L’archéologie en milieu forestier, fortement développée ces dernières années avec l’arrivée de nouvelles technologies, ainsi que l’archéologie de la forêt (ou archéologie forestière) en France métropolitaine renouvellent l’histoire des forêts françaises et leur gestion actuelle.
Cette séance introductive au nouveau cycle de conférences « Archéologie de la forêt » présente l’archéologie en milieu forestier, qui s’est énormément développée ces dernières années avec l’arrivée de nouvelles technologies, ainsi que l’archéologie de la forêt (ou archéologie forestière) dans les forêts de France métropolitaine. Depuis des millénaires, la forêt française est un milieu fortement marqué par l’homme. Ses actions ont fait évoluer la surface boisée dans le temps et l’ont également déplacée géographiquement. Dès le Néolithique, certains espaces boisés ont été exploités et occupés par l’homme, puis abandonnés avant de retourner en friche et à la forêt. Il est donc fréquent de retrouver des sites archéologiques sous couvert forestier, alors qu’ils ne l’étaient pas à l’origine : tumuli, villae gallo-romaines, mottes médiévales, villages désertés… Certaines occupations peuvent également être liées à l’histoire de la forêt et à son exploitation : anciennes limites de domaines, charbonnières, loges de sabotiers, anciennes scieries… De nombreux sites archéologiques, liés ou non à la forêt et à son histoire, sont donc encore conservés sous couvert boisé.
Dès le XIXe siècle, la forêt est connue comme pouvant abriter des vestiges archéologiques, mais elle est restée relativement peu étudiée par les archéologues, même si elle a souvent été l’objet de recherches locales menées par le milieu associatif. Depuis quelques années, un changement est observé, un peu grâce au développement de l’archéologie paléoenvironnementale, mais surtout depuis 2007 avec l’arrivée en France du LiDAR appliqué à l’archéologie. Cette nouvelle technologie a entraîné un intérêt accru de l’ensemble de la recherche archéologique pour la forêt avec pour conséquence un développement important des connaissances sous couvert boisé. L’accroissement fulgurant du nombre de sites archéologiques inventoriés bouleverse non seulement nos connaissances mais entraine également des conséquences pour les forestiers et la gestion forestière.
Introduction par Pauline Darleguy, département Philosophie, histoire, science de l’homme, BnF
L’archéologie en milieu forestier, fortement développée ces dernières années avec l’arrivée de nouvelles technologies, ainsi que l’archéologie de la forêt (ou archéologie forestière) en France métropolitaine renouvellent l’histoire des forêts françaises et leur gestion actuelle.
Cette séance introductive au nouveau cycle de conférences « Archéologie de la forêt » présente l’archéologie en milieu forestier, qui s’est énormément développée ces dernières années avec l’arrivée de nouvelles technologies, ainsi que l’archéologie de la forêt (ou archéologie forestière) dans les forêts de France métropolitaine. Depuis des millénaires, la forêt française est un milieu fortement marqué par l’homme. Ses actions ont fait évoluer la surface boisée dans le temps et l’ont également déplacée géographiquement. Dès le Néolithique, certains espaces boisés ont été exploités et occupés par l’homme, puis abandonnés avant de retourner en friche et à la forêt. Il est donc fréquent de retrouver des sites archéologiques sous couvert forestier, alors qu’ils ne l’étaient pas à l’origine : tumuli, villae gallo-romaines, mottes médiévales, villages désertés… Certaines occupations peuvent également être liées à l’histoire de la forêt et à son exploitation : anciennes limites de domaines, charbonnières, loges de sabotiers, anciennes scieries… De nombreux sites archéologiques, liés ou non à la forêt et à son histoire, sont donc encore conservés sous couvert boisé.
Dès le XIXe siècle, la forêt est connue comme pouvant abriter des vestiges archéologiques, mais elle est restée relativement peu étudiée par les archéologues, même si elle a souvent été l’objet de recherches locales menées par le milieu associatif. Depuis quelques années, un changement est observé, un peu grâce au développement de l’archéologie paléoenvironnementale, mais surtout depuis 2007 avec l’arrivée en France du LiDAR appliqué à l’archéologie. Cette nouvelle technologie a entraîné un intérêt accru de l’ensemble de la recherche archéologique pour la forêt avec pour conséquence un développement important des connaissances sous couvert boisé. L’accroissement fulgurant du nombre de sites archéologiques inventoriés bouleverse non seulement nos connaissances mais entraine également des conséquences pour les forestiers et la gestion forestière.
Introduction par Pauline Darleguy, département Philosophie, histoire, science de l’homme, BnF