Égypte avec laquelle il entretient une relation amoureuse, voire passionnelle, pour mêler, entre des noirs et blancs au classicisme exemplaire et des couleurs à la subtilité rare, une alternative absolue à tous les clichés, culturels et touristiques, qui encombrent nos esprits. » Christian Caujolle
Depuis quelques années, tout en continuant à photographier l’Égypte, Denis Dailleux se rend régulièrement au Ghana où il explore de nouvelles relations au corps et à l’espace, à la vie et à la mort, à la communauté, à la mer, qui ouvrent de nouveaux horizons à sa recherche photographique.