Enquête au musée. « Mazarin et les Gardiens du secret », jeu immersif

Sur le site Richelieu, le visiteur devient enquêteur. Avec Mazarin et les Gardiens du secret, la BnF et l’agence Cultival proposent un jeu immersif inédit mêlant fiction historique et exploration du musée, sur les traces du cardinal Mazarin. Chroniques a suivi pas à pas les participants qui, pour certains, découvraient la BnF pour la première fois.

 

Mazarin et les Gardiens du secret : des joueurs en pleine réflexion - 2026 - Photo Guillaume Murat


Dans le jardin Vivienne, en ce dimanche matin d’hiver, quelques groupes attendent en frissonnant. Une femme s’avance vers eux, scrute les visages et lance tout bas : « Soyez discrets. On nous observe. » Au musée où elle les emmène, elle évoque un document ancien récemment découvert, un testament que personne n’a encore déchiffré. Les lieux deviennent soudain le théâtre d’une aventure où chacun se retrouve investi d’une mission secrète : trouver puis protéger un trésor jalousement gardé depuis plus de quatre siècles.

« Faire marcher ses méninges »

C’est parti ! Répartis en équipes, les joueurs se voient confier une mallette de chercheur : plan du site, carnet d’énigmes, jeu de cartes et autres objets mystérieux… Autant d’outils pour avancer dans la recherche d’indices. La mission paraît simple au premier abord : s’orienter sur le site, observer les œuvres, croiser les pistes. Mais les enquêteurs se heurtent rapidement à des difficultés : « Faut faire marcher ses méninges ! », sourit une jeune fille, penchée sur ses notes. Le temps est compté, la concentration palpable : on chuchote, on compare, on tente de comprendre. Résoudre une énigme, décrypter un code ou repérer un détail en apparence insignifiant… Le jeu repose autant sur la déduction que sur l’observation minutieuse des œuvres et des lieux.

Regarder autrement

L’enquête entraîne les participants à travers les espaces emblématiques du site Richelieu, du Cabinet précieux au salon Louis XV en passant par la salle Ovale. Chaque étape invite à regarder autrement, à détailler les objets, les décors ou l’architecture… Dans la salle des antiquités grecques et romaines, les joueurs scrutent les vitrines à la recherche d’indices tandis que, dans la galerie Mazarin, ils lèvent les yeux vers le plafond pour examiner les scènes mythologiques peintes sur la voûte monumentale. Ailleurs, l’énigme laisse place à l’émerveillement : « Le lieu est tellement beau qu’on en oublie la mission », confie un joueur, amateur d’escape games.

Devenir gardien du secret

Lorsque le mystère est enfin percé, les équipes se retrouvent, sourire aux lèvres. C’est le moment d’échanger ses impressions. Le trésor découvert n’est pas forcément celui auquel on s’attendait mais l’expérience, elle, fait l’unanimité. « C’était chouette, pas facile », résume une trentenaire enthousiaste qui entrait dans les lieux pour la première fois. Beaucoup prolongent la visite, retournent vers une vitrine ou une peinture aperçue trop rapidement. Une fois l’enquête achevée, les visiteurs quittent le site Richelieu avec le sentiment d’avoir partagé un secret et d’en être devenus, à leur tour, les gardiens.

 

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Karine Moreaux

Article paru dans Chroniques n°105, avril-juillet 2026