Julie Garel-Grislin
Conservatrice, cheffe du service conservation et communication, département des Cartes et plans, BnF
Les cartes et leurs mondes
En savoir plus sur l’exposition Cartes imaginaires. Inventer des monde
Conservatrice, cheffe du service conservation et communication, département des Cartes et plans, BnF
Département des Cartes et plans, BnF
Directeur de recherche au CNRS, dirige l’équipe EHGO/UMR, Géographie-cités (CNRS/Paris I/Paris VII), Co-directeur de la rédaction de la revue Les Carnets du paysage
Professeure en littérature comparée, UFR Lettres et Arts, université d’Artois
Sorbonne université
Philosophe, commissaire d’expositions
Lazarus Project, université de Rochester, USA
L’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes est un voyage en quatre escales : des mondes inexplorés, où le fantastique accompagne l’inconnu, aux mondes légendaires longtemps tenus pour réels, en passant par les mondes littéraires, où les cartes donnent cohérence aux univers fictionnels. Elle s’achève avec des cartes poétiques et subjectives qui transforment la carte en langage artistique et introspectif. Le catalogue prolonge ce voyage en donnant voix aux commissaires et aux chercheurs pour en approfondir les enjeux. Cette manifestation inaugurale s’en fait l’écho.
L’exposition se déploie comme un voyage en quatre escales, chacune dévoilant une manière différente d’habiter l’imaginaire à travers la carte. Elle s’ouvre sur les mondes inexplorés. Aux confins du monde connu, les cartographes multiplient les créatures marines et les peuples fabuleux, révélant ainsi un rapport au monde où l’imaginaire n’est pas une altération du réel, mais l’une de ses modalités. L’imagination est à la fois un moteur de la connaissance et de l’action. La deuxième partie conduit le visiteur vers les mondes légendaires, territoires dont l’existence fut longtemps tenue pour plausible et localisée sur les cartes, comme l’Eldorado, Atlantide ou royaume du Prêtre Jean. Les cartes des mondes littéraires forment la troisième étape. Dans les récits romanesques, les terres fictionnelles acquièrent densité et cohérence à travers les cartes qui créent un effet de réel ou structurent un monde inventé de toutes pièces. Cartographier Narnia, la Terre du Milieu ou l’Île au Trésor, c’est offrir au lecteur un territoire à arpenter, une géographie qui prolonge l’expérience narrative et lui donne une matérialité crédible. Enfin, la dernière séquence interroge la carte comme langage et comme image. S’affranchissant de l’exactitude géographique, cette partie plonge le visiteur dans un monde de formes symboliques, de géométries inventées, de projections poétiques ou sentimentales. La carte devient métaphore, jeu ou exploration intérieure par des artistes contemporains qui réinventent et détournent ses codes. Le catalogue de l’exposition prolonge ce parcours. Après une intervention d’ouverture dans laquelle les commissaires expliqueront leur conception de l’exposition et leurs choix artistiques et scientifiques, les invités à cette table ronde, intervenants dans le catalogue, dialogueront avec les commissaires autour de leur manière de s’approprier et de restituer le propos de l’exposition.