Longtemps marginalisée, la science-fiction s’impose aujourd’hui comme une source majeure pour les artistes contemporains. Elle offre un champ d’exploration pour repenser notre présent et rouvrir l’horizon de l’utopie.
La science-fiction n’est pas seulement affaire de vaisseaux spatiaux et de galaxies lointaines. Elle constitue un laboratoire critique où s’élaborent des visions qui interrogent nos certitudes et nos habitudes. Depuis les années 1960, dans le contexte de la guerre du Viêt-Nam, de la guerre froide et de la hantise nucléaire, écrivains, artistes, architectes et cinéastes l’utilisent pour sonder nos peurs et projeter nos destins. La SF, indocile et spéculative, questionne l’empreinte humaine sur la planète, les métamorphoses du corps, le pouvoir des technologies, l’aliénation capitaliste et la promesse d’émancipations nouvelles.
À travers ses multiples courants – uchronie, anticipation, cyberpunk, afrofuturisme, biopunk, solarpunk… – la science-fiction articule l’art et le politique, en faisant surgir des récits et des futurs qui ne prolongent pas mécaniquement le statu quo. Non pas pour fuir le réel, mais pour l’affronter et le réinventer. C’est en ce sens que la SF est une « utopie active » : elle propose des variantes à notre présent, esquisse des mondes alternatifs et rend pensable le changement.
Lors de cette conférence, Alexandra Müller revient sur les liens féconds entre art et science-fiction. Commissaire de l’exposition Les Portes du possible. Art & science-fiction (Centre Pompidou-Metz, 2022–2023), elle montre comment ce genre, longtemps marginalisé, est devenu une ressource majeure pour les artistes contemporains, capables d’explorer et d’étendre les possibles de notre présent et de rouvrir l’horizon de l’utopie.
Longtemps marginalisée, la science-fiction s’impose aujourd’hui comme une source majeure pour les artistes contemporains. Elle offre un champ d’exploration pour repenser notre présent et rouvrir l’horizon de l’utopie.
La science-fiction n’est pas seulement affaire de vaisseaux spatiaux et de galaxies lointaines. Elle constitue un laboratoire critique où s’élaborent des visions qui interrogent nos certitudes et nos habitudes. Depuis les années 1960, dans le contexte de la guerre du Viêt-Nam, de la guerre froide et de la hantise nucléaire, écrivains, artistes, architectes et cinéastes l’utilisent pour sonder nos peurs et projeter nos destins. La SF, indocile et spéculative, questionne l’empreinte humaine sur la planète, les métamorphoses du corps, le pouvoir des technologies, l’aliénation capitaliste et la promesse d’émancipations nouvelles.
À travers ses multiples courants – uchronie, anticipation, cyberpunk, afrofuturisme, biopunk, solarpunk… – la science-fiction articule l’art et le politique, en faisant surgir des récits et des futurs qui ne prolongent pas mécaniquement le statu quo. Non pas pour fuir le réel, mais pour l’affronter et le réinventer. C’est en ce sens que la SF est une « utopie active » : elle propose des variantes à notre présent, esquisse des mondes alternatifs et rend pensable le changement.
Lors de cette conférence, Alexandra Müller revient sur les liens féconds entre art et science-fiction. Commissaire de l’exposition Les Portes du possible. Art & science-fiction (Centre Pompidou-Metz, 2022–2023), elle montre comment ce genre, longtemps marginalisé, est devenu une ressource majeure pour les artistes contemporains, capables d’explorer et d’étendre les possibles de notre présent et de rouvrir l’horizon de l’utopie.