Emmanuelle Bermès
Professeure à l’École nationale des chartes
De Richelieu à Tolbiac : déplacements, controverses, émotions
De Richelieu à Tolbiac : témoignages
Professeure à l’École nationale des chartes
École nationale des sciences de l’information et des bibliothèques
Directrice du département de la Découverte des collections et de l’accompagnement à la recherche de la BnF
Conservatrice générale des bibliothèques, ancienne directrice générale de la BnF
Du projet architectural à l’informatisation du catalogue en passant par la répartition des collections, l’ouverture du site de Tolbiac ne se fit pas sans heurts ni controverses. Trente ans après, cette séance proposera d’esquisser une histoire émotionnelle de la « Très Grande Bibliothèque ».
Avec la notion d’émotions patrimoniales, l’anthropologue Daniel Fabre pose l’hypothèse d’un lien nécessaire entre la notion de patrimoine et les émotions qu’il suscite, aux différents stades du processus de patrimonialisation. Ainsi les débats publics, controverses, déplorations collectives et autres manifestations de « trouble » suscités par le patrimoine, dès lors qu’elles gagnent un public dépassant les experts et professionnels du domaine, seraient un indice de la valeur patrimoniale des objets qu’elles visent. Dans l’ouvrage éponyme paru en 2012, un article de Claudie Voisenat revient sur les différentes controverses qui ont jalonné les dix années de l’annonce de la nouvelle bibliothèque jusqu’à l’ouverture du rez-de-jardin. Dans cette séance, nous abordons ces controverses qui ont animé la période de la transition de la BN à Richelieu vers la BnF à Tolbiac, autour du bâtiment et du choix du projet de Dominique Perrault, autour du déplacement des collections, autour de la cohabitation des publics et de l’enjeu de l’informatisation. À travers l’expression de ces émotions, l’enjeu est de voir ce que l’existence même du débat révèle du lien entre l’institution patrimoniale et ses publics.
Séance coordonnée par Emmanuelle Bermès (École nationale des chartes)
Séminaire organisé par le Comité d’histoire du ministère de la Culture, la Bibliothèque nationale de France et son Comité d’histoire