La couleur dans les manuscrits du haut Moyen Àge en Occident
19 jan. 2026 Durée : 1 h 29 min
Que l’on pense aux riches enluminures du Livre de Kells ou aux pages pourprées et lettres chrysographes de l’Évangéliaire « de Charlemagne », la couleur semble omniprésente dans les manuscrits du haut Moyen Âge en Occident.
Pourtant, cela n’est que le résultat d’une lente évolution qui, depuis l’abandon du volumen au profit du codex, a vu s’imposer un nouveau rapport au livre. Du point de vue de la mise en page, l’espace change et nécessite de penser un nouveau système graphique et visuel dans lequel la couleur joue son rôle. Objet de luxe, le manuscrit appelle désormais un surcroît de préciosité que lui confèrent des matériaux colorés. À cela s’ajoutent des vertus esthétiques qui, en fonction des harmonies chromatiques, commencent à jeter les bases de ce qui constituera l’originalité de l’enluminure médiévale.
Max Hello
Doctorant en histoire de l’art médiéval, archiviste paléographe
Que l’on pense aux riches enluminures du Livre de Kells ou aux pages pourprées et lettres chrysographes de l’Évangéliaire « de Charlemagne », la couleur semble omniprésente dans les manuscrits du haut Moyen Âge en Occident.
Pourtant, cela n’est que le résultat d’une lente évolution qui, depuis l’abandon du volumen au profit du codex, a vu s’imposer un nouveau rapport au livre. Du point de vue de la mise en page, l’espace change et nécessite de penser un nouveau système graphique et visuel dans lequel la couleur joue son rôle. Objet de luxe, le manuscrit appelle désormais un surcroît de préciosité que lui confèrent des matériaux colorés. À cela s’ajoutent des vertus esthétiques qui, en fonction des harmonies chromatiques, commencent à jeter les bases de ce qui constituera l’originalité de l’enluminure médiévale.