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Lettre du CCFr nº52 (février 2026) - numéro spécial
Sources : CNUM | CCFr – Répertoire de fonds (Bibliothèque de la Société des ingénieurs civils de France) – Base patrimoine
Un questionnaire pour préparer l’avenir du CCFr
À l’automne 2025, une large enquête nationale sous la forme d’un questionnaire a été lancée. Son but ? Comprendre les usages, les pratiques et la fréquentation du CCFr.
En grande majorité, les professionnels de bibliothèques, des centres de documentation et d’archives, mais une nouvelle étude sera lancée pour tous les autres utilisateurs de notre outil.
389 participants ont répondu à notre questionnaire.
C’est près de 50 % de plus que l’enquête précédente réalisée en 2018, avec un taux d’abandon exceptionnellement faible et une participation soutenue.
Les participants sont à 95% des professionnels. Parmi eux, les bibliothèques territoriales, partenaires historiques et privilégiés, constituent le groupe le plus représenté. Puis viennent les bibliothèques de l’enseignement supérieur, celles des archives et, enfin, quelques institutions spécialisées. Un petit nombre de chercheurs et doctorants complète l’échantillon, mais l’enquête reflète avant tout les usages d’un public expert et familier des outils documentaires.
La fréquence d’utilisation : une à plusieurs fois par mois pour la majorité des utilisateurs.
Du côté des fonctionnalités de l’outil, la recherche rapide est la plus utilisée suivie de la recherche avancée qui semble être appréciée pour sa précision. Quant à la recherche cartographique et celle par formulaire, elles sont moins sélectionnées car peut-être moins connues.
CCFr / Répertoire de Fonds (fonds des inventaires et Archives de Grasse) | CGM
La base des Manuscrits et archives et celle du patrimoine sont les plus fréquentées pour plus de 85 % des répondants ! Le Répertoire des Bibliothèques et des Fonds n’est pas en reste mais il est surtout utilisé de manière occasionnelle ce qui laisse penser qu’il répond à des besoins ciblés. La base Sources musicales, elle, destinée à un public de spécialistes, est plus rarement sollicitée.
Le CCFr s’inscrit, bien évidemment, au cœur des pratiques professionnelles patrimoniales pour :
- localiser un document connu,
- chercher des ressources pertinentes,
- retrouver ou analyser des fonds,
- construire une bibliographie,
- repérer une bibliothèque.
Vous l’utilisez également pour :
- vérifier des notices,
- signaler des documents via TapIR,
- en évaluer la rareté
- ou préparer des formations…
Cette première enquête montre que la communauté professionnelle reste mobilisée et investie dans l’évolution du CCFr. L’outil est solide, reconnu, efficace, mais certaines fonctionnalités restent sous-exploitées et pourraient être mieux valorisées. Les résultats appellent à renforcer la lisibilité du portail, simplifier certaines recherches, moderniser l’ergonomie et accompagner davantage les usagers dans une meilleure utilisation des fonctionnalités de l’outil.
Le CCFr, parlons-en !
Une série d’entretiens a été réalisée auprès d’un panel d’experts et de professionnels du monde des bibliothèques. Ils ont été conduits par Anaïs Jacques, élève conservatrice de l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib), promotion DCB 34 « Madeleine Riffaud ».
Réfléchir Ensemble
Trois sessions, sous forme de réunions, ont été menées par l’équipe du CCFr en complément du questionnaire.
25 professionnels de différentes bibliothèques (territoriales, classées, ESR, BnF, Ville de Paris) se sont retrouvés pour tenter d’approfondir l’enquête quantitative et identifier les axes prioritaires de la refonte du CCFr. Les échanges ont permis de dégager plusieurs idées transversales qui ont abouti à la création de trois groupes de réflexion :
- Quels nouveaux services pour le CCFr ?
- Quelles évolutions pour le Catalogue et le Répertoire ?
- Comment améliorer la médiation et la formation autour du CCFr ?
Ci-dessus quelques idées proposées lors du deuxième groupe de réflexion « Evolutions pour le Catalogue et le Répertoire ».
- Le CCFr est très riche même s’il peut paraître complexe. L’interface, les bases et leur dénomination ainsi que l’accès à la recherche doivent être simplifiés pour mieux mettre en valeur leur contenu.
- Le CCFr a un fort potentiel mais reste encore insuffisamment valorisé. Il faut exposer sa richesse patrimoniale, ses trésors, ses fonds uniques et faire encore plus participer les bibliothèques à la médiation de leurs collections patrimoniales.
- Le CCFr est utile à nos usagers mais gagnerait à être mieux connu. Il faut repenser et accompagner le plus possible les partenaires dans la formation à l’outil.
L’ensemble du matériau issu de cette étude constitue le point de départ de nos réflexions et offre un état des lieux réaliste de l’outil.
Nous vous tiendrons au courant de la suite de ce chantier que nous poursuivons en 2026.
À consulter sur bnf.fr : Résultats complets, analyse et synthèse de l’enquête d’usage du CCFr 2025.
Pour être au plus près des besoins de ses utilisateurs, le CCFr déploie et diversifie son offre de formation et de présentation de ses outils spécifiques. Ainsi, des vidéos d’information générale et des vidéos de formation ont été réalisées.











