L’épée médiévale est bien plus qu’une arme. Elle représente le pouvoir et l’autorité. Elle incarne les idéaux de la chevalerie tels que la bravoure, l’honneur et la loyauté. On la croit aussi douée d’une vie propre et dotée du pouvoir de transmettre au chevalier son énergie afin d’abattre son adversaire.
La puissance symbolique de l’épée au Moyen Âge et les fantasmes qu’elle a suscités au cours des périodes suivantes ont profondément influencé notre vision de cette arme. Cette conférence proposera de se détourner de ces biais pour aborder l’épée médiévale dans sa matérialité. Une telle démarche débute par une étude archéologique des objets, détenteurs de nombreuses clés de compréhension des sociétés médiévales. Bien qu’ils en constituent les premiers témoins, ils ont paradoxalement trop longtemps été mis de côté dans les études à ce sujet. Aujourd’hui, la question de la matérialité de l’épée est également enrichie par les démarches de redécouverte et de reconstitution des techniques de combat. Si ces pratiques prennent racine dans nos connaissances sur la guerre au Moyen Âge, elles participent à leur tour à les éprouver et les renouveler.
Une meilleure étude de l’épée abordée en tant qu’objet nous conduira tout naturellement à analyser la figure du chevalier, elle aussi porteuse de fantasmes, que l’on pense si bien connaître, mais souvent de façon biaisée, empreinte de nombreuses idées préconçues. Nous partirons donc de certains stéréotypes courants, véhiculés par la culture populaire, afin de les déconstruire et d’analyser la réalité des combattants chevaleresques au Moyen Âge, dans leur environnement culturel et leur système de valeurs. Mieux comprendre l’arme médiévale par excellence nous permettra ainsi d’approcher avec un œil nouveau et de façon plus fidèle ceux qui l’ont portée et maniée, en explorant leurs gestes mais aussi leur mentalité.
Valentin Louineau
archéologue spécialiste du mobilier métallique, chercheur associé au CESCM
Loïs Forster
Docteur en histoire, fondateur de l’association Ad Honores
L’épée médiévale est bien plus qu’une arme. Elle représente le pouvoir et l’autorité. Elle incarne les idéaux de la chevalerie tels que la bravoure, l’honneur et la loyauté. On la croit aussi douée d’une vie propre et dotée du pouvoir de transmettre au chevalier son énergie afin d’abattre son adversaire.
La puissance symbolique de l’épée au Moyen Âge et les fantasmes qu’elle a suscités au cours des périodes suivantes ont profondément influencé notre vision de cette arme. Cette conférence proposera de se détourner de ces biais pour aborder l’épée médiévale dans sa matérialité. Une telle démarche débute par une étude archéologique des objets, détenteurs de nombreuses clés de compréhension des sociétés médiévales. Bien qu’ils en constituent les premiers témoins, ils ont paradoxalement trop longtemps été mis de côté dans les études à ce sujet. Aujourd’hui, la question de la matérialité de l’épée est également enrichie par les démarches de redécouverte et de reconstitution des techniques de combat. Si ces pratiques prennent racine dans nos connaissances sur la guerre au Moyen Âge, elles participent à leur tour à les éprouver et les renouveler.
Une meilleure étude de l’épée abordée en tant qu’objet nous conduira tout naturellement à analyser la figure du chevalier, elle aussi porteuse de fantasmes, que l’on pense si bien connaître, mais souvent de façon biaisée, empreinte de nombreuses idées préconçues. Nous partirons donc de certains stéréotypes courants, véhiculés par la culture populaire, afin de les déconstruire et d’analyser la réalité des combattants chevaleresques au Moyen Âge, dans leur environnement culturel et leur système de valeurs. Mieux comprendre l’arme médiévale par excellence nous permettra ainsi d’approcher avec un œil nouveau et de façon plus fidèle ceux qui l’ont portée et maniée, en explorant leurs gestes mais aussi leur mentalité.