Mathias Depardon - Moving Sand

Territoires : Île-de-France, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire
Projet documentaire et enquête sur les enjeux et l‘impact environnemental liés à l‘extraction massive du sable dont dépendent les chantiers du Grand Paris, du Grand Paris Express et des Jeux Olympiques. Ce travail se situera en Île-de-France mais également en Loire-Atlantique et en Indre-et-Loire pour suivre le cours de la Seine et les 59 centrales à béton sur le territoire afin d’interroger la présence massive des activités liées aux entreprises du béton.
 

Né en 1980 à Nice, Mathias Depardon grandit entre la France, la Belgique et les États-Unis. Après des études en journalisme et communication (ISFSC) à Bruxelles, il rejoint brièvement le quotidien belge Le Soir avant de se consacrer au reportage et à la photographie documentaire. Mathias Depardon choisit une approche documentaire qui s’inscrit dans une temporalité favorisant l’immersion au sein de sujets révélant d’importantes questions socio-économiques et politiques dans des territoires sous tension comme la Turquie et l’Irak, où il questionne notamment l’identité et le territoire. A travers des portraits, des paysages, Mathias Depardon sonde une Turquie tiraillée entre modernisation à tout crin et réminiscence des valeurs ottomanes. C’est dans ces lieux frontaliers, reculés, que l’on comprend pleinement les grandes mutations qui agitent le pays.

En 2018, il est le finaliste du Grand Prix de la Photographie Documentaire à Sète (Images Singulières/ Mediapart). Il reçoit le soutien du CNAP en 2018 pour son projet sur les fleuves de la Mésopotamie. Mathias Depardon est exposé aux 49e éditions des Rencontres d’Arles avec « Une Colonne de Fumée » exposition sur la scène photographique turque. En 2019, il est lauréat des Regards du Grand Paris, une commande nationale parrainée par les Ateliers Médicis et le CNAP. Ses photographies ont été exposées dans plusieurs institutions telles que la BnF, le Musée des Archives nationales à Paris et, plus récemment, à la Filature de Mulhouse avec le projet « TransAnatolia ». Ce dernier est publié aux Éditions André Frère en 2020.

 

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