La numérisation des contributions recueillies dans le cadre du Grand débat national

Officiellement lancé le 15 janvier 2019, le Grand débat national s’est articulé en plusieurs phases : collecte des contributions, traitement, analyse et restitution.

 

La Bibliothèque nationale de France a été sollicitée par le gouvernement début février 2019 pour assurer une partie des traitements préalables à l’analyse des contributions. Grâce à son expertise, elle a pu répondre aux exigences de rapidité, de cohérence, d’exhaustivité, d’exploitabilité et de sécurité que sous-tendait cette sollicitation. Elle s’est ainsi chargée de la numérisation des contributions papier et de leur transcription (océrisation) lorsqu’elles étaient dactylographiées. Le nombre total de documents traités s’élève à 49 251 documents (dont 19 934 cahiers citoyens de 23 pages en moyenne), qui représentent 683 084 pages.

Cette entreprise a supposé de travailler en étroite collaboration avec la mission du Grand débat pilotée par le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et par le ministère de la Transition écologique et solidaire, ainsi qu’avec les Archives nationales et départementales, dont relèvent toutes les contributions.

La visibilité du Grand débat a conduit également la Bibliothèque à répondre à de nombreuses sollicitations des différents médias durant l’opération de numérisation.

Une mobilisation des chaînes de numérisation en un temps record

Les travaux liés au Grand débat ont mobilisé durant trois mois le service Numérisation de la BnF et la société Numen services, titulaire du marché de numérisation des collections spécialisées, laquelle a notamment œuvré pour les prises de vues sur son site de Chambray-lès-Tours, en Indre-et-Loire. La Bibliothèque a ainsi pu offrir dans des délais extrêmement courts une solution « clé en main » de numérisation répondant au besoin.

Quatre catégories de documents, dactylographiés et/ou manuscrits, ont ainsi été traitées :

  • les courriers papiers et électroniques (personnes physiques)
  • les contributions institutionnelles (personnes morales)
  • les comptes rendus des réunions d’initiative locale
  • les cahiers citoyens mis à disposition dans plus de 10 000 mairies.

Les cahiers citoyens, qui ont constitué une part majeure des contributions à traiter, ont été clos en mairie le 20 février 2019 : rassemblés et stockés dans les différentes préfectures, ils ont été photocopiés en couleur, recto verso, puis les photocopies ont été numérisées par la société Numen services.

L’analyse des contributions et l’accès aux contenus

Selon le processus global du Grand débat, plusieurs prestataires ont été choisis par le gouvernement pour assurer la transcription des contributions manuscrites à l’issue de cette entreprise de numérisation. L’analyse de l’ensemble des données a été confiée à un consortium de prestataires spécialisés dans l’intelligence collective et le traitement de données de masse. Une synthèse des principaux enseignements tirés de ces analyses a fait l’objet d’une conférence de presse à l’Élysée le 25 avril 2019.

Conformément à la réglementation, il revient désormais aux services publics d’archives de gérer la communication des différentes contributions, selon les contraintes de diffusion liées à chaque type de document. Toute personne désireuse d’étudier le Grand débat national peut par ailleurs consulter les ressources collectées par la BnF durant cette période dans le cadre du dépôt légal, notamment les archives du web : articles de presse en ligne et messages publiés via les réseaux sociaux.

Rapport d’activité 2019 de la bibliothèque nationale
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