Laboratoires d'excellence (LabEx)

La Bibliothèque nationale de France fut membre de cinq laboratoires d’excellence (LabEx) mis en place à partir de 2010, dans le cadre du programme «investissements d’avenir».

Fondation des Sciences du Patrimoine (FSP, LabEx Patrima) 

Objectif : L’objectif de ce laboratoire est de développer des programmes internationaux de recherche et de formation dans le domaine du patrimoine matériel (objets de musées, bâtiments, archives, livres et manuscrits…) avec trois axes d’actions :

  • la connaissance intime du patrimoine ;
  • l’amélioration des procédés de conservation et de restauration  ;
  • l’amélioration des techniques de diffusion des connaissances.

Pilote et partenaires :

Pilotes : Université de Cergy-Pontoise (UCP)  /  Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)

Membres fondateurs : UCP / UVSQ / Musée du Louvre / Château de Versailles / Bibliothèque nationale de France

Membres

Durée : A compter de 2018, les activités du LabEx Patrima sont reconduites dans le cadre de l’École Universitaire de Recherche Paris Seine Graduate school Humanities, Creation and Heritage (EUR-17-EURE-0021).

Pour en savoir plus :

Site Internet : http://www.sciences-patrimoine.org/

Twitter : @FSP_patrima

Facebook : https://www.facebook.com/fsp.patrima

Quelques programmes avec la FSP

Objectif : Le présent projet portait sur l’analyse des pigments des encres et des filigranes de gravures en couleurs réalisées en Allemagne, France et Pays-Bas entre 1508 et 1640. La caractérisation des pigments est en effet une question essentielle pour mieux appréhender la nature physique et les savoir-faire des ateliers de graveurs de cette époque. Si de telles analyses scientifiques ont été récemment pratiquées en France par le C2RMF et aux Etats-Unis sur des gravures en couleurs italiennes, ce n’est pas le cas pour les estampes produites dans le nord de l’Europe.

Financeur : Fondation des sciences du patrimoine

Pilote  : Musée du Louvre : Séverine Lepape

Partenaires : Caroline Vrand, Vanessa Selbach, Rémi Mathis, Bibliothèque nationale de France / Eric Pagliano, Clotilde Boust, Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF)

Résultats : Exposition au musée du Louvre >

 

Objectif  : En octobre 2010, la BnF inaugurait une exposition « Primitifs de la photographie. Le calotype en France (1843-1860) » qui allait faire date et marquer la renaissance d’un patrimoine souvent méconnu par le grand public en France, celui des négatifs photographiques, et spécifiquement des négatifs sur papier. Ces photographies ont une esthétique tout à fait inhabituelle par rapport aux tirages, due à l’inversion des polarités et un aspect allant de brillant, satiné à mat et plus ou moins diaphane qui en quelque sorte trouble les sens et l’appréciation, qu’elle soit artistique ou documentaire.

 

Quels aspects influencent notre réception de ces images, notre jugement et nos attributions ? Il est intéressant de déterminer parmi les paramètres physico-chimiques ceux qui sont pertinents dans notre processus d’analyse de ces images négatives et d’appréhension de leur état de conservation. La BnF possède une collection exceptionnelle dont il est intéressant de compléter la documentation par ce double regard, celui que porte l’historien de l’art et celui qu’acquière le physicien avec ses outils de caractérisation. A cette fin, les outils et la méthodologie développés lors d’une étude post-doctorale réalisée en 2016 et financée par Patrima peuvent être appliqués. Une base de données sera établie sur ces négatifs, qui conjugue les résultats analytiques et expérimentaux aux critères d’appréciation des historiens, et permettant ainsi de confronter, en quelque sorte, l’expertise de l’historien - sa science des artefacts et son « connoisseurship » aux mesures physiques ou physico-chimiques. Il s’agit ainsi de croiser les regards et les compétences du conservateur et du physicien, sur cet objet, dont on s’attache aussi à définir l’identité matérielle et dont il convient d’assurer la conservation. Dans ce but, un deuxième aspect du travail visera à élaborer une politique d’exposition de ces œuvres réputées fragiles. Elle s’appuiera sur un travail expérimental mené in-situ et au laboratoire en vue de déterminer la sensibilité photochimique de ces œuvres, et les risques physiques liés à la présence de constituants thermosensibles entrainant une fragilité extrême du papier dans un contexte muséographique.

Financeur : Fondation des sciences du patrimoine

Pilote  : Sylvie Aubenas, département des Estampes et de la photographie

Partenaires : Marie-Angélique Languille, Centre de recherche sur la conservation (CRC) / Anne de Mondenard, Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF)

Les passés dans le présent (PP) 

Objectif : Le Labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire porte sur la présence du passé dans la société contemporaine. Il s’attache plus spécifiquement à comprendre les médiations de l’histoire à l’ère du numérique, les politiques de la mémoire, les appropriations sociales du passé en amont et en aval des politiques patrimoniales. La réflexion commune et interdisciplinaire est organisée en deux thèmes interdépendants.

Pilote et partenaires :

  • Pilote : Université Paris Nanterre
  • Partenaires :
    • La Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès (MAE), USR 322
    • Le laboratoire Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn), UMR 7041
    • Le laboratoire Préhistoire et Technologie, UMR 7055
    • Le Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (LESC), UMR 7186
    • Le laboratoire Institut des Sciences sociales du Politique (ISP), UMR 7220
    • Le laboratoire Modèles, Dynamiques et Corpus (Modyco), UMR 7114
    • L’équipe de recherche Histoire des Arts et Représentations (HAR) EA 4414
    • La Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC)
    • La Bibliothèque nationale de France (BnF
    • Le Musée d’Archéologie Nationale (MAN), à Saint-Germain-en-Laye
    • Le Musée du Quai Branly (MQB)

Pour en savoir plus :

Quelques programmes avec PP

Objectif : L’apparition de bibliothèques numériques telles que Gallica ou la base « Archives et images » de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) appelle à s’interroger sur leurs différences en terme de contenus et d’usages par rapport aux bibliothèques physiques. Dans le cadre plus large de la recherche du labex sur la médiation de l’histoire, le projet se propose d’observer la vie du patrimoine en ligne dans la diversité de ses réutilisations (forum de discussions, blogs, microblogs, etc.), à partir de l’exemple de corpus numérisés autour de la Première Guerre mondiale publiés notamment par la BnF et la BDIC. Il s’agira d’étudier la manière dont les internautes comprennent, s’approprient et parfois transforment ces corpus en fonction d’une diversité d’usages de la mémoire collective. Cette étude devra permettre d’éprouver des outils d’analyse rigoureux qui fourniront aux établissements patrimoniaux des orientations pratiques pour leurs politiques de numérisation et des méthodes d’évaluation de celles-ci.

Financeur : LabEx Les Passés dans le présent

Pilote : Philippe Chevallier, Responsable des études , Bibliothèque nationale de France

Partenaires : La contemporaine | bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains / Telecom ParisTech

Résultats : Le web français de la Grande Guerre. Réseaux amateurs et institutionnels, Presses universitaires de Paris Nanterre,

ISBN  9782840163145

Objectif : Le projet OPAL prend pour objet le monnayage d’Alexandre le Grand, un phénomène unique qui transforma profondément un espace qui s’étendait des Balkans à l’Afghanistan et à l’Inde. Les monnaies émises par Alexandre le Grand puis en son nom après sa mort subsistent aujourd’hui en grandes quantités, dispersées dans des collections à travers le monde. Mais ce patrimoine matériel est aussi soumis à la destruction et au pillage, du fait de sa valeur métallique. L’équipe se propose donc de mettre en ligne 5000 monnaies d’Alexandre des collections de l’Ashmolean Museum d’Oxford et de la Bibliothèque nationale de France à Paris. Elle le fera de façon à les intégrer à un cadre en web de données permettant d’ unir virtuellement les deux collections et de créer une plateforme extensible pour l’intégration de centaines de milliers d’autres monnaies dans d’autres pays. Dans ce contexte de dispersion internationale massive, OPAL vise aussi à contribuer à un projet basé aux États-Unis avec des collaborations en Allemagne. Au-delà de cette mise en œuvre, le projet vise aussi étudier l’impact historique et économique du monnayage d’Alexandre et à faire d’OPAL une étude de cas pour l’examen du rôle de telles initiatives et de cette technologie pour la conservation du patrimoine transnational.

Financeur : LabEx Les Passés dans le présent

Pilote : Frédérique DUYRAT , Directeur de département , Bibliothèque nationale de France / Andrew MEADOWS , University of Oxford, Faculty of Classics

Résultats : La monnaie est le seul témoignage abondant de l’époque d’Alexandre le Grand et elle nous apporte masse d’informations sur la nature de son empire. Elle a aussi eu une profonde influence sur la réception par les historiens modernes de l’histoire d’Alexandre en tant qu’acteur économique et politique. Cependant cette source est fragile et sa nature transnationale la rend plus vulnérable que d’autres vestiges qui reçoivent une protection particulière des Etats cherchant à protéger leur patrimoine national. Ce livre étudie comment les nouveaux développements du web sémantique peuvent nous aider à réunir la ressource immense et dispersée qu’est la monnaie et comment l’exploiter pour comprendre non seulement Alexandre et son Empire mais aussi le patrimoine commun qu’il nous a légué.
ISBN:  978-2356132352
Editeur : Ausonius
Pagination : 270

Objectif : projet de recherche visant à numériser et à faire connaître la collection des sceaux-cylindres orientaux conservés à la Bibliothèque nationale de France, à la fois par l’entremise du projet CDLI : Cuneiform Digital Library Initiative

Financeur : LabEx Les Passés dans le présent

Pilote : Bertrand LAFONT, Directeur de recherche CNRS, Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn) / Jacob L. DAHL, University Lecturer, Faculty of Oriental Studies, University of Oxford

Résultats : site SESPOA. Sceaux et empreintes de sceaux du Proche-Orient ancien

Objectif : Projet de portail sur les premières missions ethnographiques en Afrique marquent, en France, les débuts de l’ethnologie de terrain et la naissance de la discipline. Ce sont les évènements, les acteurs de ces missions, et le contexte de l’époque qui figureront, en premier, sur le portail. Les textes de présentations seront accompagnés de cartes, et illustrés par des corpus constitués de documents iconographiques issus des fonds d’archives.

Pour un usage plus scientifique, les différentes sources d’information sur ces missions seront localisées, signalées et décrites, qu’il s’agisse des fonds d’archives, de photographies, des objets ou des documents collectés sur le terrain. Les publications des membres des différentes missions seront également recensées et, dans toute la mesure du possible, rendues accessibles en texte intégral.

Les trois partenaires au sein du Labex sont le Musée du Quai Branly, la BnF et le Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (CNRS, UPO), porteur du projet.

Financeur : LabEx Les Passés dans le présent

Pilote : Sophie BLANCHY, directeur de recherche émérite au CNRS, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC) - UMR 7186 / Marie-Dominique MOUTON, ingénieur de recherche honoraire au CNRS (LESC) / Frédéric DUBOIS, CNRS, responsable de la Bibliothèque Éric-de-Dampierre (LESC) / Directeur scientifique du projet : Éric JOLLY, CNRS, Institut des Mondes Africains (IMAF) - UMR8171

Résultats : Site web produit par le projet : À la naissance de l’ethnologie française. Les missions ethnographiques en Afrique subsaharienne (1928-1939)
 

Observatoire de la vie littéraire (OBVIL) 

Objectif : L’Observatoire de la vie littéraire (OBVIL) entend développer toutes les ressources offertes par les applications informatiques pour examiner aussi bien la littérature française du passé que la plus contemporaine. Il s’intéresse à l’étude des traductions, des transpositions, des adaptations pour comprendre la manière dont se constituent les canons. Il promeut ainsi une recherche scientifique dans le domaine des Humanités numériques.

Pilote et partenaires :

  • Pilote : Sorbonne Université
  • Partenaire : Bibliothèque nationale de France

Pour en savoir plus :