Hervé Chneiweiss
Neurobiologiste et neurologue, directeur de recherche au CNRS, au Centre de Neurosciences NeuroSU (CNRS, INSERM et Institut de Biologie Paris Seine de Sorbonne Université), et praticien hospitalier
Éthique des neurosciences : peut-on hacker nos cerveaux ?
En savoir plus sur l’exposition Cartes imaginaires. Inventer des monde
Neurobiologiste et neurologue, directeur de recherche au CNRS, au Centre de Neurosciences NeuroSU (CNRS, INSERM et Institut de Biologie Paris Seine de Sorbonne Université), et praticien hospitalier
Neurologue et professeur associé-praticien hospitalier au CHU de Caen et membre de l’unité Neuropsychologie et Imagerie de la Mémoire Humaine (Inserm, EPHE, Université de Caen Normandie et CHU de Caen)
Neurobiologiste, directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur, membre du comité d’éthique de l’Inserm, co-responsable du groupe genre et recherches en santé
L’essor des techniques d’imagerie cérébrale a permis de comprendre le cerveau et son activité à différentes échelles. Mais ce progrès sur le plan médical soulève aussi des questions éthiques, qui concernent aussi bien le diagnostic précoce de certaines maladies, l’accès à nos données personnelles ou encore la manipulation des esprits. Encadrer les neurotechnologies est aujourd’hui devenu un enjeu majeur.
Le progrès fulgurant des techniques d’imagerie cérébrale, au cours des quarante dernières années, a profondément transformé notre compréhension des fonctions cérébrales. Nos connaissances permettent désormais de cartographier le cerveau et son activité. Sur le plan médical, les neurotechnologies (implants, casques, applications…) ont permis des avancées majeures dans le traitement de certaines maladies, comme la maladie de Parkinson. Leur utilisation s’étend désormais à des fins récréatives (relaxation, jeu vidéo). Mais ces avancées soulèvent aussi des questions morales, éthiques et juridiques. Aujourd’hui, par exemple, l’imagerie permet un diagnostic très précoce de la maladie d’Alzheimer. Que faire de ce diagnostic, alors qu’il n’existe pas de traitement curatif ? Un autre enjeu concerne la collecte des informations de notre activité cérébrale, par exemple lors d’une IRM, leur confidentialité et leur protection. Jadis réservés à la science-fiction, les scénarios de lecture et de manipulation de nos pensées et émotions, paraissent aujourd’hui plausibles et sont des dangers potentiels pour nos droits fondamentaux. L’encadrement des neurotechnologies permettra-t-il d’anticiper les risques futurs ?
Intervenants
Hervé Chneiweiss, neurobiologiste et neurologue, est directeur de recherche au CNRS, au Centre de Neurosciences NeuroSU (CNRS, INSERM et Institut de Biologie Paris Seine de Sorbonne Université), et praticien hospitalier. Il est président du comité d’éthique de l’Inserm, a fait partie du Comité consultatif national d’éthique de 2013 à 2017 et est expert auprès de grandes institutions internationales. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié Neurosciences et neuroéthique (Alivik, 2006), L’homme réparé : espoirs, limites et enjeux de la médecine régénératrice (Plon, 2011) et Notre cerveau : un voyage scientifique et artistique des cellules aux émotions (L’Iconoclaste, 2019).
Vincent de la Sayette est neurologue et professeur associé-praticien hospitalier au CHU de Caen. Il est membre de l’unité Neuropsychologie et Imagerie de la Mémoire Humaine (Inserm, EPHE, Université de Caen Normandie et CHU de Caen). Il a notamment participé à l’ouvrage Alzheimer : fatalité ou espoir ? (Inserm, Le Muscadier, 2014).
Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur, membre du comité d’éthique de l’Inserm, co-responsable du groupe genre et recherches en santé. Son intérêt porte sur le cerveau et le sexe, le déterminisme en biologie et les enjeux éthiques des neurosciences. Membre de l’ONU Femme France, elle est coéditrice de la collection Égale à Égal, chez Belin. Ses derniers ouvrages : Nos cerveaux resteront-ils humains ? (Le pommier), Femmes et santé, encore une affaire d’hommes ? (Belin, avec Murielle Salle) ou encore Cerveau, sexe & pouvoir (Belin).
Ces rencontres sont animées par Margot Brunet, journaliste scientifique à Cerveau & Psycho.
En partenariat avec Cerveau & Psycho.